mercredi 25 mai 2022
| Juridiction | Cour Administrative d'Appel de Nantes |
| Section | Cour Administrative d'Appel de Nantes |
| N° Dossier | CAA44-21NT00670 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SELARL VALADOU JOSSELIN & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 7 avril et 5 juin 2018, Mme B A a demandé au tribunal de Rennes d'annuler la décision du 12 avril 2018 par laquelle la présidente du conseil départemental du Finistère lui a refusé le bénéfice du versement de 25 points au titre de la nouvelle bonification indiciaire (NBI) et d'enjoindre le département du Finistère à lui verser un rappel de rémunération équivalent à 25 points de NBI à compter du 15 novembre 2013 et de procéder à la reconstitution de sa carrière.
Par un jugement n° 1802494 du 7 janvier 2021, le tribunal administratif de Rennes a annulé la décision du 12 avril 2018 par laquelle la présidente du conseil départemental du Finistère a refusé à Mme A le bénéfice de la NBI, enjoint à la présidente du conseil départemental du Finistère d'attribuer 25 point de NBI à Mme A, à effet rétroactif depuis qu'elle occupe le poste " responsable du pôle commande publique " tel que décrit dans la fiche de poste produite au dossier et d'effectuer les versements complémentaires de cotisations y afférentes dues à la CNRACL et au régime de retraite additionnelle de la fonction publique territoriale, avant de rejeter le surplus des conclusions de la requête.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 11 mars 2021, le conseil départemental du Finistère, représentée par Me Josselin, demande à la cour d'annuler le jugement n°1802494 du tribunal administratif de Rennes en date du 7 janvier 2021, de rejeter les prétentions de Mme A formulées en première instance et de mettre à la charge de Mme A la somme de 2000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 février 2022, Mme A, représentée par Me Le Cornec, conclut au rejet des conclusions de la requête et à ce que la somme de 2500 euros soit mise à la charge du conseil départemental du Finistère sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 14 mars 2022, le conseil départemental du Finistère, représenté par Me Josselin, indique se désister de l'instance.
Par un mémoire enregistré le 15 mars 2022, Mme A, représentée par Me Le Cornec, prend acte du désistement et maintient sa demande au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative en la portant à la somme de 4969,60 euros.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement () des cours peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements () 5°) Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 () ".
2. Le conseil départemental du Finistère a, par un acte enregistré le 14 mars 2022, déclaré se désister de sa requête. Ce désistement d'instance est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du conseil départemental du Finistère la somme de 1500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, dès lors que Mme A a été contrainte de constituer un avocat afin d'assurer sa défense en appel.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête du conseil départemental du Finistère.
Article 2 : Le conseil départemental du Finistère versera à Mme A la somme de 1500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de Mme A est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée au conseil départemental du Finistère et à Mme B A.
Fait à Nantes, le 25 mai 2022.
Le président,
O. GASPON
La République mande et ordonne au ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales en ce qui le concerne, et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026