lundi 29 janvier 2024
| Juridiction | Cour Administrative d'Appel de Nantes |
| Section | Cour Administrative d'Appel de Nantes |
| N° Dossier | CAA44-21NT03400 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SELARL CORNET VINCENT SEGUREL |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Mme A E a demandé au tribunal administratif de Rennes d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 25 septembre 2018 par lequel le maire de la commune de Larmor-Baden a délivré à M. et Mme C un permis de construire pour l'extension d'une maison d'habitation sur un terrain situé 24 sentier de la plage, ainsi que la décision implicite née le 21 janvier 2019 rejetant son recours gracieux.
Par un jugement n° 1901401 du 7 octobre 2021, le tribunal administratif de Rennes a partiellement annulé l'arrêté du 25 septembre 2018 par lequel le maire de Larmor-Baden a accordé un permis de construire n° PC 056 106 18 Y 0016, ainsi que la décision implicite portant rejet du recours gracieux, en tant seulement qu'ils permettent la destruction d'un mur de clôture et a rejeté le surplus des conclusions de la requête.
Procédure devant la cour :
Par une requête et des mémoires enregistrés les 6 décembre 2021, 8 avril 2022 et 12 mai 2022, Mme E, représentée par Me Riou et Me Prieur, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Rennes ;
2°) d'annuler l'arrêté du 25 septembre 2018 ;
3°) d'annuler l'arrêté du 12 avril 2022 accordant un permis de construire modificatif ;
4°) de mettre à la charge de la commune de Larmor-Baden la somme de 2 000 euros à verser à Mme E au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 17 décembre 2021 et le 9 juin 2022, M. et Mme C, représentés par Me Marchand, concluent au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de Mme E une somme de 2000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 18 février et 29 juin 2022, la commune de Larmor-Baden, représentée par Me Donias, conclut au rejet de la requête, à titre subsidiaire à ce qu'il soit fait application des articles L. 600-5 et L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, et à ce que soit mise à la charge de Mme E une somme de 2500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 novembre 2023, la commune de Larmor Baden, représentés par Me Donias, conclut au non-lieu à statuer sur la requête, par suite du retrait, par un arrêté en date du 15 novembre 2023, du permis de construire litigieux.
Par un mémoire, enregistré le 30 novembre 2023, Mme E, représentée par Me Riou et Me Prieur, conclut au non-lieu à statuer et informe la cour qu'elle renonce aux frais de procédure.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement () des cours peuvent, par ordonnance : 1°) Donner acte des désistements ; () 3°) Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () 5°) Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ".
2. Il ressort des pièces du dossier, que, par un arrêté du 15 novembre 2023, le maire de Larmor-Baden a prononcé le retrait du permis de construire litigieux délivré le 25 septembre 2018, ainsi que du permis de construire modificatif délivré le 12 avril 2022. Ce retrait est devenu définitif. Dès lors, les conclusions aux fins d'annulation de la requête sont devenues sans objet. Il n'y a plus lieu d'y statuer.
3. Par ailleurs, Mme E a déclaré renoncer à toute demande de condamnation au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il y a lieu de lui donner acte de ce désistement. Enfin, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions des autres parties présentées au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la requête de Mme E.
Article 2 : Il est donné acte à Mme E de son désistement de ses conclusions présentées au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Les conclusions présentées par la commune de Larmor-Baden et par M. et Mme C au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A E, à Mme D C et M. B C et à la commune de Larmor-Baden.
Copie en sera transmise, pour information, au préfet du Morbihan.
Fait à Nantes, le 29 janvier 2024
Le président
Sébastien DEGOMMIER
La République mande et ordonne au préfet du Morbihan, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N° 21NT3400
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026