LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA44-22NT04021

Cour Administrative d'Appel de Nantes — Décision N° CAA44-22NT04021

mardi 18 juin 2024

JuridictionCour Administrative d'Appel de Nantes
SectionCour Administrative d'Appel de Nantes
N° DossierCAA44-22NT04021
TypeDécision
Recoursexcès de pouvoir
PublicationC
Formation5ème chambre
Avocat requérantBOURGEOIS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

Sous le n° 2200290 M. E A et Mme B D ont demandé au tribunal administratif de Nantes d'annuler la décision du 9 décembre 2021 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours formé contre la décision du 31 août 2021 des autorités consulaires françaises à Oran (Algérie) refusant de délivrer à M. A un visa de court séjour afin de se marier en France.

Sous le n° 2206303 M. E A et Mme B D ont demandé au tribunal administratif de Nantes d'annuler la décision du 2 mai 2022 par laquelle le ministre de l'intérieur a réexaminé et rejeté la demande de visa de court séjour présentée par M. A afin de se marier en France.

Par un jugement n°S 2200290, 2206303 du 25 juillet 2022, le tribunal administratif de Nantes a rejeté la demande tendant à l'annulation de la décision du 9 décembre 2021 de la commission de recours et a constaté un non-lieu à statuer sur la demande d'annulation de la décision ministérielle du 2 mai 2022.

Procédure devant la cour :

Par une requête, enregistrée le 20 décembre 2022, M. E A et Mme B D, représentés par Me Bourgeois, demandent à la cour :

1°) de réformer ce jugement du 25 juillet 2022 du tribunal administratif de Nantes en tant qu'il a rejeté leur demande d'annulation de la décision de la commission de recours du 9 décembre 2021 ;

2°) d'annuler la décision du 9 décembre 2021 de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France ;

3°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de délivrer le visa sollicité dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'arrêt à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, subsidiairement, de réexaminer la demande de visa dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;

4°) de mettre à la charge de l'État le versement à leur conseil de la somme de 3 000 euros hors taxe sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Ils soutiennent que :

- la décision est entachée d'une erreur de droit et d'appréciation ; l'administration était tenue d'instruire la demande comme une demande de visa de long séjour ainsi qu'il résultait effectivement de la demande de M. A ;

- la décision est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que le détournement de l'objet du visa n'est pas établi ; il appartenait à la commission d'instruire la demande comme une demande de visa long séjour eu égard à l'intention matrimoniale et au projet d'établissement en France ; les stipulations de l'article 6-2 de l'accord franco-algérien devaient être prises en compte ;

- subsidiairement, si la demande de visa n'était pas requalifiée en demande de visa de long séjour, la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant au risque de détournement de l'objet du visa ; M. A présente des garanties suffisantes de retour, alors même qu'il n'est pas tenu par un tel retour eu égard à sa nationalité algérienne ; l'intention matrimoniale est établie ;

- la décision méconnait les stipulations de l'article 12 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation eu égard à l'atteinte portée à leur liberté à se marier, alors qu'ils sont dans l'impossibilité de le faire en Algérie ;

- la décision méconnait les stipulations des articles 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.

Par un mémoire en défense, enregistré le 3 mars 2023, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par M. A et Mme D ne sont pas fondés.

Mme D a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 20 octobre 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale des droits de l'enfant ;

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;

- la convention d'application de l'accord de Schengen, signée le 19 juin 1990 ;

- le règlement (CE) n° 2016/399 du Parlement européen et du Conseil du 9 mars 2016 concernant un code de l'Union relatif au régime de franchissement des frontières par les personnes (code frontières Schengen) ;

- le règlement (CE) n° 810/2009 du 13 juillet 2009 du Parlement européen et du Conseil établissant un code communautaire des visas ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Rivas a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. E A, ressortissant algérien né le 26 mai 1994, a sollicité auprès de l'autorité consulaire française à Alger la délivrance d'un visa de court séjour en vue de se marier avec une ressortissante française, Mme B D, née le 3 octobre 1974. Sa demande a été rejetée par l'autorité consulaire française à Alger le 31 août 2021. La commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a, par une décision du 9 décembre 2021, rejeté le recours formé contre cette décision de refus consulaire. Par une première demande présentée au tribunal administratif de Nantes, M. A et Mme D ont sollicité l'annulation de cette décision de la commission de recours. Par une ordonnance du 29 mars 2022, le juge des référés du tribunal administratif de Nantes a suspendu l'exécution de cette décision du 9 décembre 2021 et a enjoint au ministre de l'intérieur de procéder au réexamen de cette demande de visa. En exécution de cette ordonnance, le ministre de l'intérieur a procédé au réexamen de la demande de visa de M. A, qu'il a de nouveau rejetée par une décision du 2 mai 2022. Par une seconde demande, M. A et Mme D ont sollicité du même tribunal l'annulation de cette décision du ministre de l'intérieur. M. A et Mme D relèvent appel du jugement du tribunal administratif de Nantes du 25 juillet 2022 rejetant leur demande d'annulation de la décision du 9 décembre 2021 de la commission et constatant un non-lieu à statuer sur la demande d'annulation de la décision ministérielle du 2 mai 2022, uniquement en tant qu'il a rejeté leur demande d'annulation de la décision du 9 décembre 2021 de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France.

2. Il ressort des pièces du dossier que le refus de visa de court séjour opposé à M. A afin de venir se marier en France avec Mme D, ressortissante française, est fondé sur un risque de détournement de l'objet du visa à des fins migratoires faute pour l'intéressé de présenter des éléments présentant des garanties suffisantes de retour en Algérie.

3. En premier lieu, M. A soutient qu'alors même qu'il a présenté une demande de visa de court séjour afin de venir se marier en France, sa demande devait être analysée et instruite par les autorités françaises comme une demande de visa long séjour. Il résulte cependant des diverses pièces produites que l'intéressé a explicitement sollicité un visa de court séjour. Il a également produit à l'appui de sa demande de visa une attestation de retour en Algérie à l'issue de son mariage, ce qu'il a confirmé à l'appui de son recours formé devant la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, ainsi qu'un billet d'avion payé pour un retour prévu en Algérie le 10 octobre 2021. Pour sa part, Mme D a renseigné une attestation de prise en charge de M. A pour la période courant du 8 septembre au 9 octobre 2021. Par suite, c'est sans se méprendre sur la portée de la demande de visa de M. A que l'administration l'a examinée comme tendant à la délivrance d'un visa de court séjour afin de lui permettre de venir se marier en France.

4. En deuxième lieu, pour le motif retenu au point 4 du jugement attaqué, il y a lieu d'écarter le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations du 2) de l'article 6 de l'accord franco-algérien susvisé, que M. A et Mme D reprennent en appel sans nouvelles précisions.

5. En troisième lieu, aux termes de l'article 10 de la convention d'application de l'accord de Schengen : " 1. Il est institué un visa uniforme valable pour le territoire de l'ensemble des Parties contractantes. Ce visa () peut être délivré pour un séjour de trois mois au maximum () ". Aux termes de l'article 21 du règlement (CE) du 13 juillet 2009 du Parlement européen et du Conseil établissant un code communautaire des visas : " 1. Lors de l'examen d'une demande de visa uniforme, () une attention particulière est accordée à l'évaluation du risque d'immigration illégale () que présenterait le demandeur ainsi qu'à sa volonté de quitter le territoire des États membres avant la date d'expiration du visa demandé. ". Aux termes de l'article 32 du même règlement : " 1. () le visa est refusé : () / b) s'il existe des doutes raisonnables sur () la fiabilité des déclarations effectuées par le demandeur ou sur sa volonté de quitter le territoire des États membres avant l'expiration du visa demandé. () ". Aux termes de l'article 32 du même règlement : " 1. () le visa est refusé : () / b) s'il existe des doutes raisonnables sur () la fiabilité des déclarations effectuées par le demandeur ou sur sa volonté de quitter le territoire des États membres avant l'expiration du visa demandé. () ".

6. L'administration peut, indépendamment d'autres motifs de rejet tels que la menace pour l'ordre public, refuser la délivrance d'un visa, qu'il soit de court ou de long séjour, en cas de risque avéré de détournement de son objet, lorsqu'elle établit que le motif indiqué dans la demande ne correspond manifestement pas à la finalité réelle du séjour de l'étranger en France. Elle peut à ce titre opposer un refus à une demande de visa de court séjour en se fondant sur l'existence d'un risque avéré de détournement du visa à des fins migratoires.

7. Il ressort des pièces du dossier que M. A et Mme D se sont connus en Tunisie à l'occasion de séjours et voyages que cette dernière a effectués dans ce pays alors qu'elle était mariée à un ressortissant tunisien. Si les appelants font état d'une relation amoureuse qui aurait débuté en septembre 2019, date à laquelle Mme D s'est séparée de son conjoint, il résulte des pièces produites, notamment d'un message de Mme D sur un réseau social que cette relation s'est nouée et développée au moyen de contacts, fournis, sur des réseaux sociaux. Indépendamment même de la crise sanitaire internationale liée au Covid 19 et de sa profession d'infirmière en milieu hospitalier, Mme D ne s'est ensuite rendue qu'une fois en Algérie, du 2 au 25 novembre 2021, soit après la décision consulaire de refus de visa, où le couple se serait fiancé en présence de la famille de M. A. Par la suite, le couple ne s'est retrouvé qu'une fois, non pas en Algérie mais en Tunisie, à l'été 2022. Par ailleurs, il est établi que si M. A a déclaré être étudiant en droit en Algérie pour l'année 2020/2021, il a ensuite indiqué avoir " suspendu " ses études afin de pouvoir vivre à l'unisson de Mme D, et de l'ensemble sa famille, dont son plus jeune enfant issu de sa relation avec son dernier conjoint, au bénéfice d'échanges très réguliers par visioconférence. Dans ces conditions, eu égard à la nature du visa sollicité, aux conditions dans lesquelles s'est nouée la relation sentimentale à une période où les intéressés ne vivaient plus dans le même pays, à la circonstance qu'aucune rencontre du couple n'est intervenue avant la décision consulaire de refus de visa, nonobstant la crise sanitaire internationale et les contraintes liées au métier de Mme D, à la circonstance qu'à l'exception d'une partie de sa famille M. A ne dispose plus de liens le rattachant à l'Algérie, alors que plusieurs membres de cette même famille vivent en France, le risque de détournement de l'objet du visa à des fins migratoire est établi. Au vu des éléments qui précèdent, les appelants ne sont pas fondés à soutenir que la décision contestée méconnaitrait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni qu'elle serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de la situation familiale des intéressés compte-tenu des motifs qui la fondent.

8. En quatrième lieu, pour les motifs énoncés au point précédent, et alors qu'il est constant que le plus jeune fils de Mme D n'a jamais rencontré M. A et ne le connait qu'à l'occasion de contacts par caméra interposée organisés par sa mère, M. A et Mme D ne sont pas fondés à soutenir que la décision contestée méconnait les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.

9. En cinquième lieu, aux termes de l'article 12 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " A partir de l'âge nubile, l'homme et la femme ont le droit de se marier et de fonder une famille selon les lois nationales régissant l'exercice de ce droit. ".

10. Ainsi qu'il a été exposé au point 7 le motif opposé par la commission tiré du risque de détournement de l'objet du visa à des fins migratoire ne méconnait pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et n'est entaché ni d'une erreur de droit ni d'une erreur manifeste d'appréciation. Il n'est pas établi que le refus de visa litigieux ferait obstacle à leur projet de mariage. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 12 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales garantissant leur droit à se marier doit être écarté.

11. Il résulte de tout ce qui précède que M. A et Mme D ne sont pas fondés à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Nantes a rejeté leur demande. Par voie de conséquence, leurs conclusions à fin d'injonction sous astreinte, ainsi que celles tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A et de Mme D est rejetée.

Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. E A, à Mme B D et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Délibéré après l'audience du 30 mai 2024, à laquelle siégeaient :

- M. Degommier, président de chambre,

- M. Rivas, président assesseur,

- Mme Ody, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 juin 2024.

Le rapporteur,

C. RIVAS

Le président,

S. DEGOMMIER

Le greffier,

C. GOY

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

2

Décisions similaires

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

04/05/2026

CAA13excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532

La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".

04/05/2026

← Retour aux décisions