lundi 25 juillet 2022
| Juridiction | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| Section | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| N° Dossier | CAA69-22LY00224 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Avocat requérant | BORGES DE DEUS CORREIA |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure
M. B A a demandé au tribunal administratif de Grenoble d'annuler la décision implicite par laquelle le préfet de l'Isère a rejeté sa demande de renouvellement de titre de séjour, ainsi que les décisions orales du 18 février 2020 et implicites du même préfet rejetant sa demande de renouvellement de son récépissé de demande de carte de séjour.
Par une ordonnance n° 2006440 du 13 décembre 2021, le président de la 5ème chambre du tribunal administratif de Grenoble a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour
Par une requête enregistrée le 20 janvier 2022, M. A, représenté par Me Borges De Deus Correia, demande à la cour :
1°) d'annuler l'ordonnance du président de la 5ème chambre du tribunal administratif de Grenoble du 13 décembre 2021 ;
2°) d'ordonner le renvoi de l'affaire devant le tribunal administratif de Grenoble ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient le premier juge a commis une erreur de droit et manqué à son office, en prononçant un non-lieu à statuer sur l'ensemble des moyens et conclusions de sa requête.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-tunisien en matière de séjour et de travail du 17 mars 1988 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents des cours administratives d'appel () peuvent, () par ordonnance, rejeter (), après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () ".
2. M. A, ressortissant tunisien né le 16 octobre 1976, a sollicité le renouvellement de son titre de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale ". Par une décision implicite, le préfet de l'Isère a rejeté cette demande. Puis, postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet de l'Isère a délivré à M. A, le 4 novembre 2020, une carte de séjour temporaire valable du 14 septembre 2020 au 13 septembre 2021. M. A fait appel de l'ordonnance par laquelle le président de la 5ème chambre du tribunal administratif de Grenoble a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions de sa requête tendant à l'annulation de la décision implicite de refus de titre de séjour du préfet de l'Isère.
3. Ainsi qu'il a été rappelé au point précédent, il est constant que, par une décision du 4 novembre 2020, le préfet a délivré à M. A une carte de séjour temporaire valable un an. Cependant, l'intéressé fait valoir qu'il avait demandé au tribunal administratif de faire injonction au préfet de lui délivrer, à titre principal, une carte de résident de conjoint de Français. Or, la carte de séjour temporaire qui lui a été délivrée, postérieurement à l'introduction de sa requête, n'emporte pas les mêmes effets. Le requérant en conclut que le premier juge ne pouvait dès lors, sans manquer à son office, prononcer un non-lieu à statuer sur les conclusions de sa requête.
4. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que M. A a sollicité du préfet de l'Isère le renouvellement de son titre de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale ", valable un an, et non la délivrance d'une carte de résident de conjoint de Français. Il ne peut donc être contesté que l'intéressé s'est vu délivrer le titre de séjour qu'il avait lui-même demandé. Par suite, c'est à bon droit que le président de la 5ème chambre du tribunal administratif de Grenoble a jugé que les conclusions à fin d'annulation et d'injonction de la requête de M. A étaient devenues sans objet. Dès lors, le requérant n'est pas fondé à soutenir que c'est par une erreur de droit que le premier juge a prononcé un non-lieu à statuer sur l'ensemble des conclusions de sa requête.
5. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A est manifestement dépourvue de fondement. Dès lors, elle doit être rejetée, y compris en ses conclusions aux fins d'injonction et de mise à la charge de l'État des frais exposés et non compris dans les dépens.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera adressée au préfet de l'Isère.
Fait à Lyon, le 25 juillet 2022.
Le président,
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Le greffier,
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026