jeudi 4 avril 2024
| Juridiction | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| Section | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| N° Dossier | CAA69-23LY02711 |
| Type | Décision |
| Recours | plein contentieux |
| Formation | 4ème chambre - formation à 3 |
| Avocat requérant | TEILLOT & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure
Mme B A a demandé au tribunal administratif de Clermont-Ferrand d'annuler les arrêtés des 13 octobre 2017 et 18 avril 2018 par lesquels le préfet du Puy-de-Dôme, respectivement, déclaré d'utilité publique au profit de l'établissement public foncier syndicat mixte d'action foncière la constitution d'une réserve foncière en vue de l'extension de la station d'épuration d'Avigny implantée sur le territoire de la commune d'Antoingt, et déclaré cessibles les parcelles nécessaires à la réalisation du projet.
Par jugements n°s1801185 et 1702315 du 7 avril 2020 ce tribunal a rejeté ses demandes.
Procédures devant la cour
I. Par une requête enregistrée le 21 août 2020 sous le n° 20LY02431 Mme A, représentée par Me Marion, demande à la cour :
1°) d'annuler le jugement n° 1801185 et l'arrêté du 18 avril 2018 ;
2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761 1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'absence et l'inexactitude matérielle du document d'arpentage entache d'irrégularité l'arrêté de cessibilité ;
- l'illégalité de l'arrêté du 13 octobre 2017 prive de base légale l'arrêté de cessibilité.
Par mémoire enregistré le 7 janvier 2021, la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.
L'établissement public foncier syndicat mixte d'action foncière n'a pas produit de mémoire en défense.
II. Par une requête enregistrée le 21 août 2020 sous le n° 20LY02432 Mme A, représentée par Me Marion, demande à la cour :
1°) d'annuler le jugement n° 1702315 et l'arrêté du 13 octobre 2017 ;
2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761 1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le jugement est entaché d'omission à statuer sur le moyen tiré de l'absence d'information suffisante des conseillers municipaux ;
- le jugement est entaché d'insuffisance de motivation quant au moyen tiré du défaut d'utilité publique de l'opération ;
- il n'est pas établi que cette question figurait sur l'ordre du jour de la réunion du conseil municipal du 25 janvier 2014, de sorte qu'il n'a pas délibéré expressément sur le recours à l'expropriation ;
- la méconnaissance des dispositions des articles L. 2121-10 et L. 2121-11 du code général des collectivités territoriales entache d'illégalité les délibérations prises par le conseil municipal de la commune d'Antoingt les 25 janvier 2014 et 14 décembre 2015 ;
- l'avis du commissaire-enquêteur, qui n'a pas examiné l'ensemble de ses observations, n'est pas suffisamment motivé ;
- l'opération est dépourvue d'utilité publique ;
- l'arrêté contesté est entaché d'un détournement de pouvoir.
Le ministre de l'intérieur et l'établissement public foncier syndicat mixte d'action foncière n'ont pas produit de mémoire en défense.
Par un arrêt n° 20LY02431-20LY02432 du 23 juin 2022, la cour administrative de Lyon a rejeté les deux requêtes de Mme A.
Par une décision n° 466925 du 11 août 2023, le Conseil d'Etat a annulé cet arrêt et renvoyé l'affaire devant la cour.
Par mémoires enregistrés le 10 octobre 2023 et le 2 décembre 2023 (non communiqué), Mme A persiste dans ses conclusions en demandant le versement de la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient, en outre, que :
- une erreur matérielle entache le document d'arpentage du 4 janvier 2018 réalisé à la demande de l'expropriant, entachant d'illégalité l'arrêté de cessibilité du 18 avril 2018 ;
- il est porté une atteinte manifestement excessive à son droit de propriété entachant d'illégalité l'arrêté du 13 octobre 2017 portant déclaration d'utilité publique.
Par mémoire enregistré le 23 octobre 2023, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête par les mêmes moyens.
L'établissement public foncier syndicat mixte d'action foncière n'a pas produit de mémoire en défense.
La clôture d'instruction a été fixée au 12 décembre 2023, par une ordonnance du même jour en application des dispositions combinées des articles R. 613-1 et 611-11-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'expropriation pour cause d'utilité publique ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le décret n° 55-22 du 4 janvier 1955 ;
- le code de justice administrative ;
Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;
Après avoir entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Psilakis, rapporteure,
- et les conclusions de M. Savouré, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A a demandé au tribunal administratif de Clermont-Ferrand d'annuler les arrêtés des 13 octobre 2017 et 18 avril 2018 par lesquels le préfet du Puy-de-Dôme a déclaré d'utilité publique au profit de l'établissement public foncier syndicat mixte d'action foncière la constitution d'une réserve foncière pour l'extension de la station d'épuration dite d'Avigny et déclaré cessibles les parcelles cadastrées C 818 et C 821. Par jugements du 7 avril 2020 dont Mme A relève appel, le tribunal a rejeté ces demandes
2. Les requêtes visées ci-dessus présentent à juger les mêmes questions. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul arrêt.
Sur la régularité du jugement n° 1702315 :
3. Il ressort des motifs énoncés au point 3 du jugement n° 1702315 que le tribunal a suffisamment répondu au moyen tiré de ce que le conseil municipal d'Antoingt n'aurait pas délibéré sur le recours à l'expropriation en estimant, après avoir rappelé la teneur des délibérations des 25 janvier 2014 et 14 décembre 2015, que le moyen manquait en fait. Par ailleurs, il ressort des motifs énoncés aux points 10 à 12 du jugement attaqué que le tribunal a suffisamment répondu aux moyens tirés du défaut d'utilité publique de l'opération et du détournement de pouvoir en estimant, après avoir rappelé les caractéristiques du projet, que l'opération répond à une finalité d'intérêt général et, après les avoir identifiés, que les inconvénients que comporte l'opération n'apparaissent pas excessifs par rapport à l'intérêt général qu'elle présente. Mme A n'est ainsi pas fondée à soutenir que le jugement attaqué serait irrégulier.
Sur l'arrêté du 13 octobre 2017 (DUP) :
4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 2121-10 du code général des collectivités territoriales : " Toute convocation est faite par le maire. Elle indique les questions portées à l'ordre du jour () Elle est adressée par écrit, au domicile des conseillers municipaux () ou transmise de manière dématérialisée ". Aux termes de l'article L. 2121-11 du même code : " Dans les communes de moins de 3 500 habitants, la convocation est adressée trois jours francs au moins avant celui de la réunion () ".
5. Il ressort des pièces du dossier que par délibération du 25 janvier 2014, le conseil municipal d'Antoingt, qui compte moins de quatre cents habitants, a autorisé l'établissement public foncier syndicat mixte d'action foncière à demander au préfet du Puy-de-Dôme l'ouverture d'une procédure de déclaration d'utilité publique en vue d'obtenir, à son profit, l'expropriation des terrains nécessaires à l'extension de la station d'épuration d'Avigny. Le projet ayant évolué, portant la superficie des terrains à exproprier de 1 000 à 3 000 m2, le conseil municipal a adopté, le 14 décembre 2015, une seconde délibération aux mêmes fins que la précédente.
6. D'une part, Mme A ne peut utilement exciper de l'illégalité de la délibération du 25 janvier 2014 relative à un projet distinct de celui qui a été déclaré d'utilité publique par l'arrêté du 13 octobre 2017. D'autre part, comme il a été exposé au point précédent, les conseillers municipaux, convoqués le 7 décembre 2015 à la séance du 14 décembre 2015, ainsi qu'il ressort de l'extrait du registre des délibérations, dont les mentions font foi jusqu'à preuve du contraire, ont régulièrement délibéré sur le recours à l'expropriation.
7. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 112-19 du code de l'expropriation pour cause d'utilité publique : " Le commissaire enquêteur () examine les observations recueillies et entend toute personne qu'il lui paraît utile de consulter ainsi que l'expropriant, s'il en fait la demande () / Le commissaire enquêteur () rédige un rapport énonçant ses conclusions motivées, en précisant si elles sont favorables ou non à l'opération projetée () ".
8. Il ressort des pièces du dossier que le commissaire enquêteur, qui n'était pas tenu de répondre à chacune des observations présentées lors de l'enquête, a regroupé synthétiquement les quatorze observations qui lui étaient soumises, dont celles exprimées par Mme A, sur lesquelles il a présenté sa position avant d'émettre un avis suffisamment motivé au regard des observations recueillies. Ainsi, son avis satisfait aux exigences des dispositions citées au point 7.
9. En troisième lieu, il appartient au juge, lorsqu'il se prononce sur le caractère d'utilité publique d'une opération nécessitant l'expropriation d'immeubles, de contrôler successivement qu'elle répond à une finalité d'intérêt général, que l'expropriant n'était pas en mesure de réaliser l'opération dans des conditions équivalentes sans recourir à l'expropriation et, enfin, que les atteintes à la propriété privée, le coût financier et, le cas échéant, les inconvénients d'ordre social ou économique que comporte l'opération ne sont pas excessifs au regard de l'intérêt qu'elle présente.
10. L'arrêté litigieux vise à constituer une réserve foncière en vue de permettre l'agrandissement de la station d'épuration d'Avigny dont il ressort des pièces du dossier qu'elle a atteint sa capacité nominale de traitement et est régulièrement en surcharge hydraulique, avec un risque de diminution du rendement épuratoire et de rejets non traités en milieu naturel, dans le ruisseau du Lembronnet, dont la confluence avec l'Allier constitue un site de captage d'eau potable. Dans ces conditions, l'objectif d'intérêt général de la constitution de la réserve foncière est suffisamment établi, la réalité du projet d'extension de la station étant suffisamment avancé. Par ailleurs, la réalisation de l'extension ne pouvant se réaliser que sur des parcelles contiguës à l'installation existante et qui appartiennent à Mme A, celle-ci n'est pas fondée à soutenir que l'atteinte à sa propriété privée, qui est limitée à une emprise de 2 816 m2 sur une superficie totale de 13 329 m2 et qui ne conduira pas à l'enclavement de son fonds, serait excessif. Enfin, le coût de l'opération de portage, qui est intégré à celui de l'extension de la station chiffré globalement à la somme de 362 000 euros HT, dont 72 400 euros HT à la charge de la seule commune d'Antoingt, n'est pas excessif au regard de l'intérêt que présente l'opération. Mme A n'est donc pas fondée à soutenir que le projet en litige serait dépourvu d'utilité publique.
11. En quatrième lieu, le détournement de pouvoir allégué par Mme A n'est pas établi.
Sur l'arrêté du 18 avril 2018 :
12. Aux termes de l'article R. 132-1 du code de l'expropriation pour cause d'utilité publique : " () le préfet du département où sont situées les propriétés ou parties de propriétés dont la cession est nécessaire les déclare cessibles, par arrêté () ". Aux termes de l'article R. 132-2 du même code : " Les propriétés déclarées cessibles sont désignées conformément aux prescriptions de l'article 7 du décret n° 55-22 du 4 janvier 1955 () L'identité des propriétaires est précisée () ". Aux termes de l'article 7 du décret du 4 janvier 1955 portant réforme de la publicité foncière : " Tout acte ou décision judiciaire sujet à publicité dans un service chargé de la publicité foncière doit indiquer, pour chacun des immeubles qu'il concerne, la nature, la situation, la contenance et la désignation cadastrale (section, numéro du plan et lieu-dit). () / Lorsqu'il réalise ou constate une division de la propriété du sol entraînant changement de limite, l'acte ou la décision doit désigner l'immeuble tel qu'il existait avant la division et chacun des nouveaux immeubles résultant de cette division () / S'il s'agit d'immeubles situés dans les communes où le cadastre a été rénové, et faisant l'objet () d'un acte ou d'une décision judiciaire translatif, déclaratif (), la désignation est faite conformément à un extrait cadastral ayant moins de six mois de date au jour de la remise au service chargé de la publicité foncière, et, en cas de changement de limite, d'après les documents d'arpentage établis spécialement en vue de la conservation du cadastre. Cet extrait ou ces documents doivent être remis au service chargé de la publicité foncière à l'appui de la réquisition de la formalité ".
13. Il résulte des dispositions combinées citées au point précédent que lorsqu'un arrêté de cessibilité déclare cessibles des parties de parcelles, ce qui implique de modifier les limites des terrains concernés, un document d'arpentage doit être préalablement réalisé afin que l'arrêté de cessibilité désigne les parcelles concernées conformément à leur numérotation issue de ce document par le service de la publicité foncière. Le défaut d'accomplissement de cette obligation, qui constitue alors une garantie pour les propriétaires concernés par la procédure d'expropriation, entache d'irrégularité l'arrêté de cessibilité.
14. Il ressort des pièces du dossier que l'expropriant a fait réaliser, le 4 janvier 2018, un document d'arpentage désignant les parcelles concernées par l'expropriation soit une parcelle d'une superficie de 1 359 m2 issue de la parcelle cadastrée section C n° 702, et une parcelle d'une superficie de 1 457 m2 issue de la parcelle cadastrée section C n° 703, appartenant à Mme A. Le cadastre a, sur la base de ce document d'arpentage, désigné ces deux nouvelles parcelles comme les parcelles cadastrées C n° 818, pour celle issue de la parcelle cadastrée section C n° 702 et C n° 821, pour celle issue de la parcelle cadastrée section C n° 703. Mme A soutient que le document d'arpentage est entaché d'erreur matérielle dès lors que la parcelle nouvellement cadastrée section C n° 822 dont elle demeure propriétaire et qui est issue de la partition de la parcelle cadastrée section C n°703 aurait perdu 360 m² de superficie par rapport à un document d'arpentage réalisé en 1989. Toutefois, cette prétendue erreur matérielle est sans portée utile sur la régularité de l'arrêté attaqué, dès lors qu'elle concerne la parcelle demeurant la propriété de Mme A et que la parcelle cadastrée C n° 821, qui est seule déclarée cessible, est précisément identifiée dans l'arrêté de cessibilité par sa cote foncière déterminée par le service du cadastre et présente une superficie conforme à celle mentionnée au document d'arpentage établi le 4 janvier 2018.
15. Il résulte de ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Clermont-Ferrand a rejeté ses demandes.
Sur les frais d'instance :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit fait droit aux conclusions présentées sur leur fondement par Mme A, qui est partie perdante en appel.
DÉCIDE :
Article 1er : Les requêtes de Mme A sont rejetées.
Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à Mme B A, au ministre de l'intérieur et des outre-mer et à l'établissement public foncier syndicat mixte d'action foncière. Copie en sera adressée au préfet du Puy-de-Dôme.
Délibéré après l'audience du 14 mars 2024 à laquelle siégeaient :
M. Philippe Arbarétaz, président,
Mme Aline Evrard, présidente assesseure,
Mme Christine Psilakis, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 avril 2024.
La rapporteure,
Ch. Psilakis
Le président,
Ph. Arbarétaz
La greffière,
F. Faure
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276
La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02403
La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01426
Cette décision de la Cour administrative d'appel de Marseille concerne le non-renouvellement du contrat d'une assistante d'éducation par le collège des Hautes Vallées. La cour rejette la requête de Mme A... qui contestait ce non-renouvellement. Elle juge que l'absence d'entretien préalable, prévu par l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, ne constitue pas une garantie dont la privation entraîne automatiquement l'annulation de la décision, sauf en cas de caractère disciplinaire, ce qui n'était pas le cas. La cour confirme ainsi le jugement du tribunal administratif de Marseille.
04/05/2026