LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA69-25LY00768

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — Décision N° CAA69-25LY00768

vendredi 16 mai 2025

JuridictionCOUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON
SectionCOUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON
N° DossierCAA69-25LY00768
TypeOrdonnance
Recoursplein contentieux
PublicationC
FormationJuge des référés
Avocat requérantSARL LE PRADO - GILBERT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure

M. A B, représenté par Me Bourgin, a demandé au tribunal administratif de Grenoble de condamner le service départemental d'incendie et de secours de l'Isère à l'indemniser des préjudices résultant d'un refus réitéré de prise en charge par le service départemental d'incendie et de secours de l'Isère et de manipulations inadaptées et dangereuses vers 1 heure du matin le 26 mai 2022 à Grenoble, d'ordonner une expertise confiée à un collège d'experts neurologue, ergothérapeute et architecte, pour évaluer les préjudices qu'il a subis, de lui allouer une somme de 5 000 euros à titre de provision ad litem, afin de lui permettre d'être assisté d'un médecin conseil, d'un conseil ergothérapeute et d'un conseil architecte lors des opérations d'expertise, de condamner le service départemental d'incendie et de secours de l'Isère à lui verser une provision de 1 000 000 d'euros à valoir sur son préjudice, outre une somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par une ordonnance n° 2409353 du 3 mars 2025, le juge des référés du tribunal administratif de Grenoble a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour

Par une requête, enregistrée le 19 mars 2025, M. B, représenté par la SELEURL Edouard Bourgin agissant par Me Bourgin, demande à la cour :

1°) à titre principal, d'annuler l'ordonnance n° 2409353 du 3 mars 2025 du juge des référés du tribunal administratif de Grenoble et de renvoyer l'affaire au tribunal administratif de Grenoble afin qu'elle soit jugée ;

2°) à titre subsidiaire, de constater qu'il ne s'oppose pas à la mise en cause des services de police et de faire droit aux conclusions de sa demande ;

3°) à titre infiniment subsidiaire, de donner mission aux experts de statuer sur la responsabilité et de déterminer avec exactitude le moment où il est devenu tétraplégique et si la faute du service départemental d'incendie et de secours ou de la police a participé à son dommage.

Il soutient que :

- il a saisi le tribunal administratif de Grenoble d'une requête au fond qui a été enregistrée par erreur sous la forme d'un référé et traitée comme telle malgré un mémoire du 14 février 2025 informant le tribunal de cette erreur d'enregistrement ;

- la décision rendue par le juge des référés doit en conséquence être annulée et l'affaire être renvoyée au tribunal administratif de Grenoble afin d'être jugée ;

- le juge des référés du tribunal administratif de Grenoble a dénaturé ses écritures en indiquant qu'il ne souhaitait pas donner d'éléments médicaux à la partie adverse, alors qu'il ne faisait que rappeler le contenu du secret médical sans s'opposer à la communication de son dossier médical dans le cadre des opérations d'expertise ;

- la responsabilité du service départemental d'incendie et de secours est engagée à raison de deux refus de prise en charge et de manipulations fautives à l'origine de la tétraplégie dont il souffre et la cour pourra lui allouer une provision ;

- le juge des référés a également dénaturé les faits en indiquant qu'une expertise était en cours devant la juridiction judiciaire ce qui n'est pas le cas ;

- une expertise est nécessaire à l'évaluation de ses préjudices et à la détermination de leur origine et il ne s'oppose pas à la mise en cause des services de police, telle qu'elle est demandée par le service départemental d'incendie et de secours ;

- il est fondé à solliciter une provision de 1 000 000 d'euros à valoir sur l'indemnisation de son préjudice.

Par un mémoire, enregistré le 10 avril 2025, le service départemental d'incendie et de secours de l'Isère, représenté par le cabinet Le Prado et Gilbert, conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- un juge des référés n'a pas le pouvoir de saisir par renvoi un juge du fond que le requérant peut saisir lui-même ;

- le juge des référés de la cour n'a pas le pouvoir de renvoyer la demande au juge du fond ;

- l'obligation d'indemnisation dont se prévaut M. B est sérieusement contestable, raison pour laquelle il demande une expertise ;

- la demande d'expertise formulée par M. B apparaît frustratoire dès lors qu'il n'a pas saisi le juge du fond, qu'une demande en ce sens a été formulée devant la juridiction judiciaire et qu'aucun fait générateur sérieusement identifié ne peut être à l'origine des dommages dont il demande réparation.

La requête a été communiquée aux caisses primaires d'assurance maladie de l'Isère et du Rhône qui n'ont pas présenté d'observations.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de la santé publique ;

- le code de la sécurité sociale ;

- le code de justice administrative ;

Vu les décisions du 2 septembre 2024 par lesquelles le président de la cour administrative d'appel de Lyon a désigné M. François Pourny, président de chambre, en qualité de juge des référés et en qualité de magistrat délégué pour exercer la fonction définie à l'article R. 351-3 du code de justice administrative ;

Considérant ce qui suit :

1. M. A B a demandé au tribunal administratif de Grenoble de condamner le service départemental d'incendie et de secours de l'Isère à l'indemniser de préjudices qu'il estime imputables à un refus réitéré de prise en charge et à des manipulations inadaptées par des agents de ce service, d'ordonner une expertise pour la détermination et l'évaluation de ces préjudices, de lui allouer une somme de 5 000 euros à titre de provision ad litem, afin de lui permettre d'être assisté d'un médecin conseil, d'un conseil ergothérapeute et d'un conseil architecte lors des opérations d'expertise, de condamner le service départemental d'incendie et de secours de l'Isère à lui verser une provision de 1 000 000 d'euros à valoir sur son préjudice, outre une somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Le juge des référés du tribunal administratif de Grenoble, statuant sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B par l'ordonnance n° 2409353 du 3 mars 2025 dont celui-ci interjette appel.

2. Aux termes de l'article R. 541-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, même en l'absence d'une demande au fond, accorder une provision au créancier qui l'a saisi lorsque l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable. Il peut, même d'office, subordonner le versement de la provision à la constitution d'une garantie ". Il résulte des dispositions de l'article R. 541-3 de ce code que les ordonnances rendues par le président du tribunal administratif ou son délégué, sur le fondement de l'article R. 541-1, sont susceptibles d'appel devant la cour administrative d'appel dans la quinzaine de leur notification, le juge des référés de la cour étant compétent pour en connaître en application des dispositions de l'article R. 555-1 dudit code.

Sur la régularité de l'ordonnance attaquée :

3. Par son mémoire introductif d'instance, enregistré le 29 novembre 2024, M. B a demandé au tribunal administratif de Grenoble de condamner le service départemental d'incendie et de secours de l'Isère à l'indemniser de ses entiers préjudices, d'ordonner une expertise médicale pour évaluer ses besoins, de condamner le service départemental d'incendie et de secours de l'Isère à lui verser une provision ad litem de 5 000 euros et une provision de 1 000 000 d'euros à valoir sur ses préjudices et de mettre les dépens et une somme de 5 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative à la charge du service départemental d'incendie et de secours de l'Isère. Cette demande, adressée au tribunal administratif et non au juge des référés de ce tribunal, ne mentionnait pas l'article R. 541-1 du code de justice administrative, relatif au référé provision, ou l'article R. 532-1 du même code, relatif au référé instruction, mais elle a néanmoins été enregistrée en tant que requête en référé. M. B a alors maintenu ses conclusions, par un mémoire complémentaire, enregistré le 14 février 2025 et non visé dans l'ordonnance litigieuse, en indiquant expressément qu'il avait " saisi le tribunal administratif d'une requête au fond " et que c'était à tort que son " dossier a été enregistré par erreur sous la forme d'un référé puisque M. B sollicitait la condamnation du SDIS à prendre en charge ses dommages et sollicitait avant dire droit une expertise sur la responsabilité et les préjudices ". Dès lors, les écritures n'étant pas adressées au juge des référés et ne mentionnant ni l'article R. 541-1 du code de justice administrative, ni l'article R. 532-1 du même code, M. B est fondé à soutenir que c'est à tort que par l'ordonnance attaquée, le juge des référés du tribunal administratif de Grenoble s'est estimé saisi d'un litige relevant de sa compétence. L'ordonnance litigieuse est par suite irrégulière et elle doit être annulée.

4. Il résulte de ce qui précède que le juge des référés de la cour est également incompétent pour connaître des conclusions de la demande de M. B mais, en dehors des cas prévus à l'article R. 522-8-1 du code de justice administrative, concernant les référés relevant du titre II du livre V du code de justice administrative, lorsque le juge des référés n'est pas compétent pour connaître de conclusions relevant de la compétence de la juridiction administrative, il lui appartient, lorsqu'il est saisi de telles conclusions, non d'en prononcer le rejet mais de les transmettre au tribunal compétent et, contrairement à ce que soutient le service départemental d'incendie et de secours, aucune disposition ne fait obstacle à ce qu'un juge des référés, ayant au surplus reçu délégation pour exercer la fonction définie à l'article R. 351-3 du code de justice administrative, procède directement au renvoi d'un dossier devant le tribunal administratif compétent pour en connaître afin qu'il y soit statué au fond. Par suite, il y a lieu de renvoyer le jugement des conclusions de la demande de M. B au tribunal administratif de Grenoble.

ORDONNE :

Article 1er : L'ordonnance n° 2409353 du 3 mars 2025 du juge des référés du tribunal administratif de Grenoble est annulée.

Article 2 : L'affaire est renvoyée au tribunal administratif de Grenoble.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B, au service départemental d'incendie et de secours de l'Isère et aux caisses primaires d'assurance maladie de l'Isère et du Rhône.

Fait à Lyon, le 16 mai 2025.

Le président de la sixième chambre,

juge des référés

François Pourny

La République mande et ordonne au ministre chargé de la santé et de l'accès aux soins en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

La greffière,

Décisions similaires

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 516229

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.

01/06/2026

CAA78plein contentieux

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336

La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

← Retour aux décisions