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AccueilJurisprudence administrativeN° CAA75-23PA00975

Cour administrative d'appel de Paris — Décision N° CAA75-23PA00975

vendredi 26 mai 2023

JuridictionCour administrative d'appel de Paris
SectionCour administrative d'appel de Paris
N° DossierCAA75-23PA00975
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
Avocat requérantSOW

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

Mme A C B a demandé au tribunal administratif de Paris d'annuler l'arrêté du 10 mai 2022 par lequel le préfet de police a refusé de lui délivrer un titre de séjour.

Par un jugement n° 2212277 du 9 février 2023, le tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande.

Procédure devant la Cour :

Par une requête, enregistrée le 8 mars 2023, Mme C B, représentée par Me Sow, demande à la Cour :

1°) d'annuler le jugement n° 2212277 du 9 février 2023 rendu par le tribunal administratif de Paris ;

2°) d'annuler l'arrêté du 10 mai 2022 par lequel le préfet de police a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;

3°) à titre principal, d'enjoindre au préfet de police de lui délivrer un certificat de résidence algérien, portant la mention " vie privée ou familiale " ou " salarié " dans le délai de quinze jours à compter de la notification de l'arrêt à intervenir ; à titre subsidiaire, d'enjoindre au préfet de police de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la décision attaquée est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 6-1 et 7b de l'accord franco-algérien ;

- elle méconnaît les dispositions relatives à l'admission exceptionnelle au séjour ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C B, ressortissante algérienne, née le 15 novembre 1986, est entrée en France le 15 novembre 2010 sous couvert d'un visa court séjour. Elle a sollicité la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des stipulations des articles 6-1 et 7 b de

l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié. Par un arrêté du 10 mai 2022, le préfet de police a refusé de lui délivrer le titre de séjour sollicité. Mme C B interjette appel du jugement du 9 février 2023 par lequel le tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande tendant à l'annulation de cet arrêté.

2. Aux termes des dispositions de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, applicables à l'introduction de l'instance d'appel en vertu des dispositions de l'article

R. 811-13 du même code : " La requête () contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. / L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours ". En vertu de ces dispositions, la requête doit, à peine d'irrecevabilité, contenir l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement () des cours () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ".

3. La requête dont Mme C B a saisi la Cour se borne à reproduire intégralement et exclusivement l'exposé des faits et moyens figurant dans son mémoire de première instance, dont elle ne diffère que par son intitulé, par une référence au jugement attaqué à la fin de l'exposé des faits et de chaque moyen et par la présentation à la Cour de conclusions tendant à l'annulation de ce jugement.

4. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme C B, en ce qu'elle tend à l'annulation du jugement du 9 février 2023 et de l'arrêté du 10 mai 2022, ne satisfait pas aux exigences de motivation résultant des dispositions précitées. Elle doit dont être rejetée dans l'ensemble de ses conclusions sur le fondement des dispositions citées du code de justice administrative, y compris celles aux fins d'injonction et celles relatives aux frais de l'instance.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme C B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A C B.

Copie en sera adressée au préfet de police.

Fait à Paris, le 26 mai 2023

Le président de la 9ème chambre,

S. CARRERE

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.0

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