jeudi 7 novembre 2024
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Paris |
| Section | Cour administrative d'appel de Paris |
| N° Dossier | CAA75-23PA03568 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | GARDES |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. B A a demandé au Tribunal administratif de Paris de prononcer l'annulation de l'arrêté du 21 avril 2023 par lequel le préfet de police lui a fait obligation de quitter le territoire français et a fixé le pays de renvoi.
Par un jugement n° 2310940/8 du 7 juillet 2023, le magistrat désigné par le président de ce tribunal a prononcé l'annulation de la décision fixant le pays de renvoi, mis à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et rejeté le surplus des conclusions de sa requête.
Procédure devant la Cour :
Par une requête enregistrée le 4 août 2023, le préfet de police demande à la Cour :
1°) d'annuler ce jugement du 7 juillet 2023 en tant qu'il prononce l'annulation de sa décision, contenue dans l'arrêté du 21 avril 2023, fixant le pays de renvoi de M. B A ;
2°) de rejeter la requête présentée par M. A devant le Tribunal administratif de Paris.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 février 2024, M. A, représenté par Me Gardes, conclut au rejet de la requête, à l'annulation de l'arrêté préfectoral du 21 avril 2023 et à ce qu'une somme de 1 500 euros soit mise à la charge de l'Etat sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Par courrier enregistré le 20 septembre 2024, le préfet de police, prenant acte que l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a, par décision du 11 avril 2024, reconnu la qualité de réfugié à M. A, se désiste de sa requête d'appel.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Par une décision du 30 novembre 2023 du bureau d'aide juridictionnelle près le Tribunal judiciaire de Paris, M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Considérant ce qui suit :
Sur le désistement de l'appelant :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux administratifs et des cours () peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements () ".
2. Le désistement d'instance susvisé du préfet de police est pur et simple. Dès lors, rien ne fait obstacle à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les conclusions d'appel incident :
3. Il ressort des pièces du dossier qu'en exécution de la décision du 11 avril 2024 par laquelle l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a reconnu à M. A la qualité de réfugié, le préfet de police a délivré à l'intéressé une attestation constatant la reconnaissance d'une protection internationale valable du 16 avril 2024 au 15 janvier 2025. Par suite, les conclusions incidentes formulées par M. A tendant à l'annulation de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire sont, en tout état de cause, devenues sans objet, de sorte qu'il n'y a plus lieu d'y statuer.
Sur les frais de procès :
4. M. A ayant été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale, son conseil peut se prévaloir des dispositions des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros à verser au conseil de M. A, Me Gardes, sous réserve que ce dernier renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
O R D O N N E
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance du préfet de police.
Article 2 : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de M. A présentées par la voie de l'appel incident.
Article 3 : L'Etat versera à Me Gardes, conseil de M. A, une somme de 1 000 euros au titre des dispositions des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée au ministre de l'intérieur, au préfet de police, à M. B A et à Me Gardes.
Fait à Paris, le 7 novembre 2024
Le président de la 7ème chambre,
B. AUVRAY
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026