vendredi 25 février 2022
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 453419 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2022:453419.20220225 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 5ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP L. POULET-ODENT |
Vu la procédure suivante :
M. C B, M. A D et M. E D ont demandé au tribunal administratif de Cergy-Pontoise d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 10 septembre 2019 par lequel le maire de la commune de Suresnes a délivré à la société Lymo un permis de démolir une maison d'habitation et de construire un immeuble de neuf logements, la décision du 8 janvier 2020 portant rejet de leur recours gracieux contre cet arrêté, et l'arrêté du 12 mars 2020 par lequel un permis de construire modificatif a été octroyé à la société Lymo. Par un jugement n° 2002811, 2005682 du 9 avril 2021, le tribunal administratif a rejeté leur demande.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 8 juin et 30 août 2021 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. B et autres demandent au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Suresnes la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Ségolène Cavaliere, maître des requêtes en service extraordinaire,
- les conclusions de Mme Cécile Barrois de Sarigny, rapporteure publique.
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Melka-Prigent-Drusch, avocat de M. B, de M. A D et de Mme E D.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation du jugement du tribunal administratif de Cergy-Pontoise qu'ils attaquent, M. B et autres soutiennent que le tribunal administratif a entaché ce jugement :
- de dénaturation des faits et des pièces du dossier en ce qu'il retient que le projet est conforme aux exigences de sécurité fixées par les articles UD3 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) de la commune de Suresnes et R. 111-2 du code de l'urbanisme ;
- d'inexacte qualification juridique des faits en ce qu'il estime que l'espace de stationnement couvert du projet est une annexe au sens de l'article 7 UD du règlement du PLU ;
- d'erreur de droit en ce qu'il juge que les dispositions de l'article 7 UD précitées relatives au retrait en limites séparatives ne s'appliquent pas aux constructions n'ayant pas le caractère de bâtiment doté de façades et de dénaturation des faits et des pièces du dossier en ce qu'il estime que l'espace de stationnement couvert du projet litigieux est dépourvu de façades ;
- d'erreur de droit en ce qu'il juge que le garde-corps entourant la dalle de stationnement n'est pas constitutif d'un volume bâti en application de l'article 9 UD du règlement du PLU et de dénaturation des faits et des pièces du dossier en ce qu'il estime que la dalle de stationnement ne s'élève pas à plus de 60 centimètres au-dessus du terrain naturel ;
- de méprise quant à la portée de leurs écritures en ce qu'il retient qu'ils se sont bornés à constater que la construction litigieuse dépassait la hauteur maximale à compter du terrain fini et non du terrain naturel.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de M. B et autres n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. C B, premier requérant dénommé.
Copie en sera adressée à la commune de Suresnes et à la société Lymo.453419
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026