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AccueilJurisprudence administrativeN° 454073

Conseil d'État — Décision N° 454073

mercredi 10 août 2022

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier454073
ECLIECLI:FR:CECHS:2022:454073.20220810
TypeOrdonnance
RecoursExécution
PublicationZ
Formation1ère chambre
Avocat requérantSUARES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

L'association syndicale libre Giroval Sud a demandé au tribunal administratif de Nice d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 26 octobre 2012 par lequel le maire de Roquefort-les-Pins s'est opposé à la déclaration préalable qu'elle avait déposée le 1er août 2012 et complétée le 10 septembre 2012 en vue de l'installation de deux portails destinés à fermer le lotissement qu'elle gère. Par un jugement n° 1301249 du 15 juin 2017, le tribunal administratif de Nice a fait droit à cette demande.

Par un arrêt n° 17MA03552 du 6 juin 2019, la cour administrative d'appel de Marseille a rejeté l'appel formé par la commune de Roquefort-les-Pins contre ce jugement et enjoint au maire de la commune de prendre une décision de non-opposition à déclaration préalable dans un délai de deux mois à compter de la notification de son arrêt.

Par une décision n° 433370 du 16 novembre 2020, le Conseil d'Etat, statuant au contentieux, a annulé cet arrêt en tant qu'il enjoignait au maire de prendre une décision de non-opposition à déclaration préalable et a enjoint au maire de réexaminer la déclaration préalable de l'association syndicale libre Giroval Sud dans un délai de deux mois à compter de la notification de sa décision.

Par un arrêté du 25 février 2021, le maire de Roquefort-les-Pins a décidé de ne pas s'opposer à la déclaration préalable de l'association syndicale libre Giroval Sud sous réserve des prescriptions fixées à ses articles 2 et 3.

Par un jugement n° 2102109 du 26 janvier 2022, le tribunal administratif de Nice a annulé les articles 2 et 3 de l'arrêté du 25 février 2021 du maire de Roquefort-les-Pins assortissant de réserves la décision de non-opposition et rejeté le surplus des conclusions de la demande de l'association syndicale libre Giroval Sud.

Procédure devant le Conseil d'Etat :

Par une demande, enregistrée le 15 février 2021 au secrétariat de la section du rapport et des études du Conseil d'Etat, l'association syndicale libre Giroval Sud demande au Conseil d'Etat d'enjoindre au maire de Roquefort-le-Pins de prendre les mesures qu'implique l'exécution de sa décision n° 433370 du 16 novembre 2020.

Il soutient que le maire de Roquefort-les-Pins n'a pas exécuté la décision du Conseil d'Etat.

La section du rapport et des études du Conseil d'Etat a exécuté les diligences qui lui incombent en application de l'article L. 931-4 du code de justice administrative et la présidente de cette section a transmis la demande d'exécution au président de la section du contentieux.

Par une ordonnance n° 454073 du 12 juillet 2021, le président de la section du contentieux du Conseil d'Etat a décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle.

La note que la présidente de la section du rapport et des études a adressée au président de la section du contentieux a été communiquée aux parties en application des dispositions de l'article R. 931-5 du code de justice administrative.

L'association syndicale libre Giroval Sud a présenté des observations, enregistrées le 3 novembre 2021.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative ;

Considérant ce qui suit :

1. L'article R. 122-12 du code de justice administrative dispose qu'au Conseil d'Etat : " () les présidents de chambre peuvent, par ordonnance : / () 3° constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ".

2. Il résulte de l'instruction que, par un arrêté du 26 octobre 2012, le maire de Roquefort-les-Pins s'est opposé à la déclaration préalable déposée le 1er août 2012 par l'association syndicale libre Giroval Sud et complétée le 10 septembre 2012 en vue de l'installation de deux portails destinés à fermer le lotissement qu'elle gère. Par un jugement du 15 juin 2017, le tribunal administratif de Nice a annulé cet arrêté. Par une décision n° 433370 du 16 novembre 2021, le Conseil d'Etat, statuant au contentieux, saisi du pourvoi de la commune de Roquefort-les-Bains contre l'arrêt du 6 juin 2019 de la cour administrative d'appel de Marseille ayant rejeté son appel et enjoint au maire de prendre une décision de non-opposition à cette déclaration préalable dans un délai de deux mois à compter de la notification de l'arrêt, a fait droit à ce pourvoi en tant seulement qu'il portait sur l'injonction prononcée par la cour et, réglant l'affaire au fond dans cette mesure, a enjoint au maire de réexaminer la déclaration préalable de travaux dans un délai de deux mois à compter de la notification de sa décision.

3. Par un arrêté du 25 février 2020, le maire de Roquefort-les-Pins, réexaminant la déclaration préalable de l'association syndicale libre Giroval Sud, a décidé de ne pas s'y opposer, en prescrivant toutefois à l'association, par les articles 2 et 3 de son arrêté, de déposer les bacs, sacs ou encombrants en un lieu accessible pour leur collecte par les camions en limite du domaine public et de réaliser une aire de présentation accessible à ces véhicules et suffisamment dimensionnée pour pouvoir accueillir des bacs destinés à la présentation des déchets. Les articles 2 et 3 de cet arrêté ont été annulés par un jugement n° 2102109 du 26 janvier 2022, devenu définitif, du tribunal administratif de Nice.

4. Dès lors, la décision n° 433370 du 16 novembre 2020 par laquelle le Conseil d'Etat, statuant au contentieux, a enjoint au maire de Roquefort-les-Pins de réexaminer la déclaration préalable de travaux dans un délai de deux mois étant exécutée, la demande de l'association syndicale libre Giroval Sud tendant à ce que le Conseil d'Etat prescrive les mesures qu'implique l'exécution de cette décision sont devenues sans objet. Il n'y a, par suite, plus lieu d'y statuer.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande de l'association syndicale libre Giroval Sud.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à l'association syndicale libre Giroval Sud.

Copie en sera adressée à la commune de Roquefort-les-Pins et à la section du rapport et des études.

Fait à Paris, le 10 août 202La présidente :

Gaëlle Dumortier

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour la secrétaire du contentieux, par délégation : Hervé Herber

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