mardi 31 mai 2022
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 455165 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2022:455165.20220531 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 5ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SARL DELVOLVE ET TRICHET |
Vu la procédure suivante :
Mme A B a demandé au tribunal administratif de Besançon d'annuler le compte rendu d'évaluation du 17 décembre 2014, la décision du 17 décembre 2014 par laquelle la directrice générale de l'agence régionale de santé (ARS) Rhône-Alpes lui a attribué la part résultats de la prime de fonctions et de résultats (PFR) au titre de la période du 1er janvier au 12 novembre 2014, la décision du 14 avril 2016 par laquelle la directrice de l'ARS Rhône-Alpes a modifié l'appréciation générale du compte rendu d'évaluation du 17 décembre 2014 et rejeté son recours gracieux dirigé contre la décision du 17 décembre 2014 fixant la " part résultats " de la PFR, l'arrêté du 25 mars 2016 par lequel la directrice générale du Centre national de gestion (CNG) lui a attribué la somme de 14 670,93 euros au titre de la part résultats de la PFR pour l'année 2015, la décision rejetant implicitement son recours gracieux du 26 mai 2016, l'arrêté du 21 octobre 2016 par lequel la directrice générale du CNG lui a attribué la somme de 22 030,93 euros au titre de la part résultats de la PFR pour l'année 2015, l'arrêté du CNG du 21 octobre 2016 en tant qu'il lui attribue seulement un solde de 981,33 euros au titre la part résultats de la PFR pour la période du 13 novembre au 31 décembre 2014 et enfin de condamner l'Etat, l'ARS Rhône-Alpes et le CNG à lui verser la somme de 220 116 euros en réparation de l'ensemble des préjudices qu'elle estime avoir subis à la suite de la perte de son emploi de directrice du centre hospitalier de Roanne. Par un jugement nos 1602033, 1601790, 1700182, 1700183 et 1700184 du 2 juillet 2019, le tribunal administratif de Besançon a rejeté ses demandes.
Par un arrêt n° 19NC02736 du 1er juin 2021, la cour administrative d'appel de Nancy a, sur appel de Mme B, annulé ce jugement en tant qu'il statue sur les quatre premières demandes, les a rejetées et a rejeté le surplus des conclusions d'appel de Mme B.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 2 août et 2 novembre 2021 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, Mme B demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt en tant qu'il rejette ses demandes de première instance et le surplus de ses conclusions d'appel ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à son appel ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat, de l'ARS Rhône-Alpes Auvergne et du CNG la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 ;
- le décret n° 2005-921 du 2 août 2005 ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Olivier Rousselle, conseiller d'Etat,
- les conclusions de M. Florian Roussel, rapporteur public.
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SARL Delvolvé et Trichet, avocat de Mme B.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt de la cour administrative d'appel de Nancy qu'elle attaque, Mme B soutient qu'il est entaché :
- d'irrégularité, en raison de ce que le sens des conclusions du rapporteur public n'a pas été mis en ligne dans un délai raisonnable avant l'audience et ne comportait pas de mentions suffisantes ;
- d'erreur de droit et de dénaturation des pièces du dossier en ce qu'il juge que l'absence d'avis du président du conseil d'administration du centre hospitalier ne l'a privée d'aucune garantie ;
- de dénaturation des pièces du dossier en ce qu'il estime que l'augmentation d'un dizième de point du coefficient de la part " résultats " de la prime qui lui a été attribuée pour l'année 2014 n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
- d'inexacte qualification juridique des faits en ce qu'il juge que la directrice générale de l'agence régionale de santé n'a pas commis de faute de nature à engager la responsabilité de l'administration en procédant à son évaluation professionnelle au titre de l'année 2014 ;
- d'inexacte qualification juridique des faits et de dénaturation des pièces du dossier en ce qu'il juge que le Centre national de gestion n'a pas manqué à ses obligations de suivi et d'accompagnement à son égard.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de Mme B n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mme A B.
Copie en sera adressée à la ministre de la santé et de la prévention.
Délibéré à l'issue de la séance du 12 mai 2022 où siégeaient : M. Denis Piveteau, président de chambre, présidant ; M. Olivier Yeznikian, conseiller d'Etat et M. Olivier Rousselle, conseiller d'Etat-rapporteur.
Rendu le 31 mai 2022.
Le président :
Signé : M. Denis Piveteau
Le rapporteur :
Signé : M. Olivier Rousselle
Le secrétaire :
Signé : M. Bernard Longieras
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026