mardi 5 avril 2022
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 456429 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2022:456429.20220405 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 2ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP L. POULET-ODENT |
Vu la procédure suivante :
L'association des riverains des rues Rataud, Brossolette, Erasme, Lhomond et Vauquelin, l'association SOS Paris, M. D G, M. E B, Mme I B, M. C A, M. et Mme F, M. et Mme H ont demandé au tribunal administratif de Paris d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 12 février 2018 par lequel le maire de Paris a accordé à l'École supérieure de physique et de chimie industrielles de la Ville de Paris un permis de construire en vue de la construction, après démolition, d'un ensemble de bâtiments, ainsi que les décisions rejetant leurs recours gracieux contre cet arrêté.
Par un jugement n° 1813893 du 2 juillet 2020, le tribunal administratif de Paris a rejeté leur demande.
Par un arrêt n° 20PA02724 du 8 juillet 2021, la cour administrative d'appel de Paris a rejeté l'appel formé par l'association des riverains des rues Rataud, Brossolette, Erasme, Lhomond et Vauquelin et l'association SOS Paris contre ce jugement.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 7 septembre et 30 novembre 2021 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, l'association des riverains des rues Rataud, Brossolette, Erasme, Lhomond et Vauquelin demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler ce jugement;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à ses conclusions d'appel;
3°) de mettre à la charge solidaire de la Ville de Paris et de l'Ecole supérieure de physique et de chimie industrielles la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la directive 2011/92/UE du Parlement européen et du Conseil du 13 décembre 2011 ;
- le code de l'environnement ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Clément Tonon, auditeur,
- les conclusions de M. Clément Malverti, rapporteur public,
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP L. Poulet-Odent, avocat de l'association des riverains des rues Rataud, Brossolette, Erasme, Lhomond et Vauquelin ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'elle attaque, l'association des riverains des rues Rataud, Brossolette, Erasme, Lhomond et Vauquelin soutient que la cour administrative d'appel de Paris a :
- commis une erreur de droit et dénaturé les pièces du dossier en estimant que les associations requérantes n'avaient pas apporté de précisions suffisantes à l'appui du moyen tiré de la méconnaissance par la décision attaquée du champ d'application de la directive 2011/92/UE ;
- commis une erreur de droit au regard des dispositions de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme en écartant comme irrecevable le moyen tiré de l'incompatibilité manifeste des dispositions réglementaires avec les objectifs de la directive 2011/192/UE ;
- commis une erreur de droit au regard des dispositions de l'article R. 111-4 du code de l'urbanisme et de l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en relevant que le permis attaqué n'était pas entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de la préservation des vestiges archéologiques.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de l'association des riverains des rues Rataud, Brossolette, Erasme, Lhomond et Vauquelin n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à l'association des riverains des rues Rataud, Brossolette, Erasme, Lhomond et Vauquelin.
Copie en sera adressée à l'École supérieure de physique et de chimie industrielles de la Ville de Paris et à la Ville de Paris.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026