mercredi 22 juin 2022
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 457462 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2022:457462.20220622 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 2ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP CELICE, TEXIDOR, PERIER |
Vu la procédure suivante :
M. E F et Mme C D ont demandé au juge des référés du tribunal administratif de Versailles, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de l'arrêté du 26 juillet 2019 par lequel le maire de Saint-Nom-la-Bretèche ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de division parcellaire de M. A et de l'arrêté du maire 12 février 2021 accordant à M. A le permis de construire une maison d'habitation sur la parcelle non lotie issue de cette division.
Par une ordonnance n° 2107705 du 28 septembre 2021, le juge des référés du tribunal administratif de Versailles a rejeté leurs demandes.
Par un pourvoi sommaire, un mémoire complémentaire et un mémoire, enregistrés les 13 et 28 octobre 2021 et le 26 janvier 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. F et Mme D demandent au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cette ordonnance ;
2°) de renvoyer l'affaire au juge des référés du tribunal administratif de Versailles ;
3°) de mettre à la charge de M. A et de la commune de Saint-Nom-la-Bretèche la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Amélie Fort-Besnard, maître des requêtes,
- les conclusions de M. Clément Malverti, rapporteur public,
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Célice, Texidor, Perier, avocat de M. F et de Mme D ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'ordonnance qu'ils attaquent, M. F et Mme D soutiennent que le juge des référés du tribunal administratif de Versailles a :
- insuffisamment motivé son ordonnance en l'absence de motifs justifiant le rejet des conclusions tendant à la suspension de la décision du maire de ne pas s'opposer à la déclaration préalable de division parcellaire ;
- omis de répondre au moyen tiré de qu'ils avaient intérêt à agir à raison de leur qualité de colotis du lotissement dans lequel est situé le projet, lequel moyen n'est pas visé, et ainsi insuffisamment motivé son ordonnance au regard de l'article L. 9 du code de justice administrative ;
- commis une erreur de droit en se bornant à apprécier l'atteinte résultant du projet aux conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de leur seule maison, à l'exclusion de leur jardin situé en face du projet ;
- dénaturé les éléments en sa possession et inexactement qualifié les faits en leur déniant intérêt à agir alors que leur propriété et le projet sont en covisibilité ;
- insuffisamment motivé son ordonnance, commis une erreur de droit et dénaturé les pièces du dossier en écartant les moyens tirés de la méconnaissance des articles 7 et 19 du cahier des charges du lotissement du Clos du Grand Veneur qui comportent des règles d'urbanisme opposables à la parcelle en cause.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. E F et Mme C D. Copie en sera adressée à M. B A et à la commune de Saint-Nom-la-Bretèche.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026