mardi 12 avril 2022
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 458458 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2022:458458.20220412 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 1ère chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP DELAMARRE, JEHANNIN |
Vu la procédure suivante :
M. C F a demandé au tribunal administratif de Montpellier d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 8 juillet 2019 par lequel le maire de Lattes a délivré un permis de construire modificatif à M. B E. Par un jugement n° 1904860 du 16 septembre 2021, le tribunal administratif a rejeté cette demande.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés le 16 novembre 2021 et le 10 février 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. F demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à sa demande ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Lattes et de M. E la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Anne Lazar Sury, conseillère d'Etat,
- les conclusions de M. Arnaud Skzryerbak, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Delamarre, Jéhannin, avocat de M. F ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation du jugement qu'il attaque, M. F soutient que :
- le tribunal administratif a commis une erreur de droit au regard de l'article R. 423-1 et du dernier alinéa de l'article R. 431-5 du code de l'urbanisme en écartant le moyen tiré du défaut de titre habilitant M. E à déposer la demande de permis de construire modificatif et il a dénaturé l'objet de l'accord passé le 27 décembre 2018 avec M. E en relevant qu'il ressortait de ses termes que M. et Mme F avait accepté la reconstruction des deux murs mitoyens autorisée par le permis en litige ;
- il a commis une erreur de droit au regard des articles R. 431-8 et R. 431-10 du code de l'urbanisme et dénaturé les faits de l'espèce et les pièces du dossier qui lui était soumis en retenant, pour écarter le moyen tiré du caractère incomplet du dossier de permis de construire modificatif, que le maire de Lattes avait pu porter une appréciation en toute connaissance de cause sur la nature et l'importance des modifications apportées à la construction au regard du permis de construire initial ;
- il a commis une erreur de droit au regard des dispositions de l'article UD7 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune et dénaturé les faits de la cause et les pièces du dossier qui lui était soumis en retenant, pour écarter le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions, que la construction de M. E était déjà implantée en limite séparative et adossée à sa construction, avant que ne soit délivré le permis de construire initial du 2 juillet 2018 autorisant l'extension de cette construction, et que le gabarit de la construction litigieuse était similaire à celle de M. F.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de M. F n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. C F.
Copie en sera adressée à M. B E et à la commune de Lattes.
Délibéré à l'issue de la séance du 11 mars 2022 où siégeaient : Mme Gaëlle Dumortier, présidente de chambre, présidant. M. Jean-Luc Nevache, conseiller d'Etat et Mme Anne Lazar Sury, conseillère d'Etat-rapporteure.
Rendu le 12 avril 2022.
La présidente :
Signé : Mme Gaëlle Dumortier
La rapporteure :
Signé : Mme Anne Lazar Sury
La secrétaire :
Signé : Mme A D
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026