vendredi 22 juillet 2022
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 461040 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2022:461040.20220722 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 4ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | CABINET ROUSSEAU ET TAPIE |
Vu la procédure suivante :
Le directeur de la direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations du territoire de Belfort a porté plainte contre M. B devant la chambre régionale de discipline de Bourgogne de l'ordre des vétérinaires. Par une décision du 14 avril 2015, la chambre nationale de discipline de l'ordre des vétérinaires a renvoyé l'affaire à la chambre régionale de discipline d'Auvergne-Rhône-Alpes de l'ordre des vétérinaires. Par une ordonnance du 24 janvier 2019, la présidente de la chambre régionale de discipline d'Auvergne-Rhône-Alpes a rejeté la plainte du directeur de la direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations du territoire de Belfort.
Par une ordonnance du 18 avril 2019, la présidente de la chambre nationale de discipline de l'ordre des vétérinaires a, sur appel du président du Conseil national de l'ordre des vétérinaires, infirmé l'ordonnance du 24 janvier 2019 de la présidente de la chambre régionale de discipline d'Auvergne-Rhône-Alpes.
Par une décision n° 431764 du 7 octobre 2020, le Conseil d'Etat, statuant au contentieux, a annulé l'ordonnance du 18 avril 2019 de la présidente de la chambre nationale de discipline de l'ordre des vétérinaires.
Par une décision du 3 décembre 2021, la chambre nationale de discipline de l'ordre des vétérinaires a, d'une part, annulé l'ordonnance du 24 janvier 2019 de la présidente de la chambre régionale de discipline d'Auvergne-Rhône-Alpes, et d'autre part, infligé à M. B la sanction de l'interdiction d'exercer la profession de vétérinaire sur l'ensemble du territoire national pour une durée d'un mois et de faire partie d'un conseil de l'ordre pendant une durée de cinq ans, et enfin, enjoint à ce dernier de suivre une formation en pharmacie vétérinaire.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 2 février et 29 avril 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. B demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cette décision ;
2°) de mettre solidairement à la charge de l'Etat et du Conseil national de l'ordre des vétérinaires, la somme de 5 000 euros, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code rural et de la pêche maritime ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Françoise Tomé, conseillère d'Etat,
- les conclusions de M. Frédéric Dieu, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Rocheteau, Uzan-Sarano et Goulet, avocat de M. B et au cabinet Rousseau, Tapie, avocat du Conseil national de l'ordre des vétérinaires ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de la décision de la chambre nationale de discipline de l'ordre de vétérinaires qu'il attaque, M. B soutient qu'elle est entachée :
- d'erreur de droit et d'irrégularité, en ce qu'elle juge recevable, sur le fondement des dispositions de l'article L. 242-8 du code rural et de la pêche maritime, l'appel formé par le président du Conseil national de l'ordre des vétérinaires contre l'ordonnance du 24 janvier 2019 de la présidente de la chambre régionale de discipline d'Auvergne-Rhône-Alpes ;
- d'erreur de droit et d'irrégularité en ce qu'elle juge recevable l'appel du président du Conseil national de l'ordre des vétérinaires contre l'ordonnance de la présidente de la chambre régionale de discipline d'Auvergne Rhône-Alpes de l'ordre des vétérinaires en date du 24 janvier 2019, alors que cet appel a été adressé à la secrétaire générale du greffe de la chambre nationale de discipline et non à son président, en méconnaissance des dispositions de l'article R. 242-97 du code rural et de la pêche maritime ;
- d'erreur de droit en ce qu'elle juge, en méconnaissance des dispositions de l'article R. 242-95 du code rural et de la pêche maritime et du principe du contradictoire, que la chambre régionale de discipline d'Auvergne Rhône-Alpes de l'ordre des vétérinaires aurait dû examiner la plainte dont elle était saisie alors que le rapporteur qu'elle a désigné se trouvait dans l'impossibilité de joindre le plaignant dont l'audition était pourtant nécessaire à la manifestation de la vérité ;
- d'erreur de droit, d'insuffisance de motivation et de contradiction de motifs, en ce qu'elle juge que l'existence d'un délai de sept ans entre la date du dépôt de plainte et celle de la décision attaquée lui infligeant une sanction est sans incidence sur la régularité de la procédure, alors que ce délai résulte de l'attitude dilatoire du plaignant ;
- d'erreur de droit, d'inexacte qualification juridique des faits et de dénaturation des pièces du dossier, en ce qu'elle juge fondés les griefs tirés de la non-conformité des ordonnances litigieuses aux dispositions de l'article R. 242-45 du code rural et de la pêche maritime, du non-respect des conditions d'établissement du diagnostic fixées par les articles R. 242-43 et R. 242-44 du même code, du manque de clarté du protocole de soins et des prescriptions, de la prescription et de la délivrance de médicaments antibiotiques en méconnaissance des dispositions de l'article R. 242-44 du même code, et de l'incitation à l'utilisation abusive de médicaments proscrite par les dispositions de l'article R. 242-46 du même code.
M. B soutient en outre que la décision attaquée lui inflige une sanction hors de proportion avec les fautes qui lui sont reprochées.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de M. B n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. A B.
Copie en sera adressée au Conseil national de l'ordre des vétérinaires et au ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire.
Délibéré à l'issue de la séance du 30 juin 2022 où siégeaient : Mme Maud Vialettes, présidente de chambre, présidant ; Mme Françoise Tomé, conseillère d'Etat-rapporteure et Mme Sophie-Justine Lieber, conseillère d'Etat.
Rendu le 22 juillet 2022.
La présidente :
Signé : Mme Maud Vialettes
La rapporteure :
Signé : Mme Françoise Tomé
Le secrétaire :
Signé : M. Jean-Marie BauneTA2TIJH9
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026