vendredi 24 juin 2022
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 462983 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2022:462983.20220624 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 8ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SAS HANNOTIN AVOCATS |
Vu les procédures suivantes :
1° Sous le n° 462983 :
M. B A a demandé au tribunal administratif de Caen de prononcer la décharge de la cotisation de taxe foncière sur les propriétés bâties à laquelle il a été assujetti au titre de l'année 2019 dans les rôles de la commune de Deauville (Calvados) à raison d'un immeuble situé 7, rue Auguste Decaëns.
Par une ordonnance n° 2101310 du 16 mars 2022, le président de ce tribunal a rejeté cette demande.
Par un pourvoi, enregistré le 7 avril 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. A demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cette ordonnance ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à sa demande ;
3°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
2° Sous le n° 462984 :
M. A a demandé au tribunal administratif de Caen de prononcer la décharge de la cotisation de taxe foncière sur les propriétés bâties à laquelle il a été assujetti au titre de l'année 2019 dans les rôles de la commune de Deauville (Calvados) à raison d'un immeuble situé 9, rue Auguste Decaëns.
Par une ordonnance n° 2101311 du 16 mars 2022, le président de ce tribunal a rejeté cette demande.
Par un pourvoi, enregistré le 7 avril 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. A demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cette ordonnance ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à sa demande ;
3°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces des dossiers ;
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Charles-Emmanuel Airy, maître des requêtes,
- les conclusions de Mme Karin Ciavaldini, rapporteure publique ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SAS Hannotin Avocats, avocat de M. A ;
Considérant ce qui suit :
1. Les deux pourvois, qui concernent deux parties d'une même maison soumises distinctement à la taxe foncière sur les propriétés bâties, présentent à juger les mêmes questions. Il y a lieu de les joindre pour qu'il y soit statué par une seule décision.
2. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
3. Pour demander l'annulation des ordonnances qu'il attaque, M. A soutient que le président du tribunal administratif de Caen a :
- commis une erreur de droit en jugeant qu'un contribuable ne pouvait, dans le délai de réclamation prévu par l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales, introduire deux réclamations successives portant sur la même imposition ou, alternativement, dénaturé les pièces du dossier en estimant que les deux réclamations successives qu'il avait formées avaient le même objet alors que la première, formée le 5 juillet 2020, tendait au dégrèvement partiel des impositions contestées tandis que la seconde, formée le 27 décembre 2020, tendait à leur décharge totale ;
- dénaturé les pièces du dossier et inexactement qualifié les faits en estimant que l'administration avait fait droit à sa réclamation du 5 juillet 2020 à la date d'introduction de sa demande, ce qui la privait d'objet, alors qu'un dégrèvement complémentaire lui a été accordé, en cours d'instance, le 28 octobre 2021 ;
- dénaturé et inexactement qualifié les faits soumis à son appréciation en jugeant que la seconde réclamation ne comportait aucun élément nouveau par rapport à la première et que l'administration avait ainsi entièrement fait droit à cette réclamation, alors que la seconde réclamation concluait à la décharge totale de la taxe foncière de l'année 2019 et que l'administration avait expressément rejeté cette réclamation par décision du 29 décembre 2020 ;
- commis une erreur de droit en jugeant que la réclamation du 27 décembre 2020 ne pouvait être regardée comme une réclamation au sens de l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales alors que ces dispositions, qui ont trait au délai de prescription de l'action contentieuse, ne pouvaient être utilement opposées à une réclamation de taxe foncière présentée avant l'expiration de ce délai, et sans rechercher si les conditions de forme auxquelles est soumise une réclamation en vertu de l'article R. 197-3 du livre des procédures fiscales étaient satisfaites ou si les irrégularités commises à cet égard étaient couvertes par la demande présentée devant le tribunal administratif conformément à l'article R. 200-2 précité du même livre.
4. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission des pourvois.
D E C I D E :
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Article 1er : Les pourvois de M. A ne sont pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. B A.
Copie en sera adressée au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.
Délibéré à l'issue de la séance du 12 mai 2022 où siégeaient : M. Pierre Collin, président de chambre, présidant ; M. Hervé Cassagnabère, conseiller d'Etat et M. Charles-Emmanuel Airy, maître des requêtes-rapporteur.
Rendu le 24 juin 2022.
Le président :
Signé : M. Pierre Collin
Le rapporteur :
Signé : M. Charles-Emmanuel Airy
La secrétaire :
Signé : Mme Michelle Bailleul
Nos 462983, 462984QKH9B5JC
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026