mardi 13 décembre 2022
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 463581 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2022:463581.20221213 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 5ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP DOUMIC-SEILLER |
Vu la procédure suivante :
M. F E et Mme C E, ainsi que M. D B et Mme A B ont demandé au tribunal administratif de Cergy-Pontoise d'annuler la décision tacite du 26 février 2019 par laquelle le maire de la commune d'Asnières-Sur-Seine a accordé à la SCI Solférino 7 un permis de construire. Par un jugement n° 2000823 du 28 février 2022, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a sursis à statuer sur leur requête et imparti un délai de trois mois au maire d'Asnières-sur-Seine et à la SCI Solférino 7 pour justifier de la mesure permettant de régulariser l'illégalité qu'il a relevée.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 28 avril et 27 juillet 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. et Mme E et M. et Mme B demandent au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler ce jugement, en tant qu'il écarte comme non fondés les moyens dirigés contre le permis de construire ;
2°) de mettre à la charge de la commune d'Asnières-sur-Seine et de la SCI Solferino 7 la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Flavie Le Tallec, maître des requêtes en service extraordinaire,
- les conclusions de M. Florian Roussel, rapporteur public.
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Doumic-Seiller, avocat de M. et Mme E et autres.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation du jugement du tribunal administratif de Cergy-Pontoise qu'ils attaquent, M. et Mme E et M. et Mme B soutiennent qu'il est entaché :
- d'omission de réponse, d'une part, au moyen tiré de ce que les modifications substantielles apportées au projet initial le 23 janvier 2019 faisaient obstacle à la naissance d'un permis tacite à la date du 26 février 2019 et, d'autre part, en ce qui concerne le moyen tiré de la violation des règles d'emprise au sol, à l'argumentation selon laquelle seules les dispositions du plan local d'urbanisme dans sa version issue de la délibération du 26 mars 2019 étaient applicables ;
- d'erreur de droit en ce qu'il juge qu'un permis tacite a été délivré le 26 février 2019 ;
- d'erreur de droit, d'inexacte qualification juridique des faits et de dénaturation des pièces du dossier en ce qu'il juge que les pièces produites le 23 janvier 2019 ne sont pas de nature à proroger le délai d'instruction ;
- d'erreur de droit et de dénaturation des pièces du dossier en ce qu'il juge que l'article UD3 du règlement du plan local d'urbanisme et l'article R. 423-50 du code de l'urbanisme n'ont pas été méconnus ;
- d'erreur de droit en ce que pour écarter les moyens tirés de la violation des articles UD9-2 et UD11-2 du règlement du plan local d'urbanisme, il se fonde sur la rédaction de ces articles antérieure à la délibération du 26 mars 2019.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de M. et Mme E et de M. et Mme B n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. F E et Mme C E, à M. D B et Mme A B.
Copie en sera adressée à la commune d'Asnières-sur-Seine et à la SCI Solferino 7.
Délibéré à l'issue de la séance du 10 novembre 2022 où siégeaient : M. Jean-Philippe Mochon, président de chambre, présidant ; Mme Fabienne Lambolez, conseillère d'Etat et Mme Flavie Le Tallec, maître des requêtes en service extraordinaire-rapporteure.
Rendu le 13 décembre 2022.
Le président :
Signé : M. Jean-Philippe Mochon
La rapporteure :
Signé : Mme Flavie Le Tallec
La secrétaire :
Signé : Mme Anne-Lise Calvaire
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026