mercredi 22 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-1903973 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | EUVRARD |
Vu les procédures suivantes :
I) Par une requête et un mémoire, enregistrés les 12 août 2019 et 6 août 2021 sous le n° 1903973, la société par actions simplifiée (SAS) PRESENCE et M. E A, représentés par Me Lavisse, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 11 juin 2019 par lequel le maire de La Gaude a opposé un sursis à statuer à la demande de permis d'aménager déposée par la société PRESENCE pour le lotissement des parcelles cadastrées section AX n° 26, 27 et 28 ;
2°) d'enjoindre au maire de La Gaude de statuer à nouveau sur la demande dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de la commune de La Gaude la somme de 1 000 euros chacun au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- l'arrêté attaqué a été pris par une autorité incompétente ;
- il méconnaît les dispositions des articles L. 153-11 et L. 410-1 du code de l'urbanisme ;
- les orientations du plan local d'urbanisme métropolitain sur lesquelles se fonde la commune pour justifier sa décision sont entachées d'une erreur d'appréciation.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 7 juin et 30 août 2021, la commune de La Gaude, représentée par Me Euvrard, conclut à titre principal à l'irrecevabilité de la requête, à titre subsidiaire à son rejet et en tout état de cause à ce qu'une somme de 1 500 euros soit mise à la charge des requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la société PRESENCE ne justifie pas de l'identité de son représentant légal ni que celui-ci ait qualité ou pouvoir pour agir ;
- M. A ne justifie pas être propriétaire des parcelles en litige et est décédé à la date d'introduction de la requête ;
- les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
La clôture immédiate de l'instruction a été prononcée par ordonnance du 15 octobre 2021.
II) Par une requête, enregistrée le 12 août 2019 sous le n° 1903996, la société PRESENCE et Mme B D, représentés par Me Lavisse, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 11 juin 2019 par lequel le maire de La Gaude a opposé un sursis à statuer à la demande de permis d'aménager déposée par la société PRESENCE pour le lotissement des parcelles cadastrées section AX n° 26, 27 et 28 ;
2°) d'enjoindre au maire de La Gaude de statuer à nouveau sur la demande dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de la commune de La Gaude la somme de 1 000 euros chacun au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- l'arrêté attaqué a été pris par une autorité incompétente ;
- il méconnaît les dispositions des articles L. 153-11 et L. 410-1 du code de l'urbanisme.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 7 juin et 30 août 2021, la commune de La Gaude, représentée par Me Euvrard, conclut à titre principal à l'irrecevabilité de la requête, à titre subsidiaire à son rejet et en tout état de cause à ce qu'une somme de 1 500 euros soit mise à la charge des requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la société PRESENCE ne justifie pas de l'identité de son représentant légal ni que celui-ci ait qualité ou pouvoir pour agir ;
- la requête de Mme D est irrecevable dès lors que nul ne plaide par procureur ;
- les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
La clôture immédiate de l'instruction a été prononcée par ordonnance du 15 octobre 2021.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative ;
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme C,
- les conclusions de M. Beyls, rapporteur public,
- et les observations de Me Euvrard, représentant la commune de La Gaude.
Considérant ce qui suit :
1. M. A était propriétaire des parcelles cadastrées section AX n°26, 27 et 28 situées sur le territoire de la commune de la Gaude. La société PRESENCE a obtenu un certificat d'urbanisme informatif en date du 17 octobre 2017 concernant ces parcelles. Elle a déposé, le 21 janvier 2019, une demande de permis d'aménager pour le lotissement de ces mêmes parcelles, complétée le 29 mars 2019. Par un arrêté du 11 juin 2019, le maire de La Gaude a opposé un sursis à statuer sur cette demande. La société PRESENCE, M. A et Mme D, héritière de M. A qui est décédé, demandent l'annulation de cet arrêté.
Sur la jonction :
2. Les requêtes n° 1903973 et n° 1903996 sont dirigées contre la même décision et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
3. En premier lieu, l'arrêté attaqué est signé par Mme F, adjointe déléguée à l'urbanisme, à l'aménagement, à l'habitat et au logement. Par un arrêté en date du 6 avril 2018, affiché le 9 avril suivant et réceptionné en préfecture le même jour, le maire de La Gaude lui a donné délégation de fonction et de signature à l'effet d'exercer les attributions dans le domaine de l'urbanisme règlementaire et de signer tous courriers, acte règlementaires et actes individuels dans ce domaine. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué manque en fait et doit être écarté.
4. En deuxième lieu, d'une part aux termes du troisième alinéa de l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme : " L'autorité compétente peut décider de surseoir à statuer, dans les conditions et délai prévus à l'article L. 424-1, sur les demandes d'autorisation concernant des constructions, installations ou opérations qui seraient de nature à compromettre ou à rendre plus onéreuse l'exécution du futur plan dès lors qu'a eu lieu le débat sur les orientations générales du projet d'aménagement et de développement durables " et aux termes de l'article L. 424-1 du même code dans sa rédaction applicable au litige : " () / Il peut être sursis à statuer sur toute demande d'autorisation concernant des travaux, constructions ou installations dans les cas prévus au 6° de l'article L. 102-13 et aux articles L. 153-11 et L. 311-2 du présent code et par l'article L. 331-6 du code de l'environnement. / () / Le sursis à statuer doit être motivé et ne peut excéder deux ans. () ". D'autre part, aux termes de l'article L. 410-1 du code de l'urbanisme : " () / Lorsqu'une demande d'autorisation ou une déclaration préalable est déposée dans le délai de dix-huit mois à compter de la délivrance d'un certificat d'urbanisme, les dispositions d'urbanisme, le régime des taxes et participations d'urbanisme ainsi que les limitations administratives au droit de propriété tels qu'ils existaient à la date du certificat ne peuvent être remis en cause à l'exception des dispositions qui ont pour objet la préservation de la sécurité ou de la salubrité publique. / () ".
5. Il résulte de la combinaison des articles L. 153-11, L. 410-1 et L. 424-1 du code de l'urbanisme citées au point précédent que tout certificat d'urbanisme délivré sur le fondement de l'article L. 410-1 a pour effet de garantir à son titulaire un droit à voir toute demande d'autorisation ou de déclaration préalable déposée dans le délai indiqué examinée au regard des règles d'urbanisme applicables à la date de la délivrance du certificat. Figure cependant parmi ces règles la possibilité de se voir opposer un sursis à statuer à une déclaration préalable ou à une demande de permis, lorsqu'est remplie, à la date de délivrance du certificat, l'une des conditions énumérées à l'article L. 424-1 du code de l'urbanisme. Une telle possibilité vise à permettre à l'autorité administrative de ne pas délivrer des autorisations pour des travaux, constructions ou installations qui seraient de nature à compromettre ou à rendre plus onéreuse l'exécution du futur plan local d'urbanisme. Dès lors, le plan en cours d'élaboration peut justifier, à la date de délivrance du certificat d'urbanisme, que soit opposé un sursis à une demande de permis ou à une déclaration préalable déposée dans le délai du certificat.
6. En l'espèce, il ressort de la lecture de l'arrêté attaqué que le maire de La Gaude a entendu surseoir à statuer sur la demande de la société PRESENCE dès lors que les parcelles en litige ont été classées en secteur Nb aux termes du plan local d'urbanisme métropolitain arrêté le 21 décembre 2018, secteur dans lequel n'est pas permise la réalisation de nouvelles constructions à usage d'habitation. Ce classement, postérieur au certificat d'urbanisme délivré le 17 octobre 2017, ne peut légalement justifier le sursis à statuer en litige dès lors que la société PRESENCE bénéficiait pour une durée de dix-huit mois de la cristallisation des règles d'urbanisme en vigueur en application des dispositions de l'article L. 410-1 du code de l'urbanisme citées au point 4. Il suit de là que les requérants sont fondés à soutenir que l'unique motif fondant la décision en litige est entaché d'une erreur de droit en méconnaissance de ces dispositions.
7. Toutefois, l'administration peut, en première instance comme en appel, faire valoir devant le juge de l'excès de pouvoir que la décision dont l'annulation est demandée est légalement justifiée par un motif, de droit ou de fait, autre que celui initialement indiqué, mais également fondé sur la situation existant à la date de cette décision. Il appartient alors au juge, après avoir mis à même l'auteur du recours de présenter ses observations sur la substitution ainsi sollicitée, de rechercher si un tel motif est de nature à fonder légalement la décision, puis d'apprécier s'il résulte de l'instruction que l'administration aurait pris la même décision si elle s'était fondée initialement sur ce motif. Dans l'affirmative, il peut procéder à la substitution demandée, sous réserve toutefois qu'elle ne prive pas le requérant d'une garantie procédurale liée au motif substitué.
8. Il appartient également au juge d'apprécier la portée des écritures de l'administration pour déterminer si celle-ci peut être regardée comme faisant valoir un autre motif que celui ayant initialement fondé la décision en litige, de telle sorte que l'auteur du recours soit, par la seule communication de ces écritures, mis à même de présenter ses observations sur la substitution de cet autre motif au motif initial, sans exiger de l'administration qu'elle formule une demande expresse de substitution de motif.
9. En l'espèce, la commune fait valoir en défense que le sursis à statuer était légalement justifié par le motif, autre que celui opposé à la société PRESENCE, résultant de la circonstance que les parcelles en litige étaient identifiées, antérieurement à la délivrance du certificat d'urbanisme du 17 octobre 2017, en tant que trame verte de la commune à préserver et restaurer par le projet de plan local d'urbanisme métropolitain en cours d'élaboration.
10. D'une part, il ressort des pièces des dossiers qu'à la date de la délivrance du certificat d'urbanisme, la procédure d'élaboration du plan local d'urbanisme métropolitain était en cours dès lors qu'elle avait été prescrite par une délibération du 15 décembre 2014, et que le débat sur les orientations générales du projet d'aménagement et de développement durables (PADD) avait déjà été organisé.
11. D'autre part, il ressort également des pièces des dossiers que les parcelles en litige avaient été identifiées, dans le projet de trame verte et bleue du territoire de la commune élaboré en juin 2017 dans le cadre du plan local d'urbanisme métropolitain, pour partie en tant que " réservoir cœur de biodiversité à restaurer " et pour partie en tant que " corridors et réservoirs de biodiversité à restaurer " au titre de la trame verte. Le PADD, dans sa version débattue le 13 mars 2017, avait par ailleurs fixé comme objectifs au plan local d'urbanisme métropolitain de " préserver et renforcer la biodiversité et les réseaux écologiques à toutes les échelles en constituant une trame verte et bleue fonctionnelle continue ", " préserver et restaurer les corridors aquatiques et terrestres à toutes les échelles, afin de constituer un réseau de trame verte et bleue fonctionnel et continu " et " préserver, restaurer et gérer la biodiversité et les sites Natura 2000 par la prise en compte de la trame verte et bleue ". Dans ces conditions, le projet de la société PRESENCE, consistant à lotir les parcelles en litige en vue de la réalisation de quatre maisons à usage d'habitation, était, à la date de la délivrance du certificat d'urbanisme, de nature à compromettre l'exécution du futur plan local d'urbanisme métropolitain, dont l'objectif était de protéger la trame verte identifiée.
12. Il résulte de l'instruction que la commune de La Gaude aurait pris la même décision si elle avait entendu se fonder initialement sur ce motif. Par ailleurs, cette substitution ne prive pas les requérants d'une garantie procédurale liée au motif substitué. Il y a lieu, dès lors, de procéder à la substitution de motifs demandée.
13. En troisième lieu, il appartient aux auteurs d'un plan local d'urbanisme de déterminer le parti d'aménagement à retenir pour le territoire concerné par le plan, en tenant compte de la situation existante et des perspectives d'avenir et de fixer en conséquence le zonage et les possibilités de construction. S'ils ne sont pas liés, pour déterminer l'affectation future des différents secteurs, par les modalités existantes d'utilisation des sols, dont ils peuvent prévoir la modification dans l'intérêt de l'urbanisme, leur appréciation peut cependant être censurée par le juge administratif au cas où elle serait entachée d'une erreur manifeste ou fondée sur des faits matériellement inexacts.
14. En l'espèce, à supposer que les requérants aient entendu contester la légalité du projet de trame verte et bleue daté du mois de juin 2017, il ressort des pièces des dossiers que les parcelles en litige sont non bâties et accolées à une vaste zone naturelle boisée et non bâtie à l'Est. Dans ces conditions, les requérants ne sont pas fondés à soutenir qu'en incluant les parcelles cadastrées section AX n° 26, 27 et 28 pour partie en tant que " réservoir cœur de biodiversité à restaurer " et pour partie en tant que " corridors et réservoirs de biodiversité à restaurer ", le projet de trame verte serait entaché d'une erreur manifeste d'appréciation. Il suit de là que ce moyen doit être écarté.
15. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la recevabilité des requêtes, que les conclusions aux fins d'annulation présentées par les requérants doivent être rejetées.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
16. Le présent jugement, qui rejette les conclusions aux fins d'annulation présentées par les requérants, n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions visées ci-dessus ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de La Gaude, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que les requérants demandent au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de la société PRESENCE une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la commune de La Gaude et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes n° 1903973 et n° 1903996 sont rejetées.
Article 2 : La société PRESENCE versera à la commune de La Gaude une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société par actions simplifiée PRESENCE, à Mme B D et à la commune de La Gaude.
Délibéré après l'audience du 1er mars 2023, à laquelle siégeaient :
M. Bonhomme, président,
Mme Soler, conseillère,
M. Holzer, conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 mars 2023
La rapporteure,
N. C
Le président,
T. BONHOMME La greffière,
O. MOULOUD
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Ou par délégation la greffière,
2-1903996
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026