LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2000098

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2000098

mercredi 31 mai 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2000098
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
FormationMagistrat M. TAORMINA
Avocat requérantSELARL CAPPONI-LANFRANCHI & ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire en réplique enregistrés les 8 janvier et 8 juillet 2020, Mme A B, représentée par Me Aubree, demande au tribunal :

1°) de condamner la Métropole Nice-Côte d'Azur à lui payer la somme de 2 040 euros en réparation de son préjudice né des dommages causés à son véhicule automobile par la chute une branche d'un arbre dont ladite métropole avait la gestion et la responsabilité de l'élagage, outre une somme de 1 000 euros en réparation de son préjudice moral ;

2°) de condamner la Métropole Nice-Côte d'Azur à lui payer la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la métropole n'a pas entretenu de manière normale et régulière les arbres jouxtant son domicile, et dont les chutes de branches endommagent depuis plusieurs années les véhicules automobiles garés à proximité ; alors que la requérante a, plusieurs fois relancé la métropole sur ce problème avant le sinistre dont elle demande réparation ;

- lorsqu'un élagage a été effectué le 18 mars, le sinistre avait déjà eu lieu ; le caractère régulier de l'entretien est loin d'être rapporté puisque d'octobre 2018 au 18 mars 2019, il n'y a eu aucun élagage ; les photographies versées aux débats par la Métropole Nice-Côte d'Azur qui ne sont pas datés (certainement après l'élagage du 18 mars 2019), ni localisées dans l'espace par rapport à la maison de la requérante, ne laissent apparaître que la partie inférieure des arbres, de sorte que l'on ne voit pas le haut desdits arbres et leur état réel.

Par un mémoire en défense enregistré le 11 mars 2020, la Métropole Nice-Côte d'Azur, représentée par Me Lanfranchi, conclut au rejet de la requête et à la condamnation de

Mme B à lui payer la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- que la matérialité du sinistre dont la preuve incombe à Mme B n'est pas établie ;

- les services techniques métropolitains ont effectué une tournée de sécurité le 11 mars 2019 et n'ont rien constaté d'anormal ; de même, les arbres font l'objet d'un entretien régulier et ont été élagués le 18 mars 2019 par l'entreprise La nouvelle sirolaise Garelli qui, à l'occasion de l'élagage des arbres, n'a rien constaté d'anormal ; enfin, les photographies versées aux débats tendent à démontrer que les platanes situés à proximité du domicile de la requérante sont dans un état tout à fait normal et sont visiblement régulièrement entretenus ; dès lors, aucun défaut d'entretien ne peut ainsi être retenu en l'espèce.

Par ordonnance du 11 juillet 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 4 août 2022.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Taormina en application de l'article R.222-13 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Gilles Taormina, magistrat désigné,

- les conclusions de M. Patrick Soli, rapporteur public,

- et les observations de Me Lanfranchi, représentant la Métropole Nice-Côte d'Azur.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A B expose que le 11 mars 2019, alors qu'elle avait stationné son véhicule automobile sur l'emplacement privé prévu à cet effet à son domicile, celui-ci a été endommagé par la chute d'une branche tombée d'un arbre situé sur le domaine public mais qui surplombait l'emplacement sur lequel ledit véhicule était garé. Par courrier en date du 10 septembre 2019 elle a adressé une demande préalable d'indemnisation de son préjudice à la Métropole Nice-Côte d'Azur qui l'a rejetée par courrier du 12 novembre 2019. Mme B demande au tribunal la condamnation de ladite métropole à l'indemniser de ses préjudices.

Sur la responsabilité de la Métropole Nice-Côte d'Azur :

2. Même sans faute, l'administration est responsable des dommages causés aux tiers non usager par l'existence ou le fonctionnement d'ouvrages publics ou une opération de travaux publics, à moins que ces dommages ne soient imputables à une faute de la victime ou un cas de force majeure. Il appartient à la victime d'un tel dommage d'apporter la preuve du lien de causalité entre l'ouvrage public ou l'opération de travaux publics et son dommage, ainsi que le caractère anormal et spécial de son préjudice. Pour s'exonérer de la responsabilité qui pèse ainsi sur eux, il incombe à la collectivité maître d'ouvrage ou au concessionnaire de l'ouvrage, soit de démontrer l'existence d'une force majeure, soit de démontrer la faute de la victime.

3. Il résulte de l'instruction et notamment des pièces produites par Mme B, qu'après que celle-ci ait, avant le sinistre, alerté à plusieurs reprises les services techniques de la Métropole Nice-Côte d'Azur de la chute répétée de branchages des arbres dont l'entretien lui incombe sur les véhicules automobiles avoisinants, celui de Mme B a été endommagé dans sa propriété par la chute d'une branche d'un arbre qui surplombait cette propriété. Ainsi doit-elle être regardée comme rapportant la preuve qui lui incombe de la matérialité du sinistre subi sur son véhicule et du lien de causalité entre celui-ci et l'arbre dont il n'est pas contesté que la branche provenait. Mme B n'étant pas usager de l'ouvrage en cause au moment du sinistre, - la voie publique sur laquelle l'arbre est implanté -, est sans incidence sur la responsabilité de la métropole le fait que celle-ci démontrerait avoir normalement entretenu l'ouvrage, alors au demeurant qu'en l'espèce, le sinistre dont a été victime Mme B s'étant produit le 11 mars 2019, la documentation produite par la Métropole Nice-Côte d'Azur, si elle atteste d'un entretien des arbres postérieurement à cette date, n'est pas de nature à démontrer l'existence d'un entretien normal et régulier des plantations avant le 11 mars 2019. Par suite, Mme B est fondée à rechercher la responsabilité de la métropole.

Sur les préjudices de Mme B :

4. Toutefois, au regard des clichés photographiques et surtout du devis de réparation produits énonçant l'objet de l'intervention du carrossier, il ne paraît pas plausible, compte tenu de la taille de la banche incriminée, au demeurant peu visible, que ledit véhicule ait pu être aussi endommagé tout à la fois au niveau du pavillon, de la malle arrière, du parechoc arrière et d'une portière, certains de ces défauts cosmétiques étant manifestement préexistants au sinistre. Dès lors, il sera donc fait une juste appréciation de son préjudice matériel en lui allouant en réparation de celui-ci une somme de 1 000 euros.

5. En revanche, ne justifiant d'aucun sentiment particulier d'attachement envers son véhicule automobile autre que celui éprouvé par le possesseur de n'importe quel objet utile, véhicule qui, au surplus, ne semble présenter aucun intérêt historique ou muséologique, Mme B n'est, dès lors, pas fondée à solliciter la réparation du préjudice moral qu'elle invoque. Par suite, ses conclusions indemnitaires formulées à ce titre ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative :

6. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens ".

7. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la Métropole Nice-Côte d'Azur une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par Mme B et non compris dans les dépens, en application des dispositions précitées du code de justice administrative.

8. En revanche les dispositions précitées font obstacle à ce que la Métropole Nice-Côte d'Azur qui n'est pas partie perdante, soit condamné à payer à Mme B une somme à ce titre.

D E C I D E :

Article 1er : La Métropole Nice-Côte d'Azur est condamnée à payer à Mme B une somme de 1 000, 00 euros en réparation de son préjudice.

Article 2 : Il est mis à la charge de la Métropole Nice-Côte d'Azur une somme de 1 500 euros en application de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : Les conclusions de la Métropole Nice-Côte d'Azur formulées au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à la Métropole Nice-Côte d'Azur.

Copies en sera faite à la commune de La Gaude

Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 mai 2023.

Le magistrat désigné,

signé

G. Taormina

Le greffier,

signé

L. Bianchi

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

ou par délégation le greffier

N°2000098

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions