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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2003239

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2003239

mercredi 31 janvier 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2003239
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantADDEN MÉDITERRANÉE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 18 août 2020 et 7 octobre 2021, M. B C demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler l'arrêté du 10 janvier 2020 par lequel le maire de La Trinité a, à la suite d'un éboulement survenu le 6 janvier 2020, interdit l'accès au périmètre de sécurité établi sur son terrain et l'a mis en demeure, conjointement avec Mme D A, de mandater dans un délai de cinq jours un bureau d'étude chargé d'identifier les désordres, de prescrire les travaux permettant la mise en sécurité de la propriété ainsi que joindre un planning de réalisation, de procéder d'urgence aux travaux de mise en sécurité de la propriété et de communiquer à la commune les coordonnées de l'entreprise chargée d'exécuter les travaux ;

2°) d'annuler l'arrêté complémentaire du 30 janvier 2020 par lequel le maire de La Trinité a décidé la mise en place de plots de béton interdisant l'accès au site et lui a fait obligation d'aviser les occupants de l'habitation implantée sur la parcelle de la mesure ainsi décidée ;

3°) d'annuler le courrier du 30 janvier 2020 par lequel le maire de La Trinité lui a communiqué les arrêtés des 10 et janvier 2020, et a porté à sa connaissance les constatations du bureau d'étude mandaté aux fins de déterminer les travaux d'urgence à mener ;

4°) d'annuler la décision du 22 juin 2020 par laquelle le maire de La Trinité a rejeté son recours gracieux, présenté le 18 mars 2020, et réceptionné par la commune le 22 avril 2020, et tendant, d'une part, à l'abrogation par la commune des arrêtés contestés des 10 et 30 janvier 2020 et, d'autre part, demandant à la commune de prendre à sa charge exclusive les travaux de sécurisation du site préconisés par l'expertise technique ;

5°) d'enjoindre à la commune de La Trinité de réaliser les travaux de protection préconisés par le rapport de l'expert à ses frais propres, et dans un délai de 6 mois à compter de la notification du jugement à intervenir, et sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

6°) de mettre à la charge la commune de La Trinité une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la charge de la réalisation des travaux de sécurisation du site incombait à la mairie ;

- la commune s'est bornée à délimiter une zone de sécurité sans procéder à l'évacuation des gravats ou à la purge des éléments instables et menaçant la sécurité ;

- il n'a pas été informé utilement et dans des délais raisonnables des faits survenus et des mesures de sauvegarde mises à sa charge ;

- l'expertise ayant défini la nature des travaux de sécurisation nécessaire n'a pas respecté le principe du contradictoire ;

- il est nécessaire de mettre en cause également le propriétaire de la parcelle située en amont de son terrain.

Par un mémoire en défense, enregistré le 17 août 2021, la commune de La Trinité conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de M. C en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- les conclusions à fin d'injonction sont irrecevables ;

- aucun des moyens soulevés par M. C n'est fondé.

La requête a été communiquée à Mme A, qui n'a pas présenté d'observations.

Par ordonnance du 12 septembre 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 15 octobre 2023 à 12 heures.

Par lettre du 5 janvier 2014, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions tendant à l'annulation du courrier du 30 janvier 2020 du maire de La Trinité, dès lors qu'il s'agit d'un courrier informatif qui ne fait pas grief et ne constitue pas une décision susceptible de recours.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de justice administrative ;

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 10 janvier 2024 :

- le rapport de Mme Sandjo,

- les conclusions de M. Beyls, rapporteur public,

- et les observations de Me Dumouchel de Prémare, représentant la commune de La Trinité.

Considérant ce qui suit :

1. Le 6 janvier 2020, un éboulement, consécutif à des épisodes répétés d'écoulement de boues a affecté la propriété de M. C, sise 69 boulevard de Fuon Santa à La Trinité. Par un arrêté du 10 janvier 2020, le maire de La Trinité a pris un arrêté interdisant l'accès au périmètre de sécurité défini après une évaluation réalisée le 9 janvier 2020 par les services de la police municipale. Cet arrêté prescrivait également à M. C et à Mme A, cette dernière en sa qualité d'occupante de la maison d'habitation située sur la parcelle, de mandater dans un délai de cinq jours un bureau d'étude chargé d'identifier les désordres, prescrire les travaux permettant la mise en sécurité de la propriété ainsi que joindre un planning de réalisation, et de procéder en urgence aux travaux de mise en sécurité de la propriété par une entreprise choisie par eux-mêmes. Le 20 janvier 2020, le bureau d'études, mandaté par Mme A, a remis un rapport qui a, d'une part, constaté que la zone avait été correctement sécurisée par la mairie, et conclu, d'autre part, qu'il fallait procéder à des travaux de fond ainsi que prendre des mesures d'urgence telles que l'évacuation des gravats, la purge des éléments instables et menaçants de la partie de talus en glissement. A réception de ce rapport, la commune de La Trinité a pris un second arrêté, le 30 janvier 2020 disposant notamment que le dispositif de sécurité allait être complété par la mise en place de plots en béton fermant l'accès véhicule à la propriété. Ce nouvel arrêté, ainsi, que les conclusions du rapport du bureau d'études ont été communiqués à M. C par courrier daté du 30 janvier 2020. Par un courrier du 28 février 2020, M. C a informé la commune avoir commencé à entreprendre les travaux urgents préconisés. Toutefois, par un nouveau courrier du 18 mars 2020, M. C a finalement décidé de contester les deux arrêtés municipaux pris les 10 et 30 janvier, ainsi que le courrier d'information du 30 janvier 2020, et demandé à la mairie d'exécuter à ses frais les travaux identifiés par le rapport. Le recours gracieux ainsi formé par le requérant a été rejeté par la commune le 22 juin 2020. Par sa requête, M. C demande l'annulation des arrêtés des 10 et 30 janvier 2020, ainsi que de la lettre du 30 janvier 2020 et de la décision du 22 juin 2020 par laquelle la commune a rejeté son recours gracieux tendant à une prise en charge exclusive par la commune des travaux de sécurisation du site.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la lettre du 30 janvier 2020 :

2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / () ".

3. Il ressort des pièces du dossier que, par le courrier contesté, la mairie de La Trinité informait M. C de plusieurs évènements, et, en particulier, de la circonstance que le service gestion des risques lui avait communiqué, par un courrier électronique, la version numérisée de l'arrêté du 10 janvier 2020, portant interdiction d'évoluer sur un périmètre de sécurité installé sur la parcelle cadastrée AY 116, et précisait au requérant que le document, qui avait été adressé, également le 13 janvier 2020, par courrier recommandé avec accusé de réception, à l'adresse postale inscrite sur le relevé de propriété de la parcelle dont il est propriétaire est revenu comme non-distribué par la poste. Par ce courrier du 30 janvier 2020, remis à M. C, en main propre, contre décharge, le 31 janvier 2020, la commune de La Trinité communiquait également au requérant l'arrêté du 10 janvier 2020, lui rappelait les préconisations issues du rapport technique d'expertise, et l'invitait à lui communiquer toutes les mesures qu'il devait mettre en place afin de tenir compte des préconisations du rapport, notamment son engagement à effectuer les travaux et communique les coordonnées de l'entreprise qu'il mandaterait pour effectuer les travaux. La commune indiquait également à M. C les mesures complémentaires qu'elle était amenée à prendre, et qui faisaient l'objet de l'arrêté complémentaire du 30 janvier 2020.

4. La lettre en litige avait ainsi pour seul objet de porter à la connaissance de l'intéressé le détail des actions en cours ou à réaliser par le requérant, dès lors notamment qu'il n'habitait plus à l'adresse indiquée de sa parcelle. Par ailleurs, et dès lors que la lettre contestée se bornait à rappeler et accompagner les deux arrêtés auxquels elle se référait, elle constitue un acte confirmatif. Elle ne constitue pas une décision et est ainsi insusceptible de recours pour excès de pouvoir. Par suite, les conclusions tendant à l'annulation de cette lettre ne peuvent être que rejetées.

En ce qui concerne l'arrêté du 10 janvier 2020 :

5. Aux termes de l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales : " La police municipale a pour objet d'assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publique. Elle comprend notamment : () 5°) Le soin de prévenir par des précautions convenables, et de faire cesser, par la distribution des secours nécessaires, les accidents et les fléaux calamiteux () tels que () les éboulements de terre ou de rochers, les avalanches ou autres accident naturels () ". Aux termes de l'article L. 2212-4 du même code : " En cas de danger grave ou imminent, tel que les accidents naturels prévus au 5° de l'article L. 2212-2, le maire prescrit l'exécution des mesures de sûreté exigées par les circonstances. () ".

6. Il résulte de ces dispositions qu'il incombe à la commune de réaliser les travaux d'urgence nécessaires à ses frais. Il lui appartient seulement, si elle estime que le manquement du propriétaire à des obligations lui incombant a contribué à la création de la situation de risque, d'exercer à son encontre une action tendant à mettre en cause sa responsabilité civile. La circonstance que le danger concerne au premier chef une propriété privée appartenant à un propriétaire individuel ne saurait le faire regarder comme n'intéressant pas la sécurité publique, ni retirer aux travaux de protection leur caractère de travaux d'intérêt collectif.

7. Il ressort des pièces du dossier que, le 6 janvier 2020, un éboulement, consécutif à des épisodes répétés d'écoulement de boues a affecté la propriété de M. C. Si, par son arrêté du 10 janvier 2020, le maire de La Trinité pris un arrêté interdisant l'accès au périmètre de sécurité défini après une évaluation réalisée le 9 janvier 2020 par les services de la police municipale, cet arrêté prescrivait également à M. C et à Mme A, ex-épouse du requérant, et en sa qualité d'occupante de la maison d'habitation située sur la parcelle, de mandater dans un délai de cinq jours un bureau d'étude chargé d'identifier les désordres, prescrire les travaux permettant la mise en sécurité de la propriété ainsi que joindre un planning de réalisation, et de procéder en urgence aux travaux de mise en sécurité de la propriété par une entreprise choisie par eux-mêmes.

8. Toutefois, compte tenu de ce qui a été dit au point 6, il appartenait à la commune d'exécuter, à ses frais, les travaux d'urgence prescrits par le rapport d'expert du 20 janvier 2020, en vue de contenir le risque d'éboulement de rochers, tels que l'évacuation des gravats, la purge des éléments instables et menaçants et la mise en place d'un dispositif de bâches étanches ancrées pour prévenir les glissements de talus, et l'installation de plots en béton en aval de la propriété afin d'interdire l'accès de véhicules au site, puis, seulement ensuite, si elle estimait que des manquements du requérant avaient pu contribuer à la création ou à la réalisation du risque d'éboulement, d'exercer contre M. C une action récursoire en vue de mettre en cause sa responsabilité civile devant les juridictions judiciaires. Or, s'il ressort des pièces du dossier que la commune de La Trinité a effectivement procédé à la mise en place de plots en béton, elle ne justifie pas avoir procédé, par elle-même, aux autres travaux utiles, qu'elle a entendu mettre à la charge du requérant, ainsi que cela ressort de l'article 2 de l'arrêté du 10 janvier 2020 contesté, alors même que l'imminence avérée du danger d'éboulements a été confirmée par le rapport d'expert. Par ailleurs, les pièces du dossier ne permettent pas d'établir que la commune aurait appelé l'attention du requérant, préalablement à l'évènement du 6 janvier 2020, sur la nécessité de mettre en place des mesures de prévention ou de sauvegarde, ni même que le requérant aurait manqué à ses obligations d'entretien et de surveillance à cet égard.

9. Ainsi, en mettant en demeure le requérant de procéder aux travaux d'urgence, le maire de La Trinité a procédé à une inexacte application des dispositions de l'article L. 2212-4 du code général des collectivités territoriales citées au point 5 et entaché sa décision d'une erreur de droit. Par suite, le requérant est fondé à demander l'annulation de cette disposition, ainsi que celle de la décision du 22 juin 2020 rejetant son recours gracieux contre cette décision, et demandant à la commune d'exécuter les travaux à ses propres frais.

En ce qui concerne l'arrêté du 30 janvier 2020 :

10. Il ressort des pièces du dossier que par l'arrêté du 30 janvier 2020 contesté, qui faisait suite aux préconisations du rapport d'expert APAVE du 20 janvier 2020, le maire de La Trinité s'est borné à compléter le dispositif de sécurité défini par son premier arrêté du 10 janvier 2020, en décidant la mise en place de plots en béton fermant l'accès véhicule à la propriété, tout en réservant un passage piétonnier sécurisé pour permettre l'accès à l'habitation située sur la parcelle du requérant. Si cet arrêté fait obligation à M. C d'aviser les occupants de l'habitation implantée sur la parcelle des restrictions d'accès ainsi décidées, il ne ressort pas des pièces du dossier que la mise en place des plots en béton ont été mis à la charge du requérant par la commune de la Trinité. Par suite, les conclusions de M. C tendant à l'annulation de cet arrêté ne peuvent qu'être rejetées.

11. Il résulte de tout ce qui précède que M. C est seulement fondé à demander l'annulation de l'article 2 de l'arrêté du 10 janvier 2020, en tant qu'il le met en demeure de procéder de procéder à l'étude géotechnique et, le cas échéant, d'exécuter les travaux de mise en sécurité selon les prescriptions et le planning qui sera défini par la commune, ainsi que celle de la décision du 22 juin 2020 par laquelle le maire de La Trinité a rejeté son recours gracieux contre cet arrêté. En revanche, il n'y a pas lieu de prononcer l'annulation des autres articles de l'arrêté du 10 janvier 2020 et de l'arrêté complémentaire du 30 janvier 2020 dont les dispositions sont divisibles de celles de l'article 2 de l'arrêté du 10 janvier 2020 qui devront, elles, être annulées.

Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :

12. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure, assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution () ".

13. M. C demande d'enjoindre à la commune de réaliser les travaux de protection préconisés par le rapport de l'expert à ses frais propres, et dans un délai de six mois à compter de la notification du jugement à intervenir.

14. Dans les circonstances de l'espèce, et dans l'immédiat, l'annulation de l'article 2 de l'arrêté du 10 janvier 2020 et de la décision rejetant le recours gracieux de M. C sur les dispositions relatives à la prise en charge financière des travaux n'impliquent aucune mesure d'exécution. D'une part, l'illégalité de l'article 1er de l'arrêté du 10 janvier 2020 en tant qu'il impose au requérant à son ex-épouse de mandater un bureau d'études et de procéder en urgence aux travaux de mise en sécurité prescrits par ledit bureau a le caractère d'une faute de nature à engager la responsabilité de la commune de La Trinité. Par conséquent, si le requérant entend demander à la commune la réparation du préjudice direct et certain résultant de cette illégalité, tel que les frais des travaux qu'il a réalisés en exécution de de l'arrêté du 10 janvier 2020, il lui appartient de se rapprocher de la commune afin de tirer les conséquences de l'annulation partielle de l'arrêté du 10 janvier 2020, en particulier, de saisir le maire d'une demande préalable indemnitaire et, en cas de refus, de faire droit à sa demande, d'introduire un recours de plein contentieux devant le tribunal. D'autre part, si le requérant souhaite que la commune fasse réaliser, à ses frais, l'étude géotechnique préconisée par la société Apave ainsi que les travaux de confortement et de soutènement qu'il y a lieu de prévoir à moyen-terme afin de sécuriser l'ensemble du talus, il lui appartient d'adresser au maire une demande tendant à ce que ce dernier mette en œuvre les pouvoirs qu'il tient des dispositions de l'article L. 2212-4 du CGCT et, en cas de refus, de saisir le tribunal d'une demande d'annulation de cette décision de refus.

15. Par suite, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir opposée à leur encontre par la commune de La Trinité, les conclusions à fin d'injonction ne peuvent qu'être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'astreinte.

Sur les frais liés au litige :

16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de M. C, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par la commune de la Trinité au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Cependant, si M. C demande qu'une somme soit mise à la charge de la commune de La Trinité au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens, il ne fait toutefois état d'aucun frais spécifiquement exposé pour assurer sa défense devant le tribunal, dès qui n'a pas eu recours au ministère d'avocat. Dans ces conditions, ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent, par suite, être rejetées.

D É C I D E :

Article 1er : L'article 2 de l'arrêté du 10 janvier 2020 du maire de La Trinité, en tant qu'il met en demeure M. C d'exécuter les travaux de sécurisation de sa propriété en vue de prévenir les risques de chutes de rochers, ainsi que la décision du 22 juin 2020 rejetant le recours gracieux de M. C, sont annulés.

Article 2 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B C, à la commune de La Trinité et à Mme D A.

Délibéré après l'audience du 10 janvier 2024, à laquelle siégeaient :

M. Bonhomme, président,

Mme Soler, conseillère,

Mme Sandjo, conseillère,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 janvier 2024.

La rapporteure,

Signé

G. SANDJO

Le président,

Signé

T. BONHOMMELa greffière,

Signé

M-L. DAVERIO

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

Ou par délégation la greffière,

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