mercredi 19 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2003965 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | SAJOUS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 2 octobre 2020, Mme D B, représentée par Me Sajous, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 28 mai 2020 par lequel le recteur de l'académie de Nice a prononcé sa radiation des cadres à compter du 1er septembre 2020 et le courrier du 2 juillet 2020 par lequel il a fixé le montant de son indemnité de départ volontaire ;
2°) d'enjoindre au recteur de l'académie de Nice de prendre une nouvelle décision fixant son indemnité de départ volontaire à la somme de 78 122,79 euros ;
3°) d'enjoindre au recteur de l'académie de Nice de lui verser la rémunération correspondant au mois de septembre 2020 ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision du 2 juillet 2020 a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que le recteur a fait application de dispositions non applicables en l'espèce ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation du montant de l'indemnité de départ volontaire au regard de son ancienneté.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 mars 2021, le recteur de l'académie de Nice conclut à ce qu'il n'y ait plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation de l'arrêté du 28 mai 2020, à titre principal à l'irrecevabilité des conclusions aux fins d'annulation du courrier du 2 juillet 2020 et à titre subsidiaire au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- l'arrêté du 16 octobre 2020 a implicitement mais nécessairement retiré l'arrêté du 28 mai 2020 ;
- les conclusions aux fins d'annulation du courrier du 2 juillet 2020 sont irrecevables dès lors qu'il ne s'agit pas d'une décision faisant grief à la requérante ;
- les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 1er juin 2021, la clôture d'instruction a été fixée au 19 juillet 2021.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions présentées par Mme B aux fins d'annulation de l'arrêté du 28 mai 2020 dès lors que celles-ci ne sont assorties d'aucun moyen.
Par un courrier, enregistré le 16 septembre 2022, Mme B a répondu au moyen d'ordre public soulevé.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;
- le décret n° 2008-368 du 17 avril 2008 ;
- le décret n° 2019-1596 du 31 décembre 2019 ;
- l'arrêté du 26 février 2019 fixant les modalités de détermination du montant de l'indemnité de départ volontaire instituée par le décret n° 2008-368 du 17 avril 2008 en cas de restructuration de service ;
- le code de justice administrative ;
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 28 septembre 2022 :
- le rapport de Mme C,
- les conclusions de M. Beyls, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B exerçait en tant que professeur certifiée hors-classe de sciences économiques et sociales au lycée Henri Matisse de Vence. Par un courrier du 3 avril 2020, elle a informé le rectorat de sa démission. Par un arrêté du 28 mai 2020, le recteur de l'académie de Nice a prononcé sa radiation des cadres à compter du 1er septembre 2020. Elle a formé un recours gracieux contre cette décision dès lors que celle-ci n'était pas assortie d'une indemnité de départ volontaire. Par un courrier du 2 juillet 2020, le recteur de l'académie de Nice a fixé le montant de son indemnité de départ volontaire. Par un courriel du 25 septembre 2020, elle a une nouvelle fois demandé le retrait de l'arrêté du 28 mai 2020. Par un arrêté du 16 octobre 2020, le recteur a prononcé sa réintégration dans ses fonctions à compter du 13 octobre 2020. Mme B demande l'annulation de l'arrêté du 28 mai 2020 et de la décision du 2 juillet 2020.
Sur la fin de non-recevoir tirée de l'irrecevabilité des conclusions aux fins d'annulation du courrier du 2 juillet 2020 :
2. Aux termes de l'article 1er du décret du 17 avril 2008 instituant une indemnité de départ volontaire dans sa rédaction applicable au litige : " Une indemnité de départ volontaire peut être attribuée aux fonctionnaires qui quittent définitivement la fonction publique de l'Etat à la suite d'une démission régulièrement acceptée en application du 2° de l'article 24 de la loi du 13 juillet 1983 susvisée, () et dont le poste fait l'objet d'une restructuration dans le cadre d'une opération de réorganisation du service. / L'agent qui souhaite bénéficier de l'indemnité de départ volontaire ne peut demander sa démission qu'à compter de la réception de la réponse de l'administration à la demande préalable de bénéfice de l'indemnité de départ volontaire " et aux termes de l'article 6 du même décret : " Le montant de l'indemnité de départ volontaire ne peut excéder une somme équivalente à vingt-quatre fois un douzième de la rémunération brute annuelle perçue par l'agent au cours de l'année civile précédant celle du dépôt de sa demande de démission. / (.) ".
3. Il résulte de ces dispositions d'une part que l'administration dispose d'une marge de manœuvre dans la fixation du montant de l'indemnité de départ volontaire, d'autre part qu'un agent qui demande sa démission suite à la réception de la réponse de l'administration à sa demande préalable de bénéfice de l'indemnité de départ volontaire doit être regardé comme ayant implicitement accepté le montant tel que fixé dans cette décision. Par suite, contrairement à ce que soutient le recteur en défense, la décision par laquelle l'administration fixe le montant d'une telle indemnité ne constitue pas une simple mesure d'information ou un acte préparatoire mais une décision faisant grief à l'agent concerné. Il suit de là que la fin de non-recevoir tirée de l'irrecevabilité des conclusions aux fins d'annulation de la décision du 2 juillet 2020 doit être écartée.
Sur les conclusions aux fins d'annulation de l'arrêté du 28 mai 2020 :
4. En premier lieu, un recours pour excès de pouvoir dirigé contre un acte administratif n'a d'autre objet que d'en faire prononcer l'annulation avec effet rétroactif. Si, avant que le juge n'ait statué, l'acte attaqué est rapporté par l'autorité compétente et si le retrait ainsi opéré acquiert un caractère définitif, il emporte alors disparition rétroactive de l'ordonnancement juridique de l'acte contesté, ce qui conduit à ce qu'il n'y ait lieu pour le juge de la légalité de statuer sur le mérite du recours dont il était saisi, même si l'acte rapporté a reçu exécution. En revanche, dans le cas où l'administration se borne à abroger l'acte attaqué, ou dans le cas où ce dernier devient caduc, ces circonstances ne privent d'objet le recours juridictionnel qu'à la double condition que cet acte n'ait reçu aucune exécution et que la décision d'abrogation, ou la caducité, soient devenues définitives.
5. D'une part, contrairement à ce que soutient le recteur en défense, l'arrêté du 16 octobre 2020 n'a pas eu pour effet de retirer l'arrêté du 28 mai 2020 mais a implicitement et nécessairement procédé à son abrogation. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que l'arrêté du 28 mai 2020 a reçu une exécution entre le 1er septembre 2020, date où il a commencé à produire ses effets, et le 13 octobre 2020, date où il a cessé de produire ses effets. Il suit de là que le recteur n'est pas fondé à soutenir que les conclusions aux fins d'annulation de l'arrêté du 28 mai 2020 auraient perdu leur objet.
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 411-1 du code de justice administrative : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. / L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours ".
7. En l'espèce, il ressort de la lecture de la requête présentée par Mme B que les conclusions aux fins d'annulation de l'arrêté du 28 mai 2020 ne sont assorties d'aucun moyen à leur appui. Par suite, ces conclusions sont irrecevables et ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les conclusions aux fins d'annulation de la décision du 2 juillet 2020 :
Sur le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte :
8. Par arrêté n° 2019-09 du 13 septembre 2019 publié au recueil des actes administratifs n° R93-2019-120 du 23 septembre 2019, le recteur de l'académie de Nice a accordé une délégation de signature à M. H G, adjoint au secrétaire général de l'académie de Nice et directeur des ressources humaines, signataire de la décision en litige, pour toutes les décisions administratives en cas d'absence ou d'empêchement de M. A E et de M. I F. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte attaqué doit être écarté.
Sur le moyen tiré de l'erreur de droit :
9. En premier lieu, aux termes de l'article 1er du décret du 17 avril 2008 instituant une indemnité de départ volontaire dans sa rédaction applicable au litige : " (). / L'agent qui souhaite bénéficier de l'indemnité de départ volontaire ne peut demander sa démission qu'à compter de la réception de la réponse de l'administration à la demande préalable de bénéfice de l'indemnité de départ volontaire ".
10. D'une part, il ne ressort d'aucune pièce du dossier que la requérante aurait présenté sa démission le 17 juin 2019, contrairement à ce qu'elle soutient dans ses écritures. D'autre part, il résulte des dispositions précitées que pour pouvoir bénéficier d'une indemnité de départ volontaire, un agent ne peut demander sa démission qu'à compter de la réception de l'administration à sa demande préalable de bénéfice de l'indemnité de départ volontaire soit, en l'espèce, après le 2 juillet 2020, date de la décision attaquée.
11. En deuxième lieu, aux termes de l'article 9 du décret du 31 décembre 2019 relatif à l'indemnité spécifique de rupture conventionnelle dans la fonction publique et portant diverses dispositions relatives aux dispositifs indemnitaires d'accompagnement des agents dans leurs transitions professionnelles : " A titre transitoire, et sous réserve que la démission soit effective avant le 1er janvier 2021, les agents publics visés à l'article 1er peuvent demander, jusqu'au 30 juin 2020, à bénéficier des indemnités de départ volontaires servies en application de l'article 3 du décret du 17 avril 2008 susvisé () dans leur rédaction antérieure à l'entrée en vigueur du présent décret ". Aux termes de l'article 3 du décret du 17 avril 2008 instituant une indemnité de départ volontaire dans sa rédaction en vigueur du 1er janvier 2019 au 1er janvier 2020 : " Nonobstant les dispositions de l'article 2 du présent décret, l'indemnité de départ volontaire peut être attribuée aux agents mentionnés à l'article 1er qui quittent définitivement la fonction publique de l'Etat pour créer ou reprendre une entreprise au sens de l'article L. 5141-1 du code du travail. / Dans ce cas, les dispositions concernant la suppression du poste ou sa restructuration mentionnées à l'article 1er du présent décret ne s'appliquent pas. / () ".
12. Il résulte de ces dispositions que dès lors que Mme B avait adressé sa demande au recteur avant le 30 juin 2020, elle pouvait bénéficier d'une indemnité de départ volontaire servie en application de l'article 3 du décret du 17 avril 2008 dans sa rédaction antérieure au 1er janvier 2020.
13. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 du même décret du 31 décembre 2019 : " Les indemnités de départ volontaires servies à la suite d'une démission devenue effective avant l'entrée en vigueur du présent décret en application de l'article 3 du décret du 17 avril 2008 susvisé () restent régies par les dispositions antérieurement applicables ".
14. En l'espèce, il résulte de ce qui a été dit au point 10 que la démission effective de Mme B n'a pu intervenir qu'à compter de la décision du recteur du 2 juillet 2020. Par suite, en application de ces dispositions et dès lors que sa démission n'était pas intervenue avant le 1er janvier 2020, l'indemnité de départ volontaire dont elle demandait à bénéficier devait être régie par les dispositions applicables à compter du 1er janvier 2020.
15. En quatrième lieu, aux termes de l'article 6 du décret du 17 avril 2008 instituant une indemnité de départ volontaire dans sa rédaction applicable à compter du 1er janvier 2020 : " Le montant de l'indemnité de départ volontaire ne peut excéder une somme équivalente à vingt-quatre fois un douzième de la rémunération brute annuelle perçue par l'agent au cours de l'année civile précédant celle du dépôt de sa demande de démission. Les modalités de calcul du montant de l'indemnité de départ volontaire attribuée en application de l'article 2 sont fixées par un arrêté des ministres chargés de la fonction publique et du budget. / () ". Aux termes de l'article 1er de l'arrêté du 26 février 2019 fixant les modalités de détermination du montant de l'indemnité de départ volontaire instituée par le décret n° 2008-368 du 17 avril 2008 en cas de restructuration de service : " En application de l'article 2 du décret du 17 avril 2008 susvisé, le montant de l'indemnité de départ volontaire est égal à un douzième de la rémunération brute annuelle perçue par l'agent au cours de l'année civile précédant celle du dépôt de la demande de démission multiplié par le nombre d'années échues de service effectif dans l'administration, dans la limite de vingt-quatre fois un douzième de sa rémunération brute annuelle ".
16. D'une part, contrairement à ce que soutient la requérante, les dispositions précitées de l'article 1er de l'arrêté du 26 février 2019 ne sont pas applicables à sa situation dès lors qu'elle a sollicité une indemnité de départ volontaire en application de l'article 3 du décret du 17 avril 2008 et non en application de l'article 2 du même décret. D'autre part, il résulte de ces dispositions que la seule règle encadrant le montant de l'indemnité de départ volontaire servie en application de l'article 3 du décret du 17 avril 2008 pour une démission effective entre le 1er janvier 2020 et le 31 décembre 2020 est son encadrement par un plafond équivalent à vingt-quatre fois un douzième de la rémunération brute annuelle perçue par l'agent au cours de l'année civile précédant celle du dépôt de sa demande de démission. Il ne résulte d'aucune disposition législative ou règlementaire que l'administration ne pourrait moduler le montant de l'indemnité servie dès lors que ce plafond est respecté. Par suite, la requérante n'est pas fondée à soutenir que le recteur aurait commis une erreur de droit dès lors qu'il n'aurait pas fait application des modalités de liquidation prévues par l'arrêté du 26 février 2019 fixant les modalités de détermination du montant de l'indemnité de départ volontaire en cas de restructuration de service.
Sur le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation :
17. Dans le cas où un texte prévoit l'attribution d'un avantage sans avoir défini l'ensemble des conditions permettant de déterminer à qui l'attribuer parmi ceux qui sont en droit d'y prétendre ou de fixer le montant à leur attribuer individuellement, l'autorité compétente peut, qu'elle dispose ou non en la matière du pouvoir réglementaire, encadrer l'action de l'administration, dans le but d'en assurer la cohérence, en déterminant, par la voie de lignes directrices, sans édicter aucune condition nouvelle, des critères permettant de mettre en œuvre le texte en cause, sous réserve de motifs d'intérêt général conduisant à y déroger et de l'appréciation particulière de chaque situation.
18. Par une circulaire n° 2014-156 du 27 novembre 2014, le ministre de l'éducation nationale a entendu aiguiller les recteurs d'académie concernant les modalités de versement de l'indemnité de départ volontaire pour les fonctionnaires relevant du ministère chargé de l'éducation nationale et exerçant notamment leurs fonctions dans les établissements publics locaux d'enseignement. Si cette circulaire ne présente pas de caractère impératif, elle précise que pour les agents disposant d'une ancienneté de plus de 10 ans, la fourchette dans laquelle doivent généralement s'inscrire le montant de l'indemnité est comprise entre 25 et 50% du plafond règlementaire.
19. En l'espèce, en fixant à la somme de 18 488,86 euros, correspondant à 25% du montant maximal autorisé par les dispositions précitées du 17 avril 2008, le montant d'indemnité de départ volontaire alloué à Mme B, qui totalisait 26 ans et 9 mois d'ancienneté dans la fonction publique, le recteur de l'académie de Nice n'a pas entaché sa décision d'erreur manifeste d'appréciation.
20. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation de la décision du 2 juillet 2020 présentées par Mme B doivent être rejetées.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
21. Le présent jugement, qui rejette les conclusions aux fins d'annulation présentées par la requérante, n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions visées ci-dessus ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés à l'instance :
22. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que Mme B demande au titre des frais liés au litige.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme D B et à la rectrice de l'académie de Nice.
Une copie sera adressée pour information au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse.
Délibéré après l'audience du 28 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Bonhomme, président,
Mme Soler, conseillère,
M. Holzer, conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 octobre 2022.
La rapporteure,
signé
N. C
Le président,
signé
T. BONHOMME La greffière,
signé
M.L. DAVERIO
La République mande et ordonne à la rectrice de l'académie de Nice en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Ou par délégation la greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
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01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026