mardi 1 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2105693 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | PERIE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 29 octobre 2021 et le 21 décembre 2023, M. A B, représenté par Me Perie, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique du 15 juillet 2021 lui infligeant une sanction d'exclusion temporaire de fonctions de trois mois dont deux avec sursis ;
2°) d'enjoindre à l'administration de le rétablir sans délai dans ses fonctions, droits et prérogatives ;
3°) de rétablir les conditions financières dont il a été privé ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté en litige est signé par une autorité incompétente;
- il n'est pas assorti de la mention des voies de recours ;
- il est intervenu au terme d'une procédure irrégulière, le procès-verbal du conseil de discipline ayant été établi au-delà du délai de deux mois prescrit par le décret du 28 mai 1982 ;
- il est entaché d'un défaut de motivation ;
- il méconnaît les droits de la défense en ce qu'il n'a pas été avisé de son droit d'être assisté au conseil de discipline et n'a pu obtenir communication des procès-verbaux d'audition des agents interrogés ;
- la commission d'enquête a été menée de manière hâtive ;
- il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation ;
- il est entaché de dénaturation des faits ;
- la sanction est disproportionnée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 août 2022, le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la requête est tardive ;
- les conclusions à fins d'injonction présentées par le requérant sont irrecevables ;
- les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Guilbert,
- les conclusions de Mme Belguèche, rapporteure publique,
- les parties n'étant ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, inspecteur principal des finances publiques, a intégré la direction générale des finances publiques le 1er septembre 1981. Par un arrêté du 15 juillet 2021, signifié par voie d'huissier, le ministre a notifié à M. B, alors affecté en qualité de chargé de mission auprès du responsable du pôle de recouvrement spécialisé de la direction départementale des finances publique des Alpes-Maritimes, une sanction d'exclusion temporaire de fonctions d'une durée de trois mois assortie d'un sursis d'une durée de deux mois. M. B a formé un recours gracieux contre cette décision le 23 septembre 2021, reçu par le ministre de l'économie, des finances et de la relance le 29 septembre 2021. Le silence gardé par l'administration pendant deux mois a fait naître une décision implicite de rejet. Par la présente requête, M. B demande au tribunal d'annuler l'arrêté ministériel du 15 juillet 2021.
2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée ". Aux termes de l'article R.421-5 du même code : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision. ". Par ailleurs, aux termes de l'article L.411-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute décision administrative peut faire l'objet, dans le délai imparti pour l'introduction d'un recours contentieux, d'un recours gracieux ou hiérarchique qui interrompt le cours de ce délai. ".
3. Il ressort des pièces du dossier, et notamment des termes du recours gracieux adressé par M. B à l'administration le 23 septembre 2021, que l'arrêté ministériel du 15 juillet 2021 lui a été notifié par voie d'huissier le 23 juillet 2021, que cet arrêté était assorti d'un courrier précisant qu'il disposait, à compter de cette notification, d'un délai de deux mois pour contester la décision devant la juridiction administrative compétente. Il est constant que ce recours gracieux a été remis à l'administration le 29 septembre 2021, soit au-delà du délai de deux mois imparti à l'intéressé. Or, contrairement à ce que soutient le requérant, la circonstance que la mention des voies et délais de recours de la décision en litige ne précise pas la juridiction compétente à l'intérieur de la juridiction administrative pour connaître du recours dirigé contre cette décision, ni son adresse et son numéro de télécopie est sans influence sur la computation des délais.
4. Il s'ensuit que la requête présentée par M. B le 29 octobre 2021, soit plus de deux mois après la notification de la décision en litige, délai qui n'a pas été interrompu par l'envoi hors délai du recours gracieux de l'intéressé, est tardive et doit, pour ce motif, être rejetée.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.
Copie en sera adressée eu directeur départemental des finances publiques des Alpes-Maritimes.
Délibéré après l'audience du 10 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Soli, président,
Mme Gazeau, première conseillère,
Mme Guilbert, première conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er octobre 2024.
La rapporteure,
signé
L. Guilbert
Le président,
signé
P. Soli
La greffière,
signé
C. Ravera
La République mande et ordonne au ministre de l'économie et des finances en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation, la greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026