jeudi 10 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2301482 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | Magistrat M d'IZARN de VILLEFORT |
| Avocat requérant | DEMES AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 27 mars 2023, Mme A B, représentée par Me Pineau, demande au tribunal :
1°) de condamner la métropole Nice Côte d'azur à lui verser la somme totale de 5 000 euros en réparation du préjudice qu'elle estime avoir subi en raison de la chute dont elle a été victime le 11 juin 2022 à Nice ;
2°) à titre subsidiaire, d'ordonner une mesure d'expertise à fin d'évaluer le préjudice subi.
Elle soutient que :
- la chute dont elle a été victime le 11 juin 2022 boulevard Jean Jaurès à Nice résulte du basculement d'une dalle, constitutif d'un défaut d'entretien normal ;
- elle doit être indemnisée à hauteur de 5 000 euros, tous préjudices confondus, y compris pretium doloris et préjudice moral.
Par une lettre enregistrée le 3 avril 2023, la caisse primaire d'assurance maladie du Var, agissant pour le compte de la caisse primaire d'assurance maladie des Alpes-Maritimes, a fait connaître le montant des débours supportés du fait de l'accident du 11 juin 2022, lesquels s'élèvent à 341,71 euros, dont 251,74 euros au titre des frais médicaux et 89,97 euros au titre des frais pharmaceutiques.
Elle déclare ne pas entendre intervenir dans cette instance.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 mai 2023, la métropole Nice Côte d'azur, représentée par Me Jacquemin, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de Mme B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable comme tardive ;
- la matérialité des faits n'est pas établie ;
- l'existence d'un défaut d'entretien normal n'est pas établie ;
- l'accident est dû à la faute de la victime qui n'a pas fait preuve d'une attention suffisante ;
- la réalité du préjudice n'est pas établie ;
- l'évaluation du préjudice est excessive.
Vu les autres pièces du dossier.
Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 26 janvier 2023.
Vu :
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative ;
La présidente du tribunal a désigné M. d'Izarn de Villefort pour statuer sur les litiges visés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. d'Izarn de Villefort,
- et les conclusions de M. Myara, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B demande au tribunal de condamner la métropole Nice Côte d'azur à lui verser la somme totale de 5 000 euros en réparation du préjudice qu'elle estime avoir subi en raison de la chute dont elle a été victime le 11 juin 2022, boulevard Jean Jaurès à Nice.
2. Il résulte de l'instruction que Mme B est tombée sur le trottoir du boulevard Jean Jaurès à Nice, au niveau de la rue de la Tour, et que, prise en charge par les pompiers, elle a été admise au service des urgences du CHU Pasteur. Elle soutient que sa chute a été provoquée par une des dalles du carrelage du trottoir qui, étant descellée, a basculé lorsqu'elle a posé le pied dessus. Elle produit à cet effet une attestation d'une commerçante qui l'a vue chuter. Ce témoin se trouvait devant son commerce, situé à distance des lieux, au 3 rue de la Tour. Les photographies produites par la métropole Nice Côte d'azur démontrent que la dalle qui aurait provoqué la chute en cause était effectivement descellée et formant saillie de 2 cm d'un côté et enfoncée à la même profondeur de l'autre côté, l'épaisseur de cette dalle étant de 8 cm. Ce défaut de planéité, d'une ampleur limitée, était suffisamment visible par un piéton normalement attentif, l'accident étant d'ailleurs survenu en plein jour. Si, dans son recours administratif dirigé contre la décision implicite de rejet de la demande d'indemnité et devant le tribunal, la requérante fait en outre état d'un basculement de la dalle mise en cause et que l'attestation précitée a été complétée pour mentionner cette circonstance, l'existence même d'un basculement significatif de la dalle se distinguant de sa mobilité due à son descellement n'est pas avérée. Dans ces conditions, l'imperfection relevée ne peut être regardée comme un défaut d'entretien normal de l'ouvrage public de nature à engager la responsabilité de la métropole Nice Côte d'azur.
3. Il résulte de ce qui précède que, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée par la métropole Nice Côte d'azur, Mme B n'est pas fondée à demander la condamnation de celle-ci au versement d'une indemnité.
4. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la métropole Nice Côte d'azur au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
DECIDE :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la métropole Nice Côte d'azur tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera adressé à Mme A B, à la caisse primaire d'assurance maladie du Var et à la métropole Nice Côte d'azur.
Copie sera transmise à la caisse primaire d'assurance maladie des Alpes-Maritimes.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 octobre 2024.
Le magistrat désigné,
Signé
P. d'IZARN de VILLEFORT La greffière,
signé
E. GIALIS
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Ou par délégation, la greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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01/06/2026