LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA105-2201153

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — Décision N° TA105-2201153

jeudi 12 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de la Guadeloupe
SectionTribunal Administratif de la Guadeloupe
N° DossierTA105-2201153
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantHODEBAR-LOUIS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 21 octobre 2022, Mme B A, représentée par Me Saint-Clément, doit être regardée comme demandant au tribunal :

1°) de condamner le centre hospitalier universitaire de Guadeloupe (CHUG) à lui verser la somme de 28 000 euros en réparation du préjudice qu'elle estime avoir subi en raison du différentiel entre sa rémunération perçue entre octobre 2017 et août 2020 et la rémunération qui correspond aux fonctions qu'elle a effectivement exercé durant cette période ;

2°) de mettre à la charge du CHUG une somme de 2 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- sa requête est recevable ;

- la décision de rejet du 31 décembre 2021 est insuffisamment motivée ;

- la décision de nomination en date du 28 janvier 2021 est entachée d'illégalité dès lorsqu'elle aurait dû être nommée infirmière anesthésiste titulaire dès le 3 octobre 2017, ou qu'à tout le moins cette décision aurait dû tenir compte de son ancienneté à compter de cette date ;

- elle est fondée à solliciter l'indemnisation de son préjudice correspondant au manque à gagner entre le salaire d'infirmière en soins généraux qu'elle a perçu et les fonctions d'infirmière anesthésiste qu'elle a effectivement exercées entre le mois d'octobre 2017 et le mois d'août 2020.

Par un mémoire en défense enregistré le 27 décembre 2022, le CHUG représenté par Me Hodebar-Louis, conclut à l'irrecevabilité de la requête, à son rejet et à ce que soit mis à la charge de Mme A le versement d'une somme de 1 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- les conclusions formulées à l'encontre des décisions de mise en stage et d'avancement d'échelon émises par le CHUG le 28 janvier 2021, sont irrecevables pour cause de tardiveté ;

- la décision de rejet du 31 décembre 2021 du CHUG adressée par courrier à l'avocat de la requérante ne constitue pas une décision administrative faisant grief et est insusceptible de faire l'objet d'un recours ;

- les autres moyens ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général de la fonction publique ;

- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 ;

- le décret n° 2017-984 du 10 mai 2017 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Ceccarelli, première conseillère,

- les conclusions de Mme Créantor, rapporteure publique,

- les observations de Me Troupé, substituant Me Hodebar-Louis, représentant le centre hospitalier universitaire.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B A, infirmière en soins généraux titulaire au sein du CHU du Kremlin-Bicêtre depuis 2010, a obtenu une disponibilité en février 2011 avant d'être recrutée par le CHUG en qualité d'infirmière contractuelle du 19 septembre 2011 au 31 août 2014. Elle a entamé la formation d'infirmière anesthésiste durant l'année 2015 et s'est vu délivrer le diplôme d'infirmière anesthésiste le 27 septembre 2017. Après avoir sollicité sa mutation, la requérante a de nouveau intégré le CHUG, le 3 octobre 2017, en qualité d'infirmière contractuelle en soins généraux. Par courrier en date du 21 novembre 2019, le CHUG l'a informée que sa candidature au poste d'infirmière diplômée d'Etat avait été retenue et que son recrutement par voie de mutation serait effectif à compter du 1 décembre 2019. Par une décision du 28 janvier 2021, elle a été rétroactivement nommée, en qualité de stagiaire, infirmière anesthésiste de 1er grade en soins généraux à compter du 1er décembre 2019. Par une décision du même jour, elle a été promue à l'échelon 2 avec effet rétroactif au 19 août 2020, puis elle a été nommée infirmière anesthésiste en qualité de stagiaire, au 1er grade et échelon 1, à compter du 1er septembre 2020. Par un courrier du 24 septembre 2021, reçu le 28 septembre 2021, la requérante a réclamé au CHUG le versement de la somme de 28 000 euros en indemnisation de son préjudice résultant de l'inadéquation entre sa rémunération perçue entre octobre 2017 et août 2020 en tant qu'infirmière de soins généraux (IDE) et ses fonctions exercées en tant qu'infirmière anesthésiste (IADE) durant cette période. Une décision expresse de refus lui a été notifiée par courrier du 31 décembre 2021. Par la présente requête, la requérante doit être regardée comme demandant au tribunal de condamner le CHU à lui verser la somme de 28 000 euros.

Sur la recevabilité

2. D'une part, aux termes du premier alinéa de l'article R. 421-2 du code de justice administrative : " Sauf disposition législative ou réglementaire contraire, dans les cas où le silence gardé par l'autorité administrative sur une demande vaut décision de rejet, l'intéressé dispose, pour former un recours, d'un délai de deux mois à compter de la date à laquelle est née une décision implicite de rejet. Toutefois, lorsqu'une décision explicite de rejet intervient avant l'expiration de cette période, elle fait à nouveau courir le délai de recours. La date du dépôt de la demande à l'administration, constatée par tous moyens, doit être établie à l'appui de la requête ". D'autres part, en vertu de l'article L. 112-2 du code des relations entre le public et l'administration, ne sont applicables aux relations entre l'administration et ses agents ni les dispositions de l'article L. 112-3 de ce code aux termes desquelles : " Toute demande adressée à l'administration fait l'objet d'un accusé de réception ", ni celles de son article L. 112-6 qui dispose que : " les délais de recours ne sont pas opposables à l'auteur d'une demande lorsque l'accusé de réception ne lui a pas été transmis () ". Enfin, l'article L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration prévoit que le silence gardé par l'administration pendant deux mois vaut décision de rejet dans les relations entre les autorités administratives et leurs agents.

3. Il résulte de l'ensemble de ces dispositions qu'en cas de naissance d'une décision implicite de rejet du fait du silence gardé par l'administration pendant la période de deux mois suivant la réception d'une demande, le délai de deux mois pour se pourvoir contre une telle décision implicite court dès sa naissance à l'encontre d'un agent public, alors même que l'administration n'a pas accusé réception de la demande de cet agent, les dispositions de l'article L. 112-3 du code des relations entre le public et l'administration n'étant pas applicables aux agents publics. Ce n'est qu'au cas où, dans le délai de deux mois ainsi décompté, l'auteur de la demande adressée à l'administration reçoit notification d'une décision expresse de rejet qu'il dispose alors, à compter de cette notification, d'un nouveau délai pour se pourvoir.

4. Il résulte de l'instruction que la requérante a formé un recours gracieux par courrier reçu par le CHUG le 28 septembre 2021. Le silence gardé par ce dernier a fait naître une décision implicite de rejet le 28 novembre 2021. La requérante était recevable à la contester jusqu'au 29 janvier 2022. Toutefois, par un courrier du 31 décembre 2021, le CHUG a expressément rejeté la demande de Mme A, faisant courir un nouveau délai de recours de deux mois à compter de cette date. La requérante pouvait ainsi contester la décision attaquée jusqu'au 1er mars 2022. Dès lors, la requête enregistrée le 21 octobre 2022 au greffe du tribunal est tardive et doit, par suite, être rejetée comme irrecevable, dans toutes ses conclusions.

Au surplus sur les conclusions aux fins d'indemnisation

5. En premier lieu, les vices propres d'une décision de rejet d'un recours gracieux ne peuvent être utilement contestés dans la mesure où l'exercice de ce recours n'a d'autre objet que d'inviter l'auteur à reconsidérer sa position. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision du 31 décembre 2021 portant rejet du recours gracieux, doit être écarté comme inopérant.

6. En second lieu, Mme A soutient que les décisions de nomination en date du 28 janvier 2021 sont entachées d'illégalité dès lorsqu'elle aurait dû être nommée infirmière anesthésiste titulaire dès le 3 octobre 2017, ou qu'à tout le moins ces décisions auraient dû tenir compte de son ancienneté.

7. D'une part aux termes de l'article L. 511-3 du code général de la fonction publique : " Hormis les cas où le détachement et la mise en disponibilité sont de droit, une administration ne peut s'opposer à la demande de l'un de ses fonctionnaires tendant, avec l'accord du service, de l'administration ou de l'organisme public ou privé d'accueil, à être placé dans l'une des positions mentionnées à l'article L. 511-1 ou à être intégré directement dans une autre administration qu'en raison des nécessités du service ou, le cas échéant, d'un avis rendu par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Elle peut exiger de lui qu'il respecte un délai maximal de préavis de trois mois. Son silence gardé pendant deux mois à compter de la réception de la demande du fonctionnaire vaut acceptation de cette demande. / Ces dispositions sont également applicables en cas de mutation ou de changement d'établissement, sauf lorsque ces mouvements donnent lieu à l'établissement d'un tableau périodique de mutations. (.) ".

8. Les dispositions précitées sont relatives au silence gardé par l'administration d'origine à la demande de mutation de l'agent public. Dès lors que la requérante se prévaut de ce texte pour contester la légalité du silence gardé par son administration d'accueil sur sa mutation jusqu'à son courrier daté du 21 novembre 2019, le moyen doit être écarté comme inopérant.

9. D'autre part, aux termes de l'article L. 332-19 du code général de la fonction publique : " Pour assurer le remplacement momentané d'agents publics hospitaliers, les établissements mentionnés à l'article L. 5 peuvent recruter des agents contractuels hospitaliers dans les cas suivants : / 1° Lorsque les agents publics hospitaliers sont autorisés à exercer leurs fonctions à temps partiel ; / 2° Lorsque les agents publics hospitaliers sont indisponibles en raison d'un congé régulièrement accordé. Le contrat est conclu pour une durée déterminée. Il est renouvelable, par décision expresse, dans la limite de la durée de l'absence de l'agent public hospitalier à remplacer. ". Aux termes de l'article L. 512-18 du même code : " L'autorité compétente procède aux mutations des fonctionnaires de l'Etat en tenant compte des besoins du service. () ". Il résulte de l'article 32 de la loi du 9 janvier 1986 alors en vigueur, puis codifié à l'article L. 322-5 du code général de la fonction publique, qu'en cas de mutation, l'agent conserve le même grade et le même échelon, ainsi que son ancienneté dans l'établissement d'accueil.

10. En l'espèce, s'il est constant que la requérante a obtenu son diplôme d'infirmière anesthésiste (IADE) le 27 septembre 2017, il ne ressort d'aucune des pièces du dossier qu'elle a déposé une candidature pour un poste d'IADE auprès du CHUG ou qu'elle a formulé une demande de titularisation ou encore qu'un tel poste était vacant avant sa nomination le 1er septembre 2020. Tous les documents qu'elle produit révèlent qu'elle a postulé au sein de cet établissement dans le cadre d'une mutation visant à se rapprocher de sa famille vivant en Guadeloupe alors que son poste précédent se situait en Ile-de-France. Dans son courrier en date du 2 octobre 2017, adressé au CHUG, elle indique être " titulaire d'un poste d'infirmière en soins généraux ", et non anesthésiste, elle explique souhaiter réintégrer l'établissement, après ses années de formation en spécialité anesthésiste dans le cadre d'une mutation et ajoute " en espérant régulariser ma situation afin de procéder à mon changement de statut par la suite ". Au sein de ses échanges avec le CHUG elle ne fait état que de sa demande de mutation et le courrier que le CHUG lui a adressé le 21 novembre 2019 fait mention de sa candidature pour un poste d'infirmier (IDE) et non IADE, sans qu'il soit possible de la dater avec précision, et lui précise qu'il souhaite que sa mutation soit effective le 1er décembre 2019. Il sera précisé que la mutation externe n'a en tant que telle aucun impact sur le salaire, et que la circonstance que Mme A ait obtenu son diplôme d'infirmier anesthésiste et qu'elle aurait souhaité être titularisée n'emporte pas obligation pour l'administration de la recruter sur un tel poste. Ainsi, la requérante ne peut valablement soutenir qu'elle n'a pas accepté être embauchée en tant qu'infirmière contractuelle en soins généraux diplômée d'Etat à compter du mois d'octobre 2017 dans le cadre d'une mutation.

11. Enfin, Mme A a été titularisée infirmière anesthésiste diplômée d'Etat au 1er septembre 2020, en application du décret n° 2017-984 du 10 mai 2017 portant statut particulier du corps des infirmiers anesthésistes de la fonction publique hospitalière qui ne prévoit pas que les services antérieurs accomplis en qualité d'infirmière anesthésiste non titulaire sont assimilés à des services effectifs. En revanche, il résulte de l'instruction que la rémunération correspondante à cette spécialisation lui a été rétroactivement versée à compter du 1er septembre 2020. Au surplus, si le CHUG semble admettre dans ses écritures que la requérante a pu exercer des fonctions d'IADE entre le 3 octobre 2017 et le 1er septembre 2020, la requérante n'établit ni la temporalité, ni la régularité de ces missions, et il ressort de ses échanges avec le CHUG, notamment les courriel du 28 janvier 2018 et du 29 mai 2018 qu'elle occupait au cours de cette période des fonctions d'IDE : " j'occupe un poste d'IDE alors que je suis IADE ", " occupant un poste d'infirmière en salle de surveillance post-interventionnelle depuis le 3 octobre 2017 " et " je n'exerce pas les fonctions pour lesquelles je suis qualifiée ". Dans ces conditions, Mme A n'est pas fondée à contester le bien-fondé de la décision attaquée.

12. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de la requérante aux fins d'indemnisation doivent être rejetées comme étant irrecevables.

Sur les frais liés à l'instance

13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge du CHUG, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par Mme A au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Par ailleurs, il n'y a pas lieu dans les circonstances de l'espèce de mettre à la charge du Mme A la somme demandée par le CHUG au même titre.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : Les conclusions du centre hospitalier universitaire de Guadeloupe présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Madame B A, à Me Saint-Clément, à Me Hodebar-Louis et au centre hospitalier universitaire de Guadeloupe.

Délibéré après l'audience du 28 novembre 2024, à laquelle siégeaient :

- M. Santoni, président,

- Mme Ceccarelli, première conseillère,

- Mme Bakhta, conseillère,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 décembre 2024.

La rapporteure,

Signé

C. CECCARELLI

Le président,

Signé

J-L. SANTONI

La greffière,

Signé

A. CETOL

La République mande et ordonne à la ministre de la santé et de l'accès aux soins en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice, à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

L'adjointe de la greffière en chef,

Signé

A. Cétol

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions