lundi 21 août 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guadeloupe |
| Section | Tribunal Administratif de la Guadeloupe |
| N° Dossier | TA105-2300935 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | DJIMI VÉRITÉ |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire en production de pièces, enregistrés les 1er et 2 août 2023, M. C A, représenté par Me Gérald Coralie, doit être regardé comme demandant au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de l'arrêté n° RF/2023/164 du 4 juillet 2023 par lequel le préfet de la Guadeloupe a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français, avec délai de départ volontaire, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur sa légalité.
Il soutient que :
- l'urgence est présumée compte tenu de l'imminence de son éloignement ; l'urgence est caractérisée par la séparation avec sa compagne et mère de ses enfants, chez qui il réside, que l'exécution de la mesure d'éloignement engendrerait ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision litigieuse, dès lors que l'arrêté contesté, d'une part, méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et porte atteinte à sa vie privée et familiale au sens de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et, d'autre part, est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences qu'il emporte sur sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 août 2023, le préfet de la Guadeloupe conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- l'urgence n'est pas caractérisée ;
- aucun des moyens invoqués par le requérant n'est de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté attaqué.
Par un mémoire complémentaire, enregistré le 17 août 2023, M. A, représenté par Me Vérité Djimi, qui se substitue à Me Coralie, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l'exécution de l'arrêté n° RF/2023/164 du 4 juillet 2023 par lequel le préfet de la Guadeloupe a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français, avec délai de départ volontaire, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur sa légalité ;
2°) d'enjoindre au même préfet de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour "Vie privée et familiale", l'autorisant à travailler, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, jusqu'à la décision au fond à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros à lui verser au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition d'urgence est caractérisée et remplie compte tenu de sa situation dès lors que l'arrêté prononcé à son encontre, qui, notamment, l'oblige de quitter le territoire français, le conduit à se séparer de sa famille et à mettre fin à l'ensemble de ses liens personnels et affectifs sur le territoire français ;
- les moyens tirés la méconnaissance des articles 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'erreur manifeste d'appréciation sur les conséquences que l'arrêté emporte sur sa situation personnelle sont de nature à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté contesté du 4 juillet 2023.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 1er août 2023, sous le n° 2300919, par laquelle M. A demande au tribunal l'annulation de l'arrêté du 4 juillet 2023.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif a désigné M. Sabatier-Raffin pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique, tenue en présence G Cétol, greffière d'audience, ont été entendus :
- le rapport de M. Sabatier-Raffin ;
- les observations de Me Vérité Djimi, se substituant à Me Coralie, et représentant M. A.
Le préfet de la Guadeloupe n'était nt ni présent, ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à 15 h 15, soit à l'issue de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant haïtien, né le 12 juin 1970 à La Gonave (Haïti), demande au juge des référés de suspendre l'exécution de l'arrêté du 4 juillet 2023, par lequel le préfet de la Guadeloupe lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour et lui a fait l'obligation de quitter le territoire français, avec un délai de départ volontaire, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cet arrêté.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : "Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. / ().".
3. D'une part, l'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande de suspension d'une décision refusant la délivrance d'un titre de séjour, d'apprécier et de motiver l'urgence compte tenu de l'incidence immédiate du refus de titre de séjour sur la situation concrète de l'intéressé. Cette condition d'urgence sera, en principe, constatée dans le cas d'un refus de renouvellement du titre de séjour, comme dans le cas d'un retrait de celui-ci. De plus, l'article L. 761-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ayant écarté l'application en Guadeloupe de l'article L. 722-7 du même code, le recours d'un étranger dirigé contre une décision de refus de séjour assortie d'une obligation de quitter le territoire français mentionnant le pays de destination ne suspend pas l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. Ainsi, la perspective de la mise en œuvre à tout moment de la mesure d'éloignement ainsi décidée est de nature à caractériser une situation d'urgence ouvrant au juge des référés le pouvoir de prononcer la suspension de l'exécution de la décision de refus de séjour assortie d'une obligation de quitter le territoire français en application des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Dans les autres cas, il appartient au requérant de justifier de circonstances particulières caractérisant la nécessité pour lui de bénéficier, à très bref délai, d'une mesure provisoire dans l'attente d'une décision juridictionnelle statuant sur la légalité de la décision litigieuse.
4. En l'espèce, par l'arrêté attaqué, le préfet de la Guadeloupe a refusé de délivrer à M. A le titre de séjour qu'il sollicitait, a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de départ volontaire de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné. Dès lors, il bénéficie de la présomption d'urgence prévue au point précédent de la présente ordonnance. Cette présomption n'étant pas renversée par le préfet, la condition tenant à l'urgence doit, dès lors, être regardée comme satisfaite.
5. D'autre part, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : "1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui.". Ces stipulations ne sauraient, en tout état de cause, s'interpréter comme comportant pour un Etat l'obligation générale de respecter le choix, par un demandeur de titre de séjour, d'y établir sa résidence privée et de permettre son installation ou le regroupement de sa famille sur son territoire. Et aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : "L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République.".
6. M. A soutient être entré sur le territoire français en 2004 et n'avoir, par ailleurs, jamais quitté le territoire français depuis son arrivée, en produisant, notamment, ses avis d'imposition de 2003, 2004, 2006 sans revenus, 2012 et 2020, un commandement de payer de la Trésorerie de Sainte-Anne du 27 avril 2010, un courrier de l'administration fiscale de 2018, de multiples factures à son nom, dont d'électricité des 27 octobre 2004 et 11 juillet 2005, de pièces détachées pour auto-moto-vélo du 17 septembre 2005, de chez Milenis du 15 juillet 2017, de sacs scolaires pour ses enfants chez l'enseigne "Multi Sacs" à Pointe-à-Pitre du 24 août 2022, de chaussures junior pour enfant du 29 août 2022 chez "Go Sport" et des fournitures scolaires et sa convocation à la préfecture le 2 août 2023 mentionnant une adresse chez Mme D aux Abymes. Il soutient, en effet, être domicilié chez Mme B D, ressortissante haïtienne, en situation régulière, titulaire d'une de carte séjour pluriannuelle, valable pour la période du 24 janvier 2022 au 23 janvier 2024, que le requérant joint à sa requête en référé, accompagnée des multiples récépissés et titres de séjour de sa compagne pour les années 2011, 2012, 2013, 2015, 2016, 2017, 2018 à 2020. Il ressort des pièces du dossier que Mme D est la mère de ses deux enfants, F et E, nés les 27 juillet 2012 et 21 décembre 2015, qu'il a reconnus les 27 novembre 2012 et 12 janvier 2016, avec prise du patronyme du père. Il produit les actes de naissance de ses deux garçons, leurs certificats de scolarité pour les années 2018-2019, 2020-2021, 2021-2022 et ceux de 2022-2023 datés du 21 novembre 2022, respectivement en cours moyen deuxième année pour l'aîné et en cours élémentaire première année pour le cadet, leurs attestations d'assurance scolaire, notamment pour la prochaine rentrée scolaire 2023/2024, l'attestation de prise en charge de son fils aîné F au centre médico-psychologique de Ricou du 22 février 2018, rattaché au centre hospitalier universitaire de la Guadeloupe, mentionnant que "la présence de ses parents, M. C A et Mme B D, est indispensable.", l'accusé de réception de demande d'allocation d'éducation d'un enfant handicapé pour son fils F délivré le 7 juin 2023 par la maison départementale des personnes handicapées de la Guadeloupe, l'attestation de l'orthophoniste du 28 juillet 2023 certifiant que les enfants A "bénéficient d'une prise en charge à mon cabinet" et "Keinsley est régulièrement accompagné par ses parents", les reçus ou factures de règlement des frais de restauration en 2022 et 2023 établis par la caisse des écoles des Abymes au nom du requérant, mentionnant l'adresse de celui-ci et identique à l'adresse G D, le courrier de réponse à la demande formulée du 7 décembre 2028 par Mme D sollicitant un certificat de vie commune, et par laquelle le maire de la commune des Abymes lui signale que son dossier fait l'objet d'une enquête de la police municipale, une attestation sur l'honneur du 24 janvier 2023 G D déclarant héberger M. A depuis le 10 octobre 2018 à son domicile, une déclaration de concubinage sur l'honneur en date du 11 juillet 2023 signée de M. A et G D relative à leur vie maritale depuis le 1er janvier 2019 avec résidence commune chez Mme D, les actes de naissance et cartes nationales d'identité des deux autres enfants mineurs G Mme D, de nationalité française, les prestations sociales versées au mois de juillet 2023 à Mme D, dont l'allocation pour l'éducation de l'enfant handicapé F A. Si l'arrêté préfectoral reprend la situation familiale et personnelle de M. A, notamment sa domiciliation chez Mme D et sa filiation avec ses deux garçons, le préfet de la Guadeloupe fait valoir, toutefois, que l'intéressé n'établit pas suffisamment l'ancienneté et l'intensité de sa vie et de ses liens personnels sur le territoire français. Il ressort toutefois des pièces complémentaires produites par M. A que celui-ci établit sa contribution à l'éducation et à l'entretien de ses enfants, même si la participation financière n'est pas régulière, compte tenu de l'absence de travail, en raison de sa situation au regard du droit au séjour. M. A apporte, en outre, des éléments relatifs aux liens qu'il entretient avec ses enfants, dont des photographies. Par ailleurs, nonobstant l'absence de documents administratifs communs au couple qu'il forme avec Mme D, les autres pièces éparses et nombreuses, produites par le requérant, justifient néanmoins de l'existence d'une communauté de vie avec la mère de ses enfants, confirmée par la présence de cette dernière avec leurs enfants au cours de l'audience publique. Dans ces conditions, M. A, compte tenu de ses attaches familiales et privées et de l'ancienneté de sa résidence sur le territoire français, le moyen tiré de ce que l'arrêté attaqué méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est, en l'état de l'instruction, de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté attaqué.
7. Il résulte de tout ce qui précède que M. A est fondé à demander la suspension de l'exécution de l'arrêté du 4 juillet 2023 par lequel le préfet de la Guadeloupe a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
8. L'exécution de la présente ordonnance implique qu'il soit enjoint au préfet de la Guadeloupe de délivrer à M. A une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler valable jusqu'à la notification du jugement statuant sur la requête en annulation enregistrée sous le numéro 2300919. Il y a lieu d'enjoindre au préfet de procéder à la délivrance cette autorisation provisoire de séjour dans un délai de sept jours à compter de la notification de la présente ordonnance.
Sur les frais liés au litige :
9. En application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros à verser à M. A.
O R D O N N E :
Article 1er : L'exécution de l'arrêté du 4 juillet 2023, par lequel le préfet de la Guadeloupe a refusé de délivrer à M. A un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, est suspendue au plus tard jusqu'à ce qu'il soit statué sur la requête en annulation enregistrée sous le n° 2300919.
Article 2 : Il est enjoint au préfet de la Guadeloupe de délivrer à M. A une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de sept jours à compter de la notification de la présente ordonnance, dans l'attente du jugement au fond.
Article 3 : Il est mis à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros à verser à M. A au titre de l'article L. 761-14 du code de justice administrative.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C A et au préfet de la Guadeloupe.
Fait à Basse-Terre, le 21 août 2023.
Le juge des référés,
signé
P. Sabatier-RaffinLa greffière,
signé
A. Cétol
La République mande et ordonne au préfet de la Guadeloupe, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice, à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme
L'adjointe à la greffière en chef
Signé
A. Cétol
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026