lundi 19 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-1908097 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL DRAI ET ASSOCIÉS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 17 septembre 2019, le 7 octobre 2021 et le 29 décembre 2021, M. A C, représenté par Me Constanza, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 8 août 2019 par lequel le maire de la commune de La Ciotat ne s'est pas opposé aux travaux de régularisation d'une extension inférieure à 5 m² d'une annexe et de destruction d'un auvent sur une parcelle cadastrée AS 108 sise 65 avenue Eugène Santini à La Ciotat ;
2°) de mettre à la charge de la commune de La Ciotat la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il justifie d'un intérêt à agir ;
- les formalités de notification fixées par l'article R. 600-1 sont respectées ;
- le projet aurait dû faire l'objet d'un permis de construire en application de l'article R. 421-14 c) du code de l'urbanisme ;
- l'arrêté litigieux méconnait l'article UC 7 du règlement du PLU ;
- il méconnait l'article UC 8 du même règlement ;
- il méconnait l'article UC 9 du même règlement ;
- il méconnait l'article UC 11-3 du même règlement ;
- il méconnait l'article UC 12 du même règlement.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 octobre 2019, M. et Mme D B concluent au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de M. C la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils font valoir que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 novembre 2021, la commune de La Ciotat, représentée par la Selarl Drai Associé, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de M. C la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
-les formalités de notification prévues par l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme ne sont pas respectées ;
- M. C ne justifie pas d'un intérêt à agir ;
- les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 13 octobre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée, en application des articles R. 613-1 et R. 613-3 du code de justice administrative, au 3 novembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Le Mestric, première conseillère,
- les conclusions de M. Argoud, rapporteur public,
- et les observations de Me Germain-Morel, représentant la commune de La Ciotat.
Considérant ce qui suit :
1. Par la présente requête, M. C demande au tribunal l'annulation de la décision du 8 août 2019 par laquelle le maire de la commune de La Ciotat ne s'est pas opposé aux travaux sollicités par M. et Mme B en vue de régulariser une extension de 4.64 m² d'une annexe-atelier et la destruction de l'auvent de récupération des eaux sur la façade de leur habitation sise 65 avenue Eugène Santini à La Ciotat.
Sur la fin de non-recevoir :
2. Aux termes de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme : " En cas () de recours contentieux à l'encontre d'un certificat d'urbanisme, ou d'une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol régie par le présent code, () l'auteur du recours est tenu, à peine d'irrecevabilité, de notifier son recours à l'auteur de la décision et au titulaire de l'autorisation. (). L'auteur d'un recours administratif est également tenu de le notifier à peine d'irrecevabilité du recours contentieux qu'il pourrait intenter ultérieurement en cas de rejet du recours administratif. / La notification prévue au précédent alinéa doit intervenir par lettre recommandée avec accusé de réception, dans un délai de quinze jours francs à compter du dépôt du recours. () Les dispositions du présent article ne sont pas applicables en cas de contestation d'un permis modificatif, d'une décision modificative ou d'une mesure de régularisation dans les conditions prévues par l'article L. 600-5-2. ".
3. Le requérant rapporte la preuve de ce que son recours gracieux du 17 septembre 2019, reçu par le maire le 18 septembre 2019, a été transmis par lettre recommandée avec accusé réception, et reçu le même jour par le pétitionnaire dans le délai imparti de quinze jours à compter du dépôt du recours en mairie. Dès lors, la fin de non-recevoir tirée du non-respect des dispositions de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme pour le recours gracieux ne peut être accueillie.
4. L'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme subordonne l'intérêt pour agir d'une personne physique à l'encontre d'une autorisation d'urbanisme à la condition que cette décision soit " de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien qu'elle détient ". Eu égard à sa situation particulière, le voisin immédiat justifie, en principe, d'un intérêt à agir lorsqu'il fait état devant le juge, qui statue au vu de l'ensemble des pièces du dossier, d'éléments relatifs à la nature, à l'importance ou à la localisation du projet de construction.
5. M. C, voisin immédiat du projet, fait valoir des nuisances sonores résultant de l'occupation de l'annexe atelier, implantée directement contre un mur de son habitation. Compte tenu des caractéristiques des matériaux de construction et de l'ensemble des circonstances de l'espèce, ces troubles sont invoqués de façon pertinente et justifient d'un intérêt pour agir. Dès lors, la fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt à agir doit être écartée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
6. En premier lieu, aux termes de l'article R. 421-14 du code de l'urbanisme : " Sont soumis à permis de construire les travaux suivants, exécutés sur des constructions existantes, à l'exception des travaux d'entretien ou de réparations ordinaires : () c) Les travaux ayant pour effet de modifier les structures porteuses ou la façade du bâtiment, lorsque ces travaux s'accompagnent d'un changement de destination entre les différentes destinations et sous-destinations définies aux articles R. 151-27 et R. 151-28 ; () Pour l'application du c du présent article, les locaux accessoires d'un bâtiment sont réputés avoir la même destination que le local principal ". Aux termes de l'article R. 421-17 du même code : " Doivent être précédés d'une déclaration préalable lorsqu'ils ne sont pas soumis à permis de construire en application des articles R. 421-14 à R. 421-16 les travaux exécutés sur des constructions existantes, à l'exception des travaux d'entretien ou de réparations ordinaires, et les changements de destination des constructions existantes suivants : () / b) Les changements de destination d'un bâtiment existant entre les différentes destinations définies à l'article R. 151-27 ".
7. En se bornant à produire un extrait du formulaire Cerfa qui indique, certes maladroitement, que le projet consiste en une " micro extension d'une annexe atelier " ainsi qu'un extrait du registre du commerce et des sociétés indiquant que l'atelier de couture de Mme B est situé à cette adresse, 8 avenue Eugène Santini, depuis 2015, M. C ne démontre pas que la construction litigieuse pourrait être regardée comme étant destinée à la réalisation d'un atelier de confection annexe à l'activité commerciale de Mme B. Il ressort au contraire des pièces du dossier que cette construction doit être regardée comme un local annexe de l'habitation des pétitionnaires, et ainsi destinée à l'habitation au sens des dispositions précitées. Par suite, le maire a pu, sans méconnaitre l'article R. 421-14 précité, délivrer à Mme B une décision de non-opposition à déclaration préalable.
8. En deuxième lieu, aux termes de l'article UC 7 du règlement du plan local d'urbanisme applicable aux zone UC 1a : " () - Dans le sous-secteur () les constructions (hors piscines et leurs aménagements) peuvent être implantées en limites séparatives si dans la bande de 3,50 mètres, mesurée à partir de celles-ci, la hauteur HT (telle que définie à l'article 10 du titre III du présent règlement) ne dépasse pas 4,50 mètres. (). ". Et aux termes de l'article 10 du règlement relatif à la hauteur maximale des constructions : " () la hauteur des constructions s'apprécie par rapport au terrain naturel, c'est-à-dire au terrain existant avant tous travaux. () La Hauteur HT des constructions () se mesure entre le point le plus haut du bâtiment et le point du terrain naturel qui en est situé à la verticale. (). ". En l'absence de précision du plan local d'urbanisme, le sol naturel doit s'entendre tel qu'il existe dans son état antérieur aux travaux entrepris pour la réalisation du projet de construction objet du permis.
9. En l'espèce, le rehaussement du terrain d'1m70 qui a pu être opéré par des travaux antérieurs et sur lequel est implantée l'annexe en cause n'a pas à être pris en compte dans le calcul de la hauteur de la construction dont la hauteur est inférieure d'un mètre au maximum autorisé par le plan local d'urbanisme. Par suite, le moyen doit être écarté.
10. En troisième lieu, aux termes de l'UC 9 du règlement du PLU : " L'emprise au sols des constructions ne doit pas excéder : () dans les secteurs UC1a () : 20%. (). ". Aux termes de l'article 9 des dispositions générales : " () L'emprise au sol autorisée s'apprécie par rapport à l'ensemble des constructions édifiées sur le terrain (existant + projet). ".
11. Il ressort du lexique du PLU que sont pris en compte dans l'emprise au sol les vérandas, les terrasses ou parties de celles-ci dès lors qu'elles s'élèvent à plus de 0.60 mètres au-dessus du sol naturel et que les parties de piscines enterrées ou situées à moins de 60 cm au-dessus du sol naturel ne sont pas prise en compte. En l'espèce, la piscine de Mme B n'étant pas à plus de 60 cm du sol, sa surface n'avait pas à être intégrée dans le calcul de l'emprise. Dès lors, il résulte de l'application des modalités de calcul précitées que l'emprise au sol sur son terrain est de moins de 85m², ce qui représente moins de 20% de l'emprise, et ce, que cette emprise retenue soit de 460 ou 474 m². Ainsi, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UC 9 doit être écarté.
12. En quatrième lieu, aux termes de l'article UC 12 du règlement du PLU : " Pour les constructions à usage de bureaux, de services, d'artisanat et de commerce : une place par tranche de 30m² de surface de plancher entamée de la construction ".
13. Dans la mesure où il n'est pas établi que l'atelier soit utilisé à des fins de travaux professionnel de couture, les règles afférentes aux constructions à usage d'artisanat ne s'appliquent pas au projet.
14. Toutefois, d'une part, aux termes de l'article UC 8 du règlement du PLU : " Les constructions doivent être distantes d'au moins deux mètres sur une même propriété. (). ".
15. En l'espèce, l'annexe avant travaux était située à une distance inférieure à deux mètres de la maison principale. Il ressort des plans du projet que les travaux d'extension rapprochent encore les deux bâtiments qui se situent très en deçà de la distance fixée par l'article UC 8. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UC 8 doit être accueilli.
16. D'autre part, aux termes de l'article UC 11-3 du règlement du plan local d'urbanisme : " Les toitures doivent être à plusieurs pentes réparties harmonieusement et couvertes de tuiles rondes. () Toutefois sont admis () - les types de toitures qui présentent un intérêt architectural et technique. ".
17. Il ressort des pièces du dossier que la toiture est constituée d'un bardage en bois. Si la pétitionnaire fait valoir que cette toiture a été pensée pour être " discrète, esthétique et écologique ", il n'est pas établi par les pièces du dossier qu'un tel choix présenterait un intérêt architectural et technique particulier. Le moyen tiré d'une méconnaissance de l'article UC11-3 est donc fondé sur ce point.
Sur l'application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme :
18. L'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme dispose que : " Sans préjudice de la mise en œuvre de l'article L. 600-5, le juge administratif qui, saisi de conclusions dirigées contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager ou contre une décision de non-opposition à déclaration préalable estime, après avoir constaté que les autres moyens ne sont pas fondés, qu'un vice entraînant l'illégalité de cet acte est susceptible d'être régularisé, sursoit à statuer, après avoir invité les parties à présenter leurs observations, jusqu'à l'expiration du délai qu'il fixe pour cette régularisation, même après l'achèvement des travaux. Si une mesure de régularisation est notifiée dans ce délai au juge, celui-ci statue après avoir invité les parties à présenter leurs observations. Le refus par le juge de faire droit à une demande de sursis à statuer est motivé. ".
19. Il résulte de ces dispositions, éclairées par les travaux parlementaires, que lorsque le ou les vices affectant la légalité de l'autorisation d'urbanisme dont l'annulation est demandée, sont susceptibles d'être régularisés, le juge doit surseoir à statuer sur les conclusions dont il est saisi contre cette autorisation. Il invite au préalable les parties à présenter leurs observations sur la possibilité de régulariser le ou les vices affectant la légalité de l'autorisation d'urbanisme. Le juge n'est toutefois pas tenu de surseoir à statuer, d'une part, si les conditions de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme sont réunies et qu'il fait le choix d'y recourir, d'autre part, si le bénéficiaire de l'autorisation lui a indiqué qu'il ne souhaitait pas bénéficier d'une mesure de régularisation. Un vice entachant le bien-fondé de l'autorisation d'urbanisme est susceptible d'être régularisé, même si cette régularisation implique de revoir l'économie générale du projet en cause, dès lors que les règles d'urbanisme en vigueur à la date à laquelle le juge statue permettent une mesure de régularisation qui n'implique pas d'apporter à ce projet un bouleversement tel qu'il en changerait la nature même.
20. Les vices dont le présent jugement reconnaît qu'ils entachent d'illégalité l'arrêté en litige, relatifs à la méconnaissance des article UC 8 et UC 11-3 du règlement du PLU apparaissent susceptibles de faire l'objet d'un permis de régularisation. Dans ces conditions, il y a lieu de surseoir à statuer, en application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, et de fixer à M. et Mme B et à la commune de La Ciotat un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement aux fins de produire les mesures de régularisation nécessaires.
D E C I D E:
Article 1er : Il est sursis à statuer sur la requête jusqu'à l'expiration d'un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, imparti à M. et Mme B et à la commune de La Ciotat pour notifier au tribunal une déclaration préalable de travaux régularisant les vices mentionnés aux points 14 à 17 du présent jugement.
Article 2 : Tous droits et moyens sur lesquels il n'est pas expressément statué par le présent jugement sont réservés jusqu'en fin d'instance.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A C, à M. et Mme D B et à la commune de La Ciotat.
Délibéré après l'audience du 5 décembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Salvage, président,
Mme Le Mestric, première conseillère,
Mme Houvet, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 décembre 2022.
La rapporteure,
Signé
F. LE MESTRIC
Le président,
Signé
F. SALVAGE La greffière
Signé
S. BOUCHUT
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
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