lundi 9 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2000058 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | PASSET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 6 janvier 2020, le 28 décembre 2022 et le 14 février 2023, M. B A, représenté par Me Susini, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 3 juin 2019 par lequel le maire de Ventabren a délivré au GFA L'arche de Mone un permis de construire un bâtiment agricole sur une parcelle cadastrée BK80 située 362 chemin du Puit des Vences à Ventabren ainsi que la décision implicite de rejet de son recours gracieux du 5 novembre 2019 ;
2°) de rejeter la demande reconventionnelle du GFA L'arche de Mone ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Ventabren et du GFA L'arche de Mone la somme de 3 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il justifie d'un intérêt à agir ;
- l'acte attaqué méconnait l'article 9.3 des dispositions générales du Plan Local d'Urbanisme (PLU) ainsi que l'article R.111-2 du code de l'urbanisme ;
- il méconnait l'article A.3 du même règlement ainsi que l'article R.111-2 du même code ;
- il méconnait l'article A.4 des dispositions spécifiques à la zone A du même règlement ;
- il méconnait l'annexe B relative aux matériaux de construction en zone d'aléa incendie annexée au même règlement ;
- il méconnait l'article L. 421-6 du code de l'urbanisme ;
- il méconnait l'article A2 du même règlement.
Par un mémoire, enregistré le 20 avril 2020, le Groupement Foncier Agricole (GFA) L'arche de Mone, représentée par la SCP Bérenger-Blanc-Burtez-Doucède, conclut à titre principal à l'irrecevabilité de la requête, à titre subsidiaire à son rejet, à titre très subsidiaire à ce que le tribunal statue en application de l'article L. 600-5-1 ou L. 600-5 du code de l'urbanisme et, en toutes hypothèses, demande au tribunal de mettre à la charge de M. A la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- les formalités de notification prévues par l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme ne sont pas respectées ;
- M. A ne justifie pas d'un intérêt à agir ;
- les moyens invoqués par ce dernier ne sont pas fondés.
Par des mémoires, enregistrés le 20 avril 2020 et le 14 décembre 2021, le GFA L'arche de Mone, représentée par la SCP Bérenger-Blanc-Burtez-Doucède, demande au tribunal de condamner M. A à lui verser la somme de 1 029 996,02 euros, avec intérêt au taux légal et capitalisation à compter de la date de notification de la présente décision, au titre de l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme et à ce que soit mise à sa charge la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- le recours présente un caractère abusif dès lors que M. A n'a pas d'intérêt à agir et ne présente aucun moyen sérieux ;
- le recours est directement à l'origine d'une préjudice financier et moral excessif pour le GFA L'arche de Mone.
Par des mémoires, enregistrés le 18 mai 2020 et le 19 janvier 2023, la commune de Ventabren, représentée par Me Passet, conclut au rejet de la requête, demande au tribunal à ce qu'il soit fait application, le cas échéant, des articles L. 600-5 ou L. 600-5-1 du code de l'urbanisme et, en toutes hypothèses, de mettre à la charge de M. A la somme de 3 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- le requérant ne justifie pas d'un intérêt à agir ;
- les moyens invoqués par M. A ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 4 juillet 2023, a été prononcée, en application des articles R. 611-11-1 et R. 613-1 du code de justice administrative, la clôture immédiate de l'instruction.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Le Mestric, première conseillère,
- les conclusions de Mme Giocanti, rapporteure publique
- les observations de Me Susini, représentant M. A, les observations de Me Passet représentant la commune de Ventabren et de Me Reboul représentant le GFA l'arche de Mone.
Une note en délibéré a été enregistrée le 27 septembre 2023 pour le Groupement Foncier Agricole (GFA) L'arche de Mone, représentée par la SCP Bérenger-Blanc-Burtez-Doucède.
Considérant ce qui suit :
1. Par arrêté du 3 juin 2019, le maire de Ventabren a délivré au GFA L'arche de Mone un permis de construire un bâtiment agricole d'une surface de plancher de 741.3 m², à usage d'aire d'évolution, écurie et de stockage sur une parcelle cadastrée BK80 d'une superficie de 2 843m² située 362 chemin du Puit des Vences ainsi que la décision implicite de rejet de leur recours gracieux du 5 novembre 2019. M. A a adressé un recours gracieux à l'encontre de cet arrêté au maire, réceptionné le 5 septembre 2019, qui a donné lieu à une décision implicite de rejet. Par la présente requête, M. A demande au tribunal d'annuler cet arrêté ainsi que la décision implicite de rejet de son recours gracieux.
Sur les fins de non recevoir :
2. En premier lieu, aux termes de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme : " En cas () de recours contentieux à l'encontre d'un certificat d'urbanisme, ou d'une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol régie par le présent code, () l'auteur du recours est tenu, à peine d'irrecevabilité, de notifier son recours à l'auteur de la décision et au titulaire de l'autorisation. (). L'auteur d'un recours administratif est également tenu de le notifier à peine d'irrecevabilité du recours contentieux qu'il pourrait intenter ultérieurement en cas de rejet du recours administratif. / La notification prévue au précédent alinéa doit intervenir par lettre recommandée avec accusé de réception, dans un délai de quinze jours francs à compter du dépôt du recours. () Les dispositions du présent article ne sont pas applicables en cas de contestation d'un permis modificatif, d'une décision modificative ou d'une mesure de régularisation dans les conditions prévues par l'article L. 600-5-2. ".
3. Le requérant rapporte la preuve de ce que son recours gracieux du 3 septembre 2019, reçu par le maire le 5 septembre 2019, a été transmis par lettre recommandée avec accusé réception, et reçu le 14 septembre 2019 par le pétitionnaire dans le délai imparti de quinze jours à compter du dépôt du recours en mairie. De même, il rapporte la preuve de ce que son recours contentieux du 6 janvier 2020 a été transmis par lettre recommandée avec accusé réception à la mairie le 8 janvier 2021 et le même jour au pétitionnaire, soit dans le délai de quinze jours à compter du dépôt du recours. Dès lors, la fin de non-recevoir tirée du non-respect des dispositions de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme ne peut être accueillie.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article 815-2 du code civil : " Tout indivisaire peut prendre les mesures nécessaires à la conservation des biens indivis même si elles ne présentent pas un caractère d'urgence. (.) ". Aux termes de l'article 815-3 du même code : " Le ou les indivisaires titulaires d'au moins deux tiers des droits indivis peuvent, à cette majorité : 1° Effectuer les actes d'administration relatifs aux biens indivis ; 2° Donner à l'un ou plusieurs des indivisaires ou à un tiers un mandat général d'administration ; 3° Vendre les meubles indivis pour payer les dettes et charges de l'indivision ; 4° Conclure et renouveler les baux autres que ceux portant sur un immeuble à usage agricole, commercial, industriel ou artisanal. Ils sont tenus d'en informer les autres indivisaires. A défaut, les décisions prises sont inopposables à ces derniers. () ".
5. L'indivisaire qui poursuit l'annulation d'un permis de construire délivré à un tiers pour l'édification d'une construction à proximité du bien immobilier dont il est nu-propriétaire indivis exerce une action personnelle, étrangère aux actes d'administration et de disposition visés à l'article 815-3 du code civil, pour lesquels le consentement des indivisaires titulaires d'au moins deux tiers des droits indivis est requis. En l'espèce, M. A, qui justifie être propriétaire indivis de la parcelle cadastrée BK21 et BL 113 sur laquelle est implantée sa maison à usage d'habitation, est ainsi recevable, à introduire un recours contre la décision en litige. Par suite, la fin de non-recevoir quant à sa qualité à agir doit être écartée.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme : " Une personne autre que l'État, les collectivités territoriales ou leurs groupements ou une association n'est recevable à former un recours pour excès de pouvoir contre une décision relative à l'occupation ou à l'utilisation du sol régie par le présent code que si la construction, l'aménagement ou le projet autorisé sont de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien qu'elle détient ou occupe régulièrement ou pour lequel elle bénéficie d'une promesse de vente, de bail, ou d'un contrat préliminaire mentionné à l'article L. 261-15 du code de la construction et de l'habitation. ".
7. Il appartient à tout requérant qui saisit le juge administratif d'un recours pour excès de pouvoir tendant à l'annulation d'un permis de construire, de démolir ou d'aménager, de préciser l'atteinte qu'il invoque pour justifier d'un intérêt lui donnant qualité pour agir, en faisant état de tous éléments suffisamment précis et étayés de nature à établir que cette atteinte est susceptible d'affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de son bien. Il appartient au défendeur, s'il entend contester l'intérêt à agir du requérant, d'apporter tous éléments de nature à établir que les atteintes alléguées sont dépourvues de réalité. Le juge de l'excès de pouvoir apprécie la recevabilité de la requête au vu des éléments ainsi versés au dossier par les parties, en écartant le cas échéant les allégations qu'il jugerait insuffisamment étayées mais sans pour autant exiger de l'auteur du recours qu'il apporte la preuve du caractère certain des atteintes qu'il invoque au soutien de la recevabilité de celui-ci. Eu égard à sa situation particulière, le voisin immédiat justifie, en principe, d'un intérêt à agir lorsqu'il fait état devant le juge, qui statue au vu de l'ensemble des pièces du dossier, d'éléments relatifs à la nature, à l'importance ou à la localisation du projet de construction.
8. Le projet consiste en l'extension du centre équestre existant sur la parcelle BK 09 et se situe sur l'extrémité nord de la parcelle BK 80, séparée par une simple voie d'accès de la parcelle BL 113 appartenant à M. A. Le projet a vocation à créer 20 boxes à chevaux, une aire d'évolution culminant à 10 mètres de hauteur de faitage pour 74 m de longueur, le tout présentant 740m² de surface de plancher. Si ce projet est réalisé à près de 400 mètres de la maison de M. A, ce dernier soutient, de manière étayée, que l'activité d'un centre équestre est par nature source de nuisances pour les tiers, que cette extension sera de nature à augmenter l'activité générée par le centre équestre et que, en conséquence, ladite extension est susceptible de générer des nuisances supplémentaires. Dans ces conditions, le requérant n'ayant pas, au stade de la recevabilité, à justifier du caractère certain des atteintes alléguées, la fin-de-non-recevoir soulevée en défense quant à l'intérêt à agir doit être écartée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
9. Aux termes de l'article R. 111- 2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations. ".
10. Les risques d'atteinte à la sécurité publique visés par ce texte sont aussi bien les risques auxquels peuvent être exposés les occupants de la construction pour laquelle le permis est sollicité que ceux que l'opération projetée peut engendrer pour des tiers. Il appartient à l'autorité d'urbanisme compétente et au juge de l'excès de pouvoir, pour apprécier si les risques d'atteintes à la salubrité ou à la sécurité publique permettent d'octroyer un permis de construire sur le fondement de ces dispositions, de tenir compte tant de la probabilité de réalisation de ces risques que de la gravité de leurs conséquences, s'ils se réalisent.
11. Aux termes de l'article 9.3 des dispositions générale du PLU : " Dans les zones à indice F1, la protection réside en une interdiction générale pour toute occupation du sol nouvelles et tout particulièrement les travaux augmentant le nombre de personnes exposées au risque ou le niveau de risque, notamment : Les constructions nouvelles à usage ou non d'habitation et notamment les établissements recevant du public, les installations classées pour la protection de l'environnement , les bâtiments des services de secours et de gestion de crise. ". Il résulte de ces dispositions que les nouvelles occupations du sol, quelles qu'elles soient, sont interdites.
12. Il ressort des pièces du dossier que le projet se situe en zone F1 concernée par un risque majeur de feux de forêt. La construction envisagée, à savoir l'extension du centre équestre, consiste en la construction d'un nouveau bâtiment au sein d'un champ non bâti, aucune demande de démolition n'ayant été déposée par le pétitionnaire. Elle doit donc être regardée comme une construction nouvelle. En outre, la construction de 20 boxes supplémentaires est susceptible d'accueillir de nouveaux chevaux en pension et par conséquent de nouveaux propriétaires sur le site, augmentant ainsi le nombre de personnes exposées au risque de feux de forêt, alors qu'aucun élément au dossier ne démontre la fin, durable, d'autres activités exercées antérieurement. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions invoquées doit être accueilli.
13. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun des autres moyens de la requête n'est susceptible de fonder, en l'état du dossier, l'annulation du permis de construire contesté.
14. Il résulte de tout ce qui précède que l'arrêté du 3 juin 2019 doit être annulé.
Sur les conclusions relatives au recours abusif :
15. Aux termes de l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme, alors en vigueur : " Lorsque le droit de former un recours pour excès de pouvoir contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager est mis en œuvre dans des conditions qui excèdent la défense des intérêts légitimes du requérant et qui causent un préjudice excessif au bénéficiaire du permis, celui-ci peut demander, par un mémoire distinct, au juge administratif saisi du recours de condamner l'auteur de celui-ci à lui allouer des dommages et intérêts. La demande peut être présentée pour la première fois en appel. () ".
16. Il ne résulte pas de l'instruction que le présent recours excèderait la défense des intérêts légitimes de M. A dès lors que celui-ci justifie d'un intérêt à agir et que, en toutes hypothèses, les moyens invoqués sont fondés. Par suite, et quel que soit les préjudices invoqués, les conclusions présentées par le pétitionnaire sur le fondement de l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de M. A qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, une somme quelconque au titre des frais exposés par la commune de Ventabren et le GFA L'arche de Mone et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Ventabren et du GFA L'arche de Mone une somme globale de 2 000 euros au même titre à verser M. A.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 3 juin 2019 doit être annulé.
Article 2 : La commune de Ventabren et le GFA L'arche de Mone verseront à M. A une somme globale de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Les conclusions présentées par la commune de Ventabren et le GFA L'arche de Mone au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Les conclusions présentées par le GFA L'arche de Mone au titre de l'article L.600-7 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, au Groupement Foncier Agricole L'arche de Mone et à la commune de Ventabren.
Délibéré après l'audience du 22 septembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Salvage, président,
Mme Le Mestric, première conseillère
Mme Fayard, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 octobre2023.
La rapporteure,
Signé
F. LE MESTRIC
Le président,
Signé
F. SALVAGE La greffière
Signé
F. FOURRIER
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière,
N° 200058
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026