mardi 30 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2008905 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | CONSTANZA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 17 novembre 2020, 29 avril 2021, 16 novembre 2021, 29 janvier 2022 et 7 mai 2022, M. D C, Mme A C et Mme B C, représentés par Me Constanza demandent au Tribunal :
1°) d'enjoindre à la métropole d'Aix-Marseille-Provence et à la société des Eaux de Marseille Métropole de démolir les constructions édifiées sur la parcelle cadastrée section B n° 225 située lieudit Le Douard sur le territoire de la commune de Le Rove dont ils sont respectivement nus-propriétaires et usufruitière, et de procéder à la remise en état du terrain ;
2°) de condamner la métropole d'Aix-Marseille-Provence et la société des Eaux de Marseille Métropole à leur verser la somme de 8 000 augmentée des intérêts légaux, à parfaire, en réparation du préjudice résultant de l'occupation irrégulière de leur parcelle ainsi que la somme de 1 000 euros au titre de leur préjudice moral ;
3°) de mettre à la charge de la métropole d'Aix-Marseille-Provence et de la société des Eaux de Marseille Métropole une somme de 3 600 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- le litige relève de la compétence de la juridiction administrative ;
- leur demande est recevable ;
- les constructions implantées sur leur parcelle, à savoir le surpresseur, la clôture, le portail, le cabanon et l'implantation de canalisations, constituent bien un ouvrage public en ce qu'ils sont affectés au service public de distribution d'eau potable ;
- cet ouvrage public, qui été implanté sans droit ni titre sur leur parcelle, est constitutif d'une emprise irrégulière ;
- la société des Eaux de Marseille Métropole n'apporte pas la preuve de ce que la métropole d'Aix-Marseille-Provence serait propriétaire de l'ouvrage litigieux ;
- aucune régularisation appropriée de l'implantation irrégulière de ces constructions n'est possible ;
- la société des Eaux de Marseille Métropole avait la possibilité d'implanter l'ouvrage litigieux sur une parcelle appartenant au domaine public longeant la route nationale 568 ;
- les inconvénients engendrés par l'ouvrage public irrégulièrement implanté sont excessifs et ne peuvent être justifiés par l'intérêt général ;
- ils sont fondés à demander une indemnisation de 1 000 euros par mois d'occupation, soit la somme de 8 000 euros, augmentée des intérêts légaux, ainsi qu'une somme de 1 000 euros au titre de leur préjudice moral.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 3 et 9 février 2021, la société des Eaux de Marseille Métropole, représentée par la SELARL Provansal Avocats associés, agissant par Me Guillet, conclut, à titre principal, à l'incompétence de la juridiction administrative pour connaître du présent litige, à titre subsidiaire, au rejet de la requête, et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de toute partie perdante en application de l'article L 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la juridiction administrative est incompétente pour connaître du litige dès lors que le caractère irrégulier de l'emprise n'étant pas contestable, seul le juge judiciaire est compétent pour statuer sur l'obligation de remise en état et la réparation des préjudices subis ;
- elle n'intervient qu'en qualité de délégataire du service public de l'eau sur les ouvrages litigieux et n'est ni propriétaire, ni maître d'ouvrage des travaux de construction des ouvrages en cause, et, par voie de conséquence, sa responsabilité ne saurait être engagée ;
- le caractère certain et direct du préjudice allégué n'est pas établi dès lors que l'emprise impacte la parcelle de façon limitée et que l'implantation irrégulière des ouvrages sur la parcelle remonte à plusieurs décennies.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 19 octobre 2021, 24 décembre 2021, 4 avril 2022 et 31 mai 2022, la métropole d'Aix-Marseille-Provence, représentée par la SELAS Charrel et associés, agissant par Me Gaspar, conclut, dans le dernier état de ses écritures, au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 600 euros soit mise à la charge des requérants en application de l'article L 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- à titre principal, la requête est irrecevable dès lors que les conclusions tendant à ce que soit prononcée une injonction de démolir les ouvrages litigieux n'ont pas fait l'objet d'une liaison du contentieux ;
- à titre subsidiaire, les requérants ne sont pas fondés à demander la démolition des ouvrages en litige et la remise en état du terrain dès lors, d'une part, qu'ils n'établissent pas que ces ouvrages sont implantés à l'intérieur des limites d'une parcelle dont il sont propriétaires, d'autre part, que la condition tenant à l'impossibilité d'une régularisation appropriée n'est pas remplie, enfin, que la démolition de l'ouvrage ne constitue pas une solution conciliant les intérêts en présence et entraînerait une atteinte excessive à l'intérêt général ;
- les requérants n'établissent ni l'existence ni l'étendue d'un quelconque préjudice.
Vu la note en délibéré et les pièces complémentaires produites pour M. et Mmes C les 2 et 6 décembre 2022, tendant à établir leur qualité de nus-propriétaires et d'usufruitière, qui a été communiquée.
Vu la note en délibéré produite pour la métropole d'Aix-Marseille-Provence le 9 décembre 2022 qui a été communiquée.
Par un mémoire, enregistré le 18 janvier 2023, M. et Mmes C, représentés par Me Constanza concluent aux mêmes fins que les écritures, par les mêmes moyens et demandent en outre au Tribunal d'annuler la décision tacite de rejet de leur demande de remise en état résultant de l'absence de réponse à leur courrier du 17 janvier 2022.
Ils soutiennent que leur recours conserve son objet.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Charpy,
- les conclusions de M. Boidé, rapporteur public,
- les observations de Me Constantini, substituant Me Gaspar, pour la métropole d'Aix-Marseille-Provence.
Considérant ce qui suit :
1. M. D C, Mme A C et Mme B C sont respectivement nus-propriétaires et usufruitière d'une parcelle de terrain cadastrée section B n° 225 située lieudit Le Douard sur le territoire de la commune du Rove. Ils exposent que plusieurs constructions, à savoir un surpresseur, une clôture, un portail, une dalle en béton, un cabanon et des canalisations implantées dans des excavations, toutes affectées au service public de distribution d'eau potable, ont été édifiées sur cette parcelle. Les courriers de réclamations préalables qu'ils ont adressés à la société des Eaux Marseille Métropole les 4 août 2020 et 16 novembre 2020, et à la métropole d'Aix-Marseille-Provence les 16 novembre 2020 et 17 janvier 2022 étant restés sans réponse, ils demandent au Tribunal, d'une part, d'ordonner la démolition de ces ouvrages publics et la remise en l'état de leur terrain, et, d'autre part, de condamner la société des Eaux de Marseille Métropole et la métropole d'Aix-Marseille-Provence à les indemniser des préjudices qu'ils estiment avoir subis du fait de cette emprise irrégulière.
Sur la compétence de la juridiction administrative :
2. Sauf dispositions législatives contraires, la responsabilité qui peut incomber à l'État ou aux autres personnes morales de droit public en raison des dommages imputés à leurs services publics administratifs est soumise à un régime de droit public et relève en conséquence de la juridiction administrative. Dans le cas d'une décision administrative portant atteinte à la propriété privée, le juge administratif, compétent pour statuer sur le recours en annulation d'une telle décision et, le cas échéant, pour adresser des injonctions à l'administration, l'est également pour connaître de conclusions tendant à la réparation des conséquences dommageables de cette décision administrative, hormis le cas où elle aurait pour effet l'extinction du droit de propriété. Si la décision d'édifier un ouvrage public, ou de maintenir, sans autorisation, un service public, sur la parcelle appartenant à une personne privée porte atteinte au libre exercice de son droit de propriété par celle-ci, elle n'a, toutefois, pas pour effet l'extinction du droit de propriété sur cette parcelle.
3. Il résulte de ce qui précède que, contrairement à ce que soutient la société des Eaux de Marseille Métropole, le juge administratif est compétent pour statuer sur la demande présentée par les requérants tendant, outre à la constatation d'une emprise irrégulière, à la démolition de l'ouvrage public présent sur leur propriété privée et à la réparation des conséquences dommageables de l'emprise irrégulière. Par suite, l'exception d'incompétence opposée par la société des Eaux de Marseille Métropole doit être écartée.
Sur la personne responsable :
4. Il résulte de l'instruction que la métropole d'Aix-Marseille-Provence et la société des Eaux de Marseille ont conclu un contrat prenant effet le 1er janvier 2014 pour une durée de quinze ans, ayant pour objet de déléguer à la société des Eaux de Marseille, l'exploitation du service public de l'eau potable sur un périmètre géographique incluant la commune du Rove. Il ressort de la lecture de ce contrat, et en particulier de son article 1.1 que la délégation de service public est limitée à l'exploitation, l'entretien et la surveillance des installations du réseau d'eau potable métropolitain sans emporter concession des ouvrages public constituant ce réseau. Dès lors, les dommages causés par l'implantation irrégulière d'ouvrages publics affectés au service public de distribution d'eau potable ne sauraient engager que la seule responsabilité de la métropole d'Aix-Marseille-Provence, maître d'ouvrage, et non celle de la société des Eaux de Marseille Métropole, qui, en sa qualité de fermier, a reçu délégation de la seule exploitation de l'ouvrage. La société des Eaux de Marseille Métropole doit par suite être mise hors de cause.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
5. En premier lieu, il résulte de l'instruction que, par un courrier reçu le 19 janvier 2022 par la métropole d'Aix-Marseille-Provence, les requérants ont demandé la démolition des ouvrages publics implantés sur leur parcelle. Par suite, la Métropole n'est pas fondée à faire valoir que les conclusions aux fins de démolition présentées par les requérants sont irrecevables en l'absence de liaison du contentieux au sens des dispositions de l'article R. 421-1 du code de justice administrative.
6. En second lieu, lorsqu'il est saisi d'une demande tendant à ce que soit ordonnée la démolition d'un ouvrage public, dont il est allégué qu'il est irrégulièrement implanté, par un requérant qui estime subir un préjudice du fait de l'implantation de cet ouvrage et qui en a demandé sans succès la démolition à l'administration, il appartient au juge administratif, juge de plein contentieux, de déterminer, en fonction de la situation de droit et de fait existant à la date à laquelle il statue, si l'ouvrage est irrégulièrement implanté, puis, si tel est le cas, de rechercher, d'abord, si eu égard notamment à la nature de l'irrégularité, une régularisation appropriée est possible, puis, dans la négative, de prendre en considération, d'une part les inconvénients que la présence de l'ouvrage entraîne pour les divers intérêts publics ou privés en présence, notamment, le cas échéant, pour le propriétaire du terrain d'assiette de l'ouvrage, d'autre part, les conséquences de la démolition pour l'intérêt général, et d'apprécier, en rapprochant ces éléments, si la démolition n'entraîne pas une atteinte excessive à l'intérêt général.
7. D'une part, si la métropole d'Aix-Marseille-Provence conteste l'existence d'une emprise irrégulière sur la parcelle appartenant aux requérants, ces derniers produisent à l'instance la carte d'identité de la parcelle cadastrée section B n° 225, la copie d'un acte authentique de vente en date du 1er août 1968 et une attestation notariale de propriété établie à la suite du décès de leur époux et père, et justifient, sans être sérieusement contestés, qu'ils sont respectivement nus-propriétaires et usufruitière de la parcelle en cause.
8. D'autre part, il ressort du procès-verbal du 5 octobre 2020 établi par un commissaire de justice, ainsi que du cliché issu du site " géoportail " produit par les requérants que, contrairement à ce que soutient la Métropole en défense, la présence sur la parcelle en cause d'un portail avec clôture grillagée, d'une excavation où se trouvent des conduits et canalisations, d'un cabanon avec une dalle en béton ainsi que d'un regard dans une dalle en béton doit être regardée comme établie, sans que l'absence de relevé topographique n'y fasse obstacle.
9. Enfin, si la Métropole se prévaut de l'existence d'un courrier daté du 10 avril 1990 adressé à M. C annonçant la remise à celui-ci d'un procès-verbal d'acquisition de terrain et mentionnant le surpresseur de la commune du Rove en objet, cette pièce, à laquelle n'est pas jointe le procès-verbal en question, présente toutefois un caractère daté et ne comporte aucune précision permettant d'identifier la parcelle ou la portion de parcelle objet de l'acquisition évoquée. Elle n'est en outre, à elle-seule, pas suffisante pour établir qu'une opération d'acquisition aurait été menée à terme. Il ressort par ailleurs de l'instruction que la Société des Eaux Marseille Métropole reconnaît explicitement en défense l'implantation irrégulière des ouvrages publics en cause sur la parcelle des requérants et produit un compte-rendu de problématique foncière faisant état de cette emprise irrégulière, envisageant des solutions permettant d'y remédier et évoquant un échange de courriers entre elle et la Métropole à ce sujet.
10. Il résulte de ce qui a été dit aux points 7 à 9 que, l'implantation des ouvrages en cause présente le caractère d'une emprise irrégulière sur la propriété privée immobilière de M. et Mmes C, à laquelle il doit en principe être mis fin. Toutefois, il résulte du constat dressé par un commissaire de justice le 20 février 2023, produit par la Métropole, que les ouvrages en cause ne sont plus présents sur la parcelle des requérants, qui a été remise en état. Dans ces conditions, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'injonction présentées par les requérants.
Sur les conclusions indemnitaires :
11. En l'absence d'extinction du droit de propriété, la réparation des conséquences dommageables résultant de la décision d'édifier un ouvrage public sur une parcelle appartenant à une personne privée ne saurait donner lieu à une indemnité correspondant à la valeur vénale de la parcelle, mais uniquement à une indemnité moindre d'immobilisation, réparant le préjudice résultant de l'occupation irrégulière de cette parcelle et tenant compte de l'intérêt général qui justifie le maintien de cet ouvrage.
12. En l'espèce, d'une part, en l'absence de toute explication des requérants relative tant à la jouissance de leur parcelle, dont l'état naturel et la localisation en bordure d'une route nationale permettent de douter, qu'aux raisons pour lesquelles ils n'ont découvert l'ouvrage public que plusieurs décennies après son implantation, la demande d'indemnisation du préjudice de jouissance, dont le caractère certain n'est pas établi, ne peut qu'être rejetée.
13. S'agissant, d'autre part, de l'indemnité au titre de l'occupation irrégulière sollicitée par les requérants, il en sera fait une juste appréciation en la fixant à 1 000 euros. Cette somme sera assortie des intérêts au taux légal à compter de la réception de sa demande le 20 novembre 2020.
14. Enfin, si les requérants demandent l'indemnisation du préjudice moral qu'ils estiment avoir subi à hauteur de 1 000 euros, il ne résulte toutefois pas de l'instruction que la présence des ouvrages publics sur leur parcelle serait en elle-même génératrice d'un préjudice moral tel qu'ils puissent recevoir, en sus de la réparation visée au point précédent, une indemnisation à ce titre.
Sur les frais liés au litige :
15. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la métropole d'Aix-Marseille-Provence une somme de 1 500 euros à verser aux requérants en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. En revanche, les conclusions présentées à ce titre par la métropole d'Aix-Marseille-Provence, qui est la partie perdante dans la présente instance, doivent dès lors être rejetées. Dans les circonstances de l'espèce il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées au même titre par la société des Eaux de Marseille Métropole.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus de statuer sur les conclusions des requérants tendant à la démolition des ouvrages irrégulièrement implantés.
Article 2 : La métropole d'Aix-Marseille-Provence est condamnée à verser à M. et Mmes C une somme de 1 000 euros assortie des intérêts à taux légal à compter du 20 novembre 2020.
Article 3 : La métropole d'Aix-Marseille-Provence versera à M. et Mmes C une somme globale de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. D C, à Mme A C à Mme B C, à la métropole d'Aix-Marseille-Provence, à la société des Eaux de Marseille Métropole.
Délibéré après l'audience du 28 avril 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Markarian, présidente,
M. Secchi, premier conseiller.
Mme Charpy, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 mai 2023.
La rapporteure,
Signé
C. Charpy
La présidente,
Signé
G. Markarian La greffière,
Signé
C. Croce
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière,
7
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026