LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2102445

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2102445

jeudi 14 décembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2102445
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation1ère Chambre
Avocat requérantSELARL CALLON

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 19 mars 2021, Mme A B, représentée par Me Callon, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 28 janvier 2021 par laquelle le maire de la commune de Marseille a rejeté sa demande préalable indemnitaire reçue le 28 novembre 2020 ;

2°) de condamner la commune de Marseille a lui verser la somme de 1 875,72 euros à titre de dommages et intérêts ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Marseille la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- elle n'a reçu aucune information sur les conditions de sa prise de poste le jour prévu de son entrée en fonctions au service territorial B ;

- elle a reçu un courriel de l'administration lui demandant de se " désister " alors qu'elle avait signé le contrat de travail ;

- l'administration n'a ainsi pas respecté ses engagements en n'exécutant pas son contrat de travail, ce qui est constitutif d'une faute de nature à engager sa responsabilité ;

- dès lors, elle a droit à être indemnisée du montant des salaires qu'elle aurait dû percevoir si l'administration avait exécuté son contrat de travail, soit la somme de 1 875 euros ;

- subsidiairement, la commune de Marseille a commis une faute dès lors qu'elle n'a pas respecté sa promesse d'embauche.

Par un mémoire en défense enregistré le 30 novembre 2022, la commune de Marseille conclut au rejet de la requête.

Elle soutient qu'aucun des moyens invoqués n'est fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;

- le décret n°88-145 du 15 février 1988 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Fabre, rapporteure,

- les conclusions de Mme Sarac-Deleigne, rapporteure publique,

Considérant ce qui suit :

1. Mme B a signé, le 22 mai 2020, un contrat de travail en qualité de vacataire avec la commune de Marseille dont l'article premier indiquait qu'elle était affectée au poste d'agent de surveillance interclasse cantine du 25 mai au 3 juillet 2020. Le 25 mai 2020, Mme B ne s'est pas présentée sur son lieu de travail. Par courriel du 26 mai suivant, la commune de Marseille lui a indiqué attendre de sa part un courriel de " désistement ". Estimant avoir été victime d'une erreur sur le lieu de son affectation et d'un défaut d'information sur les conditions de son entrée en fonctions, Mme B a, par courrier daté du 21 juillet 2020, sollicité de la commune de Marseille le paiement intégral de ses salaires, le versement de l'indemnité compensatrice de congés payés et une indemnisation au titre de son préjudice moral. En l'absence de réponse de l'administration, la requérante a sollicité à nouveau de la commune de Marseille, par courrier reçu le 28 novembre 2020, le versement de la rémunération prévue par son contrat et de l'indemnité compensatrice de congés payés. Par décision du 28 janvier 2021, la commune de Marseille a implicitement rejeté la dernière demande de Mme B. La requérante demande au tribunal l'annulation de cette dernière décision ainsi que la condamnation de la commune de Marseille à lui verser la somme de 1 875,72 euros au titre de " dommages et intérêts " correspondant aux salaires et indemnités qu'elle aurait dû percevoir au titre de son contrat de travail.

2. Les articles 3 à 3-3 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale dans leur rédaction applicable au litige déterminent les cas dans lesquels les collectivités territoriales peuvent recruter des agents non titulaires pour occuper des emplois permanents, par dérogation au principe énoncé à l'article 3 de la loi du 13 juillet 1983 alors en vigueur selon lequel les emplois permanents des collectivités territoriales sont occupés par des fonctionnaires. Il résulte par ailleurs des dispositions du dernier alinéa de l'article 1er du décret du 15 février 1988 pris pour l'application de l'article 136 de la loi du 26 janvier 1984 modifiée portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale et relatif aux agents non titulaires de la fonction publique territoriale que les règles d'emploi qu'il fixe s'appliquent aux agents contractuels, sauf s'ils ont été " engagés pour une tâche précise, ponctuelle et limitée à l'exécution d'actes déterminés ", ce qui constitue la caractéristique des emplois de vacataires.

3. Pour soutenir que la commune de Marseille a commis une faute susceptible d'engager sa responsabilité, la requérante soutient, d'une part, que la collectivité n'a pas respecté le contrat de travail signé le 22 mai 2020, dès lors qu'elle n'a pu entrer en fonctions le 25 mai 2020 au service territorial B tel qu'indiqué dans son contrat et qu'aucune information ne lui a été donnée le jour de son entrée en service. Il ressort toutefois des termes d'un courriel du 22 mai 2020, adressé par la requérante aux services de la commune, qu'elle avait été informée du changement du lieu d'affectation au service territorial D le jour même de la signature de son contrat, soit plus de quarante-huit heures avant le début de sa vacation, conformément aux conditions prévues par l'article 5 de son contrat, la circonstance que l'intéressée ne se soit pas rendue sur le lieu de cette nouvelle affectation en raison d'un problème de transport demeurant sans incidence à cet égard. D'autre part, si Mme B soutient que la commune n'a pas honoré sa promesse d'embauche, le contrat n'ayant pu être exécuté en raison de ce changement, ce moyen est inopérant dès lors que le contrat de vacation a été signé et était exécutoire dans les conditions précédemment rappelées. Par suite, la requérante n'est pas fondée à soutenir que la commune de Marseille aurait commis à son égard une faute engageant sa responsabilité.

4. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur la recevabilité de la requête, que les conclusions de la requête de Mme B doivent être rejetées, y compris celles tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à la commune de Marseille.

Délibéré après l'audience du 29 novembre 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Hameline, présidente,

Mme Fabre, première conseillère,

Mme Hétier-Noël, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 décembre 2023.

La rapporteure,

signé

E. Fabre

La présidente,

signé

M.-L. Hameline

La greffière,

signé

B. Marquet

La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

N°2102445

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions