LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2103548

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2103548

vendredi 22 décembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2103548
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation7ème chambre
Avocat requérantSELARL WALGENWITZ AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 22 avril 2021, Mme B A, représentée par Me Jullien, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 5 novembre 2020 par laquelle la directrice du Centre hospitalier (CH) Valvert l'a placée en disponibilité d'office pour raison de santé à compter du 1er novembre 2020 ;

2°) de faire droit à sa demande tendant à l'aménagement de son poste de travail tenant compte de la nature des séquelles corporelles qu'elle présente à la suite de son accident de travail ;

3) de mettre à la charge du CH Valvert le versement d'une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi qu'aux dépens.

Elle soutient que :

- la décision est entachée d'erreur de fait, son état lui permettant de reprendre une activité mais en bénéficiant d'un certain allégement ;

- elle est entachée d'erreur de droit dans la mesure où l'administration aurait dû lui proposer un poste aménagé tenant compte de la nature de ses séquelles corporelles.

Par un mémoire en défense, enregistré le 17 mai 2022, le CH Valvert, représenté par la SELARL Jean-Pierre et Walgenwitz avocats associés, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de Mme A d'une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Le CH Valvert fait valoir que :

- la requête est irrecevable car n'exposant pas de faits et moyens suffisamment précis ;

- aucun des moyens soulevés n'est fondé.

Les parties ont été informées le 22 novembre 2023, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions de la requête tendant à faire droit à la demande de Mme A tendant à l'aménagement de son poste de travail tenant compte de la nature des séquelles corporelles qu'elle présente à la suite de son accident de travail dès lors qu'il n'appartient pas au juge administratif de prononcer de telles mesures à l'égard d'un agent public.

Par un mémoire du 23 novembre 2023, le CH Valvert a produit ses observations sur ce moyen d'ordre public.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 ;

- le décret n°88-976 du 13 octobre 1988 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Derollepot, rapporteur,

- et les conclusions de Mme Lourtet, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A, agent des services hospitaliers qualifié titulaire exerçant des fonctions d'agent de bio-nettoyage au CH Valvert, a bénéficié d'un congé au titre d'une maladie reconnue imputable au service du 29 novembre 2018 au 31 octobre 2019. Du 1er novembre 2019 au 31 octobre 2020, elle a été placée en congé de maladie ordinaire. A l'issue de ce dernier, elle a été positionnée, par une décision du 5 novembre 2020 dont elle demande l'annulation par la présente requête, en disponibilité d'office pour raison de santé.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

2. Aux termes de l'article 41 de la loi du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière alors en vigueur : " Le fonctionnaire en activité a droit : () 2° A des congés de maladie dont la durée totale peut atteindre un an pendant une période de douze mois consécutifs en cas de maladie dûment constatée mettant l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions. () " L'article 71 de la même loi prévoyait alors que : " Lorsque les fonctionnaires sont reconnus, par suite d'altération de leur état physique, inaptes à l'exercice de leurs fonctions, le poste de travail auquel ils sont affectés est adapté à leur état physique. Lorsque l'adaptation du poste de travail n'est pas possible, ces fonctionnaires peuvent être reclassés dans des emplois d'un autre corps, s'ils ont été déclarés en mesure de remplir les fonctions correspondantes. / Le reclassement est subordonné à la présentation d'une demande par l'intéressé ". L'article 29 du décret du 13 octobre 1988 relatif au régime particulier de certaines positions des fonctionnaires hospitaliers, à l'intégration et à certaines modalités de mise à disposition dispose : " La mise en disponibilité d'office prévue à l'expiration des droits statutaires à congés de maladie prévus au premier alinéa du 2°, au premier alinéa du 3° et au 4° de l'article 41 de la loi du 9 janvier 1986 susvisée ne peut être prononcée que s'il ne peut, dans l'immédiat, être procédé au reclassement du fonctionnaire dans les conditions prévues par la section 3 du chapitre V de cette loi.() ".

3. Il ressort des pièces du dossier, et notamment du compte rendu établi par le Dr C le 31 octobre 2019, que Mme A est atteinte d'une épicondylalgie droite depuis juillet 2018, consolidée à la date de la visite, la rendant " inapte à ses fonctions statutaires " et devant conduire à " envisager un reclassement professionnel sur un poste sédentaire et administratif ". Il ressort également des pièces du dossier qu'à la date de la décision attaquée, la requérante n'avait présenté aucune demande de reclassement et que la commission de réforme, saisie, n'avait pas encore émis d'avis quant à son aptitude. Dès lors qu'elle avait été déclarée inapte à ses fonctions, la requérante ne pouvait prétendre à une adaptation de son poste de travail au sens de l'article 71 de la loi du 9 janvier 1986 précédemment cité. Ainsi, en l'absence de possibilité de procéder, dans l'immédiat, à son reclassement et à l'expiration de ses droits statutaires à congés de maladie, la directrice du CH Valvert a pu, sans commettre d'erreur de fait ou de droit, positionner Mme A en disponibilité d'office pour raison de santé. Il résulte de ce qui précède que celle-ci n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 5 novembre 2020.

Sur les conclusions tendant à ce que le tribunal fasse droit à la demande de Mme A tendant à l'aménagement de son poste de travail tenant compte de la nature des séquelles corporelles qu'elle présente à la suite de son accident de travail :

4. Ces conclusions doivent être rejetées comme irrecevables dès lors qu'il n'appartient pas au juge administratif de prononcer de telles mesures à l'égard d'un agent public.

Sur les frais liés au litige :

5. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par Mme A doivent dès lors être rejetées. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions du Centre hospitalier Valvert présentées au titre de ces dispositions.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : Les conclusions du CH Valvert au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et au Centre hospitalier Valvert.

Délibéré après l'audience du 28 novembre 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Frédérique Simon, présidente,

M. Alexandre Derollepot, premier conseiller,

Mme Ludivine Journoud, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 décembre 2023.

Le rapporteur,

signé

A. Derollepot

La présidente,

signé

F. Simon

La greffière,

signé

A. Vidal

La République mande et ordonne au directeur général de l'agence régionale de santé de Provence-Alpes-Côte d'Azur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour la greffière en cheffe,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions