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AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2103850

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2103850

vendredi 29 septembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2103850
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation1ère Chambre
Avocat requérantPELGRIN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 3 mai 2021, Mme B C, représentée par Me Pelgrin, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 1er mars 2021 par laquelle le président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur a refusé de reconnaître les pathologies dont elle est affectée depuis le 25 mai 2016 comme étant imputables au service ;

2°) d'enjoindre à la région Provence-Alpes-Côte d'Azur de procéder, à compter de la notification de la décision à intervenir, au réexamen de sa situation administrative ;

3°) de mettre à la charge de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- les motifs de la décision attaquée sont erronés dès lors qu'ils reprennent la motivation de l'avis de la commission de réforme qui considère que sa pathologie ne figurant pas au tableau des maladies professionnelles ne peut être reconnue comme imputable au service, et qu'ils se réfèrent au rapport d'expertise erroné du Dr A du 16 novembre 2020 ;

- la décision attaquée est entachée d'une erreur de droit en ne faisant pas application de l'article 21 bis II de la loi du 13 juillet 1983 ;

- la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation.

Par un mémoire en défense enregistré le 4 février 2022, la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, représentée par Me Walgenwitz, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 1 500 euros soit mise à a charge de Mme C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- à titre principal, les moyens soulevés par Mme C ne sont pas fondés

- à titre subsidiaire, il y a lieu pour le tribunal, en tant que de besoin, de procéder à une substitution de motifs pour retenir que la décision attaquée est fondée par le fait que la pathologie de Mme C ne présente pas de lien direct et certain avec l'exercice des fonctions en application de l'article 57 2 2° de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statuaires relatives à la fonction publique territoriale.

Par une ordonnance du 9 mai 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 13 juin 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;

- l'ordonnance n° 2017-53 du 19 janvier 2017 ;

- le décret n° 2019-301 du 10 avril 2019 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Hétier-Noël, rapporteure,

- et les conclusions de Mme Sarac-Deleigne, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C a été recrutée par la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur le 26 mars 2011 dans le grade d'adjoint administratif, puis a été intégrée au sein de la direction des parcours professionnels où elle a occupé un poste de responsable administrative et financière. Elle a bénéficié d'une promotion interne au grade d'attaché territorial en 2013. A la suite d'une réorganisation, elle a été affectée le 6 décembre 2016 au sein de la direction de l'emploi, de la formation et de l'apprentissage sur un poste de responsable administrative et financière du service administratif et financier. A compter du 25 mai 2016, Mme C a été placée à plusieurs reprises en congés de maladie, au cours des années 2016 et 2017, puis entre le 23 janvier 2018 et le 31 octobre 2018. Par un courrier du 21 février 2018, elle a demandé au président de la région la région Provence-Alpes-Côte d'Azur de " requalifier tous ses arrêts de travail à compter du 25 mai 2016 comme étant en lien avec le service, soit en accident de travail, soit en maladie professionnelle ". Une décision de rejet implicite est née du silence du président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur le 24 avril 2018, à laquelle s'est substituée une décision expresse de rejet du 15 décembre 2018. Mme C a contesté ces décisions devant le tribunal administratif de Marseille qui, par un jugement n° 1804956, 1901814 du 22 juillet 2020, a annulé l'arrêté du président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur du 15 décembre 2018 pour vice de procédure et lui a enjoint de prendre une nouvelle décision. A la suite de l'avis de la commission de réforme du 14 juin 2021, le président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur a pris le 1er mars 2021 un nouvel arrêté refusant de reconnaître l'imputabilité au service de l'accident et de la maladie déclarés le 25 mai 2016. Mme C demande au tribunal l'annulation de cet arrêté.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne les dispositions légales applicables à la demande de Mme C :

2. L'article 10 de l'ordonnance du 19 janvier 2017 portant diverses dispositions relatives au compte personnel d'activité, à la formation et à la santé et la sécurité au travail dans la fonction publique a institué un " congé pour invalidité temporaire imputable au service " en insérant, dans la loi du 13 juillet 1983, un article 21 bis. L'article 10 de l'ordonnance du 19 janvier 2017 a aussi, en conséquence de l'institution du congé pour invalidité temporaire imputable au service à l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983, modifié des dispositions de la loi du 26 janvier 1984 régissant la fonction publique territoriale. Les dispositions de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ne sont donc entrées en vigueur, en tant qu'elles s'appliquent à la fonction publique territoriale, qu'à la date d'entrée en vigueur, le 13 avril 2019, du décret du 10 avril 2019 relatif au congé pour invalidité temporaire imputable au service dans la fonction publique territoriale. Il en résulte que les dispositions de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984 dans leur rédaction antérieure à celle résultant de l'ordonnance du 19 janvier 2017 sont demeurées applicables jusqu'à l'entrée en vigueur du décret du 10 avril 2019.

3. Au cas particulier, Mme C a sollicité par courrier du 21 février 2018 de voir reconnaître l'imputabilité au service de ses arrêts de maladie depuis le 25 mai 2016. Dès lors sa situation est uniquement régie par les dispositions de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984, dans leur rédaction antérieure à l'entrée en vigueur de l'ordonnance du 19 janvier 2017 et du décret du 10 avril 2019. Par suite le moyen tiré de ce que l'arrêté serait entaché d'une erreur de droit en n'appliquant pas les dispositions de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 doit être écarté.

En ce qui concerne la demande de reconnaissance d'imputabilité au service d'une maladie professionnelle :

4. Aux termes de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale : " Le fonctionnaire en activité a droit : () 2° A des congés de maladie dont la durée totale peut atteindre un an pendant une période de douze mois consécutifs en cas de maladie dûment constatée mettant l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions. Celui-ci conserve alors l'intégralité de son traitement pendant une durée de trois mois ; ce traitement est réduit de moitié pendant les neuf mois suivants. () / Toutefois, si la maladie provient de l'une des causes exceptionnelles prévues à l'article L. 27 du code des pensions civiles et militaires de retraite ou d'un accident survenu dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions, le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service ou jusqu'à la mise à la retraite. / Dans le cas visé à l'alinéa précédent, l'imputation au service de l'accident ou de la maladie est appréciée par la commission de réforme instituée par le régime des pensions des agents des collectivités locales () ". Aux termes de l'article L. 27 du code des pensions civiles et militaires de retraite : " Le fonctionnaire civil qui se trouve dans l'incapacité permanente de continuer ses fonctions en raison d'infirmités résultant de blessures ou de maladie contractées ou aggravées soit en service, soit en accomplissant un acte de dévouement dans un intérêt public, soit en exposant ses jours pour sauver la vie d'une ou plusieurs personnes et qui n'a pu être reclassé dans un autre corps () peut être radié des cadres par anticipation soit sur sa demande, soit d'office () ". Aux termes du deuxième alinéa de l'article L. 461-1 du code de la sécurité sociale : " Est présumée d'origine professionnelle toute maladie désignée dans un tableau de maladies professionnelles et contractée dans les conditions mentionnées à ce tableau " ;

5. Une maladie contractée par un fonctionnaire, ou son aggravation, doit être regardée comme imputable au service si elle présente un lien direct avec l'exercice des fonctions ou avec des conditions de travail de nature à susciter le développement de la maladie en cause, sauf à ce qu'un fait personnel de l'agent ou toute autre circonstance particulière conduisent à détacher la survenance ou l'aggravation de la maladie du service. Il appartient à l'intéressé qui demande la reconnaissance de l'imputabilité au service d'une maladie professionnelle, d'établir le lien de cause à effet entre l'exercice des fonctions et le préjudice.

6. Pour rejeter la demande de Mme C de voir reconnaître les pathologies dont elle a souffert comme une maladie contractée en service, le président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur s'est approprié l'avis de la commission de réforme qui indiquait que " l'activité professionnelle de l'agent ne présente pas les critères nécessaires dans le cadre de la liste limitative des travaux du tableau des maladies professionnelles ", sans vérifier si les pathologies présentaient un lien direct avec l'exercice des fonctions ou avec des conditions de travail de nature à susciter le développement de ces pathologies, et a ainsi entaché le motif retenu d'une erreur de droit.

7. Cependant, l'administration peut, en première instance comme en appel, faire valoir devant le juge de l'excès de pouvoir que la décision dont l'annulation est demandée est légalement justifiée par un motif, de droit ou de fait, autre que celui initialement indiqué, mais également fondé sur la situation existant à la date de cette décision. Il appartient alors au juge, après avoir mis à même l'auteur du recours de présenter ses observations sur la substitution ainsi sollicitée, de rechercher si un tel motif est de nature à fonder légalement la décision, puis d'apprécier s'il résulte de l'instruction que l'administration aurait pris la même décision si elle s'était fondée initialement sur ce motif. Dans l'affirmative, il peut procéder à la substitution demandée, sous réserve toutefois qu'elle ne prive pas le requérant d'une garantie procédurale liée au motif substitué.

8. En l'espèce, le président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur fait valoir dans son mémoire en défense, communiqué au requérant, que l'arrêté contesté est légalement justifié par un autre motif que celui initialement indiqué et tiré de ce que la pathologie de Mme C ne présente pas de lien direct et certain avec l'exercice des fonctions en application de l'article 57 2° de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statuaires relatives à la fonction publique territoriale.

9. Il ressort des pièces du dossier que les arrêts de travail à compter du 5 mai 2016 dont Mme C a demandé le 21 février 2018 la reconnaissance d'imputabilité au service mentionnent diverses pathologies, à savoir asthénie et épigastralgies (arrêt du 25 mai au 3 juin 2016), troubles du sommeil et anxiété d'origine professionnelle (arrêt du 23 au 30 septembre 2016), cervicalgies (arrêt du 24 au 25 novembre 2106), surmenage, asthénie, troubles du sommeil (arrêt du 30 mai au 9 juin 2017), asthénie avec migraine, troubles du sommeil (arrêt du 3 au 18 août 2017), état dépressif " réactionnel " (arrêts de travail du 23 janvier au 7 février2018 et du 7 février au 8 mars 2018), bronchites chroniques et conjonctivites liées aux acariens (certificats médicaux des 11 septembre 2017, 15 novembre 2017, 28 décembre 2017) et enfin problèmes réactionnels à ses conditions de travail (certificat médical du 24 janvier 2018). S'agissant de ses allergies aux acariens, les pièces versées par Mme C et notamment un courrier du médecin de prévention de l'académie de Créteil du 3 novembre 1995 attestent de la préexistence de cette pathologie. Dans son rapport d'expertise du 30 mars 2018, le docteur D indique que " pour l'allergie, elle présente un terrain () pour autant l'allergie est préexistante et nous n'avons pas ce jour de preuve d'aggravation : nous ne pouvons donc médico-légalement reconnaitre l'imputabilité au service d'une maladie professionnelle ou d'un accident de travail () avis défavorable à la reconnaissance d'une MP 66 ou d'un AT ". Par ailleurs, et contrairement à ce que Mme C soutient, il ressort des pièces du dossier que l'administration a pris les mesures nécessaires pour se conformer aux prescriptions médicales en proposant à Mme C des postes lui permettant d'exercer ses fonctions dans un bureau sans moquette, qu'elle a refusés. S'agissant des autres troubles dont Mme C a souffert à savoir asthénies, épigastralgies, troubles du sommeil et surmenage mentionnés par les arrêts de travail produits, aucun élément ne permet d'établir un lien avec l'exercice de ses fonctions. Enfin, s'agissant enfin de l'état dépressif réactionnel ayant donné lieu à des arrêts de travail à compter du 23 janvier 2018, Mme C se prévaut du certificat médical d'un médecin généraliste du 24 janvier 2018 qui atteste lui avoir prescrit, à de nombreuses reprises, des " arrêts de travail relativement courts en rapport avec des problèmes réactionnels à ses conditions de travail ". Cependant, ce seul certificat, peu précis et circonstancié, n'est pas de nature à établir par lui-même un lien entre son état dépressif et le service. Par ailleurs, le docteur A, expert psychiatre qui a examiné Mme C le 25 juillet 2018 et rendu un second rapport le 16 novembre 2020 en vue de la commission de réforme, conclut quant à lui que les arrêts de travail de Mme C justifiés par la symptomatologie psychologique présentée " ne sont pas en relation directe et certaine avec son activité professionnelle et ne sont pas ainsi imputables au service ". Si Mme C soutient que la pertinence du rapport d'expertise du Dr A daté du 16 novembre 2020 doit être remise en cause dès lors qu'elle réfute avoir été examinée " le 25 novembre 2020 " comme l'indique le début de ce rapport, il ressort néanmoins de la lecture du document que cette mention résulte d'une simple erreur de plume dès lors que l'expertise est datée du 16 novembre 2020 donc antérieurement à cette date, et que le corps du rapport et sa partie " conclusions" se réfèrent de manière exacte aux " éléments communiqués le 6 novembre 2020 " et à " l'expertise pratiquée le 25 juillet 2018 ". Au vu de l'ensemble des éléments qui précèdent, il n'est pas démontré l'existence d'un lien direct et certain entre les pathologies dont a été affectée Mme C à compter du 25 mai 2016 et le service.

10. Par suite, dès lors, d'une part, que le motif précédemment exposé au point 8 était de nature à fonder légalement le rejet de la demande de reconnaissance de l'imputabilité au service au titre de la maladie professionnelle des pathologies de Mme C d'autre part, qu'il résulte de l'instruction que l'administration aurait pris la même décision si elle s'était initialement fondée sur ce motif et, enfin, que la substitution de motifs sollicitée par le président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur ne prive la requérante d'aucune garantie procédurale, il y a lieu d'y faire droit et d'écarter le moyen tiré de l'erreur de droit. Le président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur n'a pas davantage entaché la décision contestée d'erreur d'appréciation en refusant de reconnaître l'imputabilité au service des pathologies de Mme C à compter du 25 mai 2016 au titre d'une maladie professionnelle.

En ce qui concerne la demande de reconnaissance d'un accident imputable au service :

11. Constitue un accident de service, tout évènement, quelle qu'en soit la nature, survenu à une date certaine, par le fait ou à l'occasion du service, dont il est résulté une lésion, quelle que soit la date d'apparition de celle-ci, sauf si des circonstances particulières ou une faute personnelle du fonctionnaire détachent cet événement du service. Il appartient à l'intéressé qui demande la reconnaissance de l'imputabilité au service d'un accident de service, d'établir la matérialité des faits.

12. En se bornant à soutenir que ses pathologies peuvent également être reconnues comme imputables au service au titre d'un accident de service, Mme C n'établit pas la matérialité de faits soudains et accidentels dont il aurait résulté une lésion pouvant être qualifiée d'accident dans le temps et le lieu du service, dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions ou d'une activité qui en constitue le prolongement normal, et qui pourraient constituer un accident de service. Par suite, le président de la région la région Provence-Alpes-Côte d'Azur n'a pas entaché la décision contestée d'erreur d'appréciation en refusant de reconnaître l'imputabilité au service des pathologies de Mme C à compter du 25 mai 2016 au titre d'un accident de service.

13. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de Mme C à fin d'annulation de la décision du 1er mars 2021 par laquelle le président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur a refusé de reconnaître les pathologies à l'origine de ses arrêts de travail depuis le 25 mai 2016 comme étant imputables au service doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions qu'elle présente à fin d'injonction.

Sur les frais d'instance :

14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que Mme C demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme C la somme demandée par la région Provence-Alpes-Côte d'Azur au même titre.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par la région Provence-Alpes-Côte d'Azur sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C et à la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Délibéré après l'audience du 15 septembre 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Hameline, présidente,

Mme Fabre, première conseillère,

Mme Hétier-Noël, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 septembre2023.

La rapporteure,

signé

C. Hétier-Noël

La présidente,

signé

M.-L. Hameline

La greffière,

signé

B. Marquet

La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

No 2103850

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