vendredi 7 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2104713 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | GUENDOUZ |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête enregistrée le 28 mai 2021 sous le n° 2104713, et des mémoires complémentaires enregistrés le 18 juin et le 29 octobre 2021, Mme B, représentée par Me Guendouz, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision n° 853-120/2021 du 29 avril 2021 par laquelle l'assistance publique - hôpitaux de Marseille (AP-HM) a retenu que son état de santé consécutif à l'accident de service dont elle a été victime le 6 octobre 2017, avec arrêt de travail du 6 octobre 2017 au 10 juillet 2019, était consolidé le 10 juillet 2019 et que les arrêts de travail à compter du 11 juillet 2019 seraient traités dans le cadre de la maladie ordinaire ;
2°) d'enjoindre à l'AP-HM de se prononcer à nouveau sur la qualification de ses arrêts de travail à compter du 11 juillet 2019, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'AP-HM une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision attaquée est entachée de plusieurs vices de procédure tirés de la composition irrégulière de la commission de réforme et de l'irrégularité de sa convocation ;
- la décision attaquée est irrégulière en ce qu'elle est fondée sur une décision de la commission de réforme insuffisamment motivée ;
- la décision attaquée est entachée d'une erreur de droit dès lors que l'administration s'est sentie liée par l'avis défavorable de la commission de réforme ;
- la décision attaquée est entachée d'une erreur d'appréciation s'agissant de la détermination de la date de consolidation de son état de santé et de l'imputabilité au service de ses séquelles, en présence d'un état antérieur.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 juillet 2022, l'AP-HM conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
II. Par une requête enregistrée le 30 décembre 2021 sous le n° 2111299, Mme B représentée par Me Guendouz, demande au tribunal :
1°) d'annuler le titre d'un montant de 14 528,18 euros émis et rendu exécutoire par l'AP-HM le 20 mai 2021, reçu le 29 juin 2021, ensemble la décision implicite de rejet née du silence de l'AP-HM à la suite du recours gracieux formé le 29 août 2021, reçu le 31 août 2021 ;
2°) de mettre à la charge de l'AP-HM une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision attaquée ne comporte pas l'indication des bases de la liquidation ;
- elle est illégale en ce qu'elle est fondée sur la décision du 29 avril 2021 contestée dans le cadre de sa première requête et entachée d'illégalité.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 juillet 2022, l'AP-HM conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par décisions n° 2022/000442 et n° 2022/000491 du 24 mars 2022, Mme B a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle dans les deux requêtes objets du présent jugement.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 ;
- le décret n° 88-386 du 19 avril 1988 ;
- l'arrêté du 4 août 2004 relatif aux commissions départementales de réforme des agents de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Ludivine Journoud,
- les conclusions de M. Gilles Ricard, rapporteur public
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, aide-soignante titulaire exerçant ses fonctions au sein de l'hôpital de La Timone, à Marseille, a été victime d'un accident survenu sur son lieu de travail le 6 octobre 2017. Cet accident a été reconnu imputable au service par une décision du 28 novembre 2017. Le 10 juillet 2019, l'AP-HM a fait procéder à l'examen médical de Mme B par un médecin agréé. Ce dernier a conclu que l'arrêt de travail en cours n'était pas médicalement justifié et qu'il n'était pas imputable à l'accident du 6 octobre 2017. Par une première décision n° 857-449/2019 du 30 juillet 2019, l'AP-HM a retenu que l'état de santé de Mme B consécutif à l'accident de service du 6 octobre 2017 avec arrêt de travail du 6 octobre 2017 au 10 juillet 2019 était consolidé le 10 juillet 2019 et que l'arrêt de travail du 11 juillet 2019 serait traité en congé de maladie ordinaire. Par une seconde décision prise le même jour sous le n° 857-450/2019, l'AP-HM a mis en demeure l'intéressée de reprendre ses fonctions, dès réception de cette décision, sous peine d'être placée en position d'absence irrégulière avec suspension de traitement pour service non fait et instruction d'une procédure d'abandon de poste jusqu'à la date de radiation des cadres.
2. Par deux requêtes distinctes, Mme B a dans un premier temps demandé au juge des référés du tribunal de suspendre l'exécution des deux décisions du 30 juillet 2019 précitées, avant d'en solliciter l'annulation. Par un jugement n° 1907954 et n°1907955 du 29 mars 2021, les deux décisions attaquées ont été annulées et il a été enjoint à l'administration de procéder au réexamen de la situation de Mme B. Par une nouvelle décision n° 853-120/2021 du 29 avril 2021, l'AP-HM a retenu que l'état de santé de Mme B consécutif à l'accident de service du 6 octobre 2017, avec arrêt de travail du 6 octobre 2017 au 10 juillet 2019, était consolidé le 10 juillet 2019, conformément aux avis du 20 novembre 2019 et du 18 décembre 2019 du médecin spécialiste agréé, confirmés par l'avis du 14 avril 2021 de la commission départementale de réforme, et que les arrêts de travail à compter du 11 juillet 2019 seraient traités dans le cadre de la maladie ordinaire. Mme B a, une nouvelle fois, demandé au juge des référés d'ordonner la suspension de l'exécution de cette dernière décision. Par une ordonnance de référé n° 2104715 du 24 juin 2021, cette demande a été rejetée.
3. L'administration a placé Mme B en disponibilité d'office pour raison de santé, à demi-traitement, par une décision du 4 août 2021, à compter du 11 juillet 2020 jusqu'au 10 juillet 2021 et ce, après avis favorable du comité médical du 22 juillet 2021. En procédant à la régularisation de la situation administrative de l'intéressée, l'AP-HM a observé un trop perçu de 14 528,18 euros et a émis un titre exécutoire à son encontre le 20 mai 2021. La requérante sollicite l'annulation de la décision du 29 avril 2021 et du titre exécutoire du 20 mai suivant.
Sur la jonction :
4. Les requêtes visées ci-dessus, enregistrées sous les n° 2104713 et n° 2111299, sont relatives à la situation d'un même agent public et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a donc lieu de les joindre pour y statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision du 29 avril 2021 et à fin d'injonction :
5. Aux termes de l'article 3 de l'arrêté du 4 août 2004 relatif aux commissions de réforme dans la fonction publique territoriale et la fonction publique hospitalière : " Le président de la commission de réforme est désigné par le préfet qui peut choisir soit un fonctionnaire placé sous son autorité, soit une personnalité qualifiée qu'il désigne en raison de ses compétences, soit un membre élu d'une assemblée délibérante dont le personnel relève de la compétence de la commission de réforme. Dans ce cas, un président suppléant, n'appartenant pas à la même collectivité, est désigné pour le cas où serait examinée la situation d'un fonctionnaire appartenant à la collectivité dont est issu le président. Le président dirige les délibérations mais ne participe pas au vote. / Cette commission comprend : 1. Deux praticiens de médecine générale, auxquels est adjoint, s'il y a lieu, pour l'examen des cas relevant de sa compétence, un médecin spécialiste qui participe aux débats mais ne prend pas part aux votes ; 2. Deux représentants de l'administration ; 3. Deux représentants du personnel. / Chaque titulaire a deux suppléants désignés dans les conditions prévues aux articles 5 et 6 ci-dessous ". Aux termes de l'article 17 de l'arrêté, dans sa version applicable : " La commission ne peut délibérer valablement que si au moins quatre de ses membres ayant voix délibérative assistent à la séance. / Deux praticiens, titulaires ou suppléants, doivent obligatoirement être présents. / Cependant, en cas d'absence d'un praticien de médecine générale, le médecin spécialiste a voix délibérative par dérogation au 1 de l'article 3. / Les médecins visés au 1 de l'article 3 et les médecins agréés ayant reçu pouvoir en application de l'article 8 ne peuvent pas siéger avec voix délibérative lorsque la commission examine le dossier d'un agent qu'ils ont examiné à titre d'expert ou de médecin traitant. / Les avis sont émis à la majorité des membres présents. Ils doivent être motivés, dans le respect du secret médical. / En cas d'égalité des voix, l'avis est réputé rendu. / Les avis sont communiqués aux intéressés dans les conditions fixées par la loi du 17 juillet 1978 susvisée ".
6. Il ressort des pièces du dossier, et notamment des mentions du procès-verbal de la séance du 14 avril 2021, que la composition de commission de réforme était conforme aux dispositions précitées de l'article 3 de l'arrêté du 4 août 2004. La circonstance qu'aucun représentant du personnel n'était présent, au lieu des deux prévus par cet article, est sans incidence sur la régularité de la procédure, dès lors que le quorum prévu à l'article 17 de cet arrêté était atteint et que deux médecins, dont un médecin spécialiste en remplacement du médecin généraliste absent, ont siégé.
7. Aux termes de l'article 14 de l'arrêté du 4 août 2004 : " Le secrétariat de la commission de réforme convoque les membres titulaires et l'agent concerné au moins quinze jours avant la date de la réunion () Chaque dossier à examiner fait l'objet, au moment de la convocation à la réunion, d'une note de présentation, dans le respect du secret médical ". Aux termes de l'article 16 du même arrêté : " La commission de réforme doit être saisie de tous témoignages, rapports et constatations propres à éclairer son avis. () / Dix jours au moins avant la réunion de la commission, le fonctionnaire est invité à prendre connaissance, personnellement ou par l'intermédiaire de son représentant, de son dossier, dont la partie médicale peut lui être communiquée, sur sa demande, ou par l'intermédiaire d'un médecin ; il peut présenter des observations écrites et fournir des certificats médicaux. / La commission entend le fonctionnaire, qui peut se faire assister d'un médecin de son choix. Il peut aussi se faire assister par un conseiller ".
8. Si les actes administratifs doivent être pris selon les formes et conformément aux procédures prévues par les lois et règlements, un vice affectant le déroulement d'une procédure administrative préalable, suivie à titre obligatoire ou facultatif, n'est de nature à entacher d'illégalité la décision prise que s'il ressort des pièces du dossier qu'il a été susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de la décision prise ou qu'il a privé les intéressés d'une garantie.
9. Il ressort des pièces du dossier, d'une part, qu'une précédente décision de l'AP-HM a été annulée pour absence de saisine préalable de la commission de réforme et, d'autre part, que Mme B a pu non seulement consulter son dossier mais également échanger avec son conseil en amont de la réunion de la commission, devant laquelle elle a comparu. Par suite, la circonstance que Mme B n'a été convoquée que le 2 avril 2021 en vue de la réunion de la commission de réforme du 14 avril suivant n'est pas de nature à entraîner l'annulation de la décision prise, dès lors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que ce vice l'a privée, en l'espèce, d'une garantie ou qu'il a exercé une influence sur le sens de la décision en litige.
10. L'article 17 de l'arrêté du 4 août 2004 prévoit que : " La commission ne peut délibérer valablement que si au moins quatre de ses membres ayant voix délibérative assistent à la séance. () Les avis sont émis à la majorité des membres présents. Ils doivent être motivés, dans le respect du secret médical. En cas d'égalité des voix, l'avis est réputé rendu. () ".
11. Il ressort des pièces du dossier, en particulier du procès-verbal de la commission de réforme du 14 avril 2021 produit en défense, que l'avis de cette commission du 14 avril 2021 fait référence au rapport d'expertise du médecin spécialiste agréé des 20 novembre et 18 décembre 2019 et mentionne un taux d'incapacité permanente partielle (IPP) de 8 % uniquement imputable à un état antérieur. Par suite, l'avis de la commission de réforme est suffisamment motivé et en conformité avec les prescriptions de l'article 17 de l'arrêté du 4 août 2004, dans le respect du secret médical. Le moyen tiré de l'illégalité de la décision attaquée en ce qu'elle serait fondée sur un avis de la commission de réforme insuffisamment motivé doit donc être, en tout état de cause, écarté.
12. La date de consolidation de l'état de santé de la victime d'un dommage corporel correspond au moment où les lésions se fixent et prennent un caractère permanent, tel qu'un traitement n'est plus nécessaire si ce n'est pour en éviter l'aggravation et qu'il est possible d'apprécier un certain degré d'incapacité permanente réalisant un préjudice définitif.
13. Mme B soutient que la décision du 29 avril 2021 est entachée, d'une part, d'une erreur de droit, dès lors que l'administration s'est sentie liée par l'avis défavorable de la commission de réforme, et, d'autre part, d'une erreur d'appréciation en ce qu'elle fixe une date de consolidation au 10 juillet 2019 et refuse de retenir l'imputabilité au service des arrêts de travail à compter du 11 juillet 2019 en présence d'un état antérieur. Or, il ressort des pièces du dossier que la commission de réforme s'est fondée sur un rapport du médecin spécialiste agréé en chirurgie orthopédique du 20 novembre 2019 et un additif à ce rapport du 18 décembre suivant, qui ont retenu une date de consolidation au 10 juillet 2019 et l'absence d'imputabilité à l'accident du 6 octobre 2017, et donc au service, des arrêts de travail à compter du 11 juillet 2019. Par ailleurs l'administration avait d'ores et déjà sollicité l'avis technique d'un second médecin expert agréé dans la même spécialité, qui concluait déjà de manière identique le 10 juillet 2019, en indiquant que la requérante était apte à reprendre ses fonctions et que son taux d'IPP de 8 % était imputable à un état antérieur. Par suite, en présence de deux avis médicaux concordants et en l'absence d'éléments médicaux suffisamment circonstanciés permettant de contredire et de remettre en cause leurs conclusions, Mme B n'est pas fondée à soutenir que l'administration, qui ne s'est pas sentie liée par l'avis de la commission de réforme, a entaché sa décision du 29 avril 2021 d'une erreur de droit et d'une erreur d'appréciation.
14. Il résulte de tout ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 29 avril 2021. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction doivent également être rejetées.
Sur les conclusions dirigées contre le titre exécutoire du 20 mai 2021 :
15. Mme B soutient que, d'une part, le titre exécutoire ne comporte pas les bases de la liquidation permettant d'en apprécier le fondement et, d'autre part, qu'il est entaché d'illégalité en ce qu'il est fondé sur une succession de décisions illégales, dont la décision du 29 avril 2021 qui fixe la consolidation de son état de santé à la suite de l'accident de service dont elle a été victime, au 10 juillet 2019.
16. Tout état exécutoire doit indiquer les bases de liquidation de la créance pour le recouvrement de laquelle il est émis, à moins que ces bases n'aient été préalablement portées à la connaissance du débiteur.
17. Il résulte de l'instruction, et il n'est pas contesté, que le titre exécutoire émis le 20 mai 2021, qui comporte la mention " trop-perçu paie ", était accompagné, lors de sa notification, de la décision du 7 mai 2021 dont l'objet est " correction de salaire " et qui vise la décision du 29 avril 2021 et comporte les modalités de calcul et de détermination de ce trop-perçu compte tenu du placement de la requérante en congé de maladie ordinaire à compter du 11 juillet 2019, puis de son placement en disponibilité d'office pour raison de santé à demi-traitement à compter du 11 juillet 2020. Par suite, la communication de ce document permettait à Mme B de connaître les bases de liquidation de la créance pour le recouvrement de laquelle le titre exécutoire a été émis.
18. Il résulte également de l'instruction que le titre émis le 20 mai 2021, qui vise à recouvrer des trop perçus de traitement pour la période allant du 11 juillet 2019 au 10 juillet 2020, est fondé sur la décision du 29 avril 2021 par laquelle l'AP-HM, après avis de la commission de réforme du 14 avril 2021, a fixé la date de consolidation de l'état de santé de la requérante au 10 juillet 2019 et l'a placée en congé de maladie ordinaire à compter du 11 juillet 2019. Il résulte encore de l'instruction qu'après avis du comité médical du 22 juillet 2021, Mme B a été placée en disponibilité d'office pour raison de santé à compter du 11 juillet 2020. Eu égard à ce qui a été exposé aux points 5 à 14, Mme B n'est pas fondée à contester le bien-fondé du titre émis le 20 mai 2021 pour un montant de 14 528,18 euros.
19. Il résulte de ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation du titre exécutoire émis le 20 mai 2021.
Sur les frais liés au litige :
20. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'AP-HM, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que Mme B demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes n° 2104713 et n° 2111299 de Mme B sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à l'assistance publique - hôpitaux de Marseille.
Délibéré après l'audience du 19 juin 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Karine Jorda-Lecroq, présidente,
Mme Elisa Fabre, première conseillère,
Mme Ludivine Journoud, conseillère,
Assistées de Mme Ibram, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 juillet 2023.
La rapporteure,
signé
Ludivine JOURNOUD La présidente,
signé
Karine JORDA-LECROQ
La greffière,
signé
Stéphanie IBRAM
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en cheffe,
La greffière,
2 et n° 2111299
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026