LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2106927

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2106927

mercredi 26 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2106927
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation5ème Chambre
Avocat requérantMICHEL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 30 juillet 2021, la société anonyme Assurances du Crédit Mutuel IARD, représentée par Me Michel, demande au tribunal :

1°) de condamner la métropole d'Aix-Marseille-Provence au versement de la somme de 5 445 euros TTC représentant le total des sommes versées à son assurée, Mme A B, en réparation du dommage que cette dernière estime avoir subi en raison de l'impossibilité de fermer son portail du fait de la présence de racines d'un arbre au droit de sa propriété ;

2°) de mettre à la charge de la métropole d'Aix-Marseille-Provence la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative

Elle soutient que :

- il résulte de l'expertise amiable du 20 août 2020, qu'elle a mandatée, que les racines d'un arbre planté sur la voie publique, appartenant à la métropole d'Aix-Marseille Provence, ont endommagé le poteau gauche du portail de son assurée ;

- elle établit avoir payé le montant des travaux de reprise du portail, pour un montant de 5 445 euros ;

- en application des dispositions de l'article L. 121-12 du code des assurances, elle est subrogée dans les droits de son assurée.

Une mise en demeure a été adressée à la métropole d'Aix-Marseille-Provence le 7 août 2023, qui n'a pas produit de mémoire en défense.

La clôture de l'instruction a été fixée au 11 décembre 2023 par une ordonnance du 9 novembre précédent.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des assurances ;

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Ollivaux,

- et les conclusions de M. Boidé, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B est propriétaire d'une maison d'habitation située 12, Boulevard de Compostelle à Marseille (13012). Se plaignant de l'endommagement du portail d'accès à sa propriété, causé par les racines d'un arbre, la société anonyme (SA) Assurances du Crédit Mutuel IARD, subrogée dans les droits de son assurée, après avoir vu sa demande préalable adressée le 12 novembre 2020 à la métropole d'Aix-Marseille-Provence implicitement rejetée, demande au tribunal de condamner cette personne publique au versement de la somme de 5 445 euros représentant le montant de la réparation versée à l'intéressée.

Sur l'acquiescement aux faits :

2. Aux termes de l'article R. 612-6 du code de justice administrative : " Si, malgré une mise en demeure, la partie défenderesse n'a produit aucun mémoire, elle est réputée avoir acquiescé aux faits exposés dans les mémoires du requérant ".

3. La métropole d'Aix-Marseille-Provence, qui n'a pas produit d'observations en défense malgré la mise en demeure qui lui a été adressée, doit être réputée avoir acquiescé aux faits exposés dans la requête en application des dispositions citées au point 2. Cette circonstance ne dispense toutefois pas le tribunal, d'une part, de vérifier que les faits allégués par la société requérante ne sont pas contredits par les autres pièces versées au dossier, d'autre part, de se prononcer sur les moyens de droit que soulève l'examen de l'affaire.

Sur le principe de la responsabilité :

4. D'une part, le maître de l'ouvrage est responsable, même en l'absence de faute, des dommages que les ouvrages publics dont il a la garde peuvent causer aux tiers tant en raison de leur existence que de leur fonctionnement. Il ne peut dégager sa responsabilité que s'il établit que ces dommages résultent de la faute de la victime ou d'un cas de force majeure.

5. D'autre part, aux termes de l'article L. 5217-2 du code général des collectivités territoriales, dans sa version applicable au litige : " I. - La métropole exerce de plein droit, en lieu et place des communes membres, les compétences suivantes : () 2° En matière d'aménagement de l'espace métropolitain : () c) Création, aménagement et entretien des espaces publics dédiés à tout mode de déplacement urbain ainsi qu'à leurs ouvrages accessoires ".

6. Il résulte de l'instruction, et notamment des photographies annexées au rapport d'expertise amiable diligentée par la requérante et réalisée par le cabinet Markezana le 11 août 2020, que l'arbre en litige est planté sur le trottoir situé devant la propriété de Mme B, tiers par rapport à cette dépendance du domaine public dont l'aménagement et l'entretien entrent dans la compétence de la métropole d'Aix-Marseille-Provence. Eu égard à ce qui a été dit précédemment, la métropole est réputée avoir acquiescé aux faits consistant dans l'endommagement du pilier gauche du portail de la propriété de Mme B, en raison de la croissance des racines de l'arbre sous le trottoir de sa propriété, exposés par la société requérante, non contredits par les autres pièces versées au dossier. Ainsi, la SA Assurances du Crédit Mutuel IARD est fondée à rechercher la responsabilité de la métropole d'Aix-Marseille-Provence, gestionnaire de la voie publique sur laquelle est planté l'arbre en cause, accessoire de la voie.

Sur le préjudice :

7. La requérante, subrogée dans les droits de son assurée, a la qualité de tiers vis-à-vis de l'arbre en cause, accessoire de la voie publique, et il lui appartient d'établir l'existence d'un lien de causalité entre la présence de cet arbre planté sur la voie publique et ce dommage.

8. Il résulte de l'instruction, notamment des conclusions d'une expertise amiable et des photographies jointes que le poteau support du portail gauche de la propriété de l'assurée a subi des dommages en raison de la présence d'un arbre et de ses racines situées à 1,80 mètre du mur édifié au droit du portail. En outre, la métropole d'Aix-Marseille Provence doit être réputée acquiescer aux faits allégués, dans la mesure où elle a procédé à la coupe des racines et édifié un muret pour mettre fin au dommage. Ainsi, la réalité du préjudice est établie. La SA d'assurances du Crédit mutuel IARD demande la condamnation de la métropole d'Aix-Marseille-Provence à lui verser la somme de 5 445 euros, correspondant au coût des travaux sur le portail, réalisés par la société Action construction, objet d'une facture du 12 décembre 2020. Toutefois, dès lors que la société requérante justifie, par la production d'un état de règlement des frais acquittés du 26 août 2020, avoir procédé au paiement à son assurée d'une somme de 4 083,75 euros, la métropole d'Aix-Marseille-Provence sera condamnée au paiement de cette somme.

9. Il résulte de ce qui précède que la SA Assurances du Crédit Mutuel IARD est fondée à demander la condamnation de la métropole d'Aix-Marseille Provence à lui verser la somme de 4 083,75 euros.

Sur les frais liés au litige :

10. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D É C I D E :

Article 1er : La métropole d'Aix-Marseille-Provence est condamnée à verser à la société anonyme Assurances du Crédit Mutuel IARD la somme de 4 083,75 euros (quatre mille quatre-vingt-trois euros et soixante-quinze centimes).

Article 2 : Les conclusions présentées par la société anonyme Assurances du Crédit Mutuel IARD au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société anonyme Assurances du Crédit Mutuel IARD et à la métropole d'Aix-Marseille-Provence.

Délibéré après l'audience du 13 juin 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Lopa Dufrénot, présidente,

Mme Niquet, première conseillère,

Mme Ollivaux, première conseillère,

Assistées de M. Giraud, greffier.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 juin 2024.

La rapporteure,

Signé

J. OLLIVAUX

La présidente,

Signé

M. LOPA DUFRÉNOT

Le greffier,

Signé

P. GIRAUD

La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour la greffière en chef,

Le greffier,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions