LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2107245

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2107245

mardi 6 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2107245
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation6e Ch Magistrat statuant seul
Avocat requérantBENSIMON

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I- Sous le n° 2107245, par une requête, enregistrée le 13 août 2021, Mme C D, représentée par Me Bensimon, demande au Tribunal :

1°) d'annuler la décision du 12 mars 2021 par laquelle la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rhône lui a notifié sa radiation du dispositif du revenu de solidarité active et lui a réclamé un indu de 8 628,06 euros, ainsi que la décision de la commission de recours administratif préalable obligatoire du 25 juin 2021 ;

2°) de mettre à la charge de la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rhône et du conseil départemental des Bouches-du-Rhône une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- les deux décisions en litige sont entachées d'incompétence ;

- la décision du 12 mars 2021 est entachée d'une insuffisance de motivation ;

- la décision du 12 mars 2021 est entachée d'erreur de droit en ce qui concerne le motif des virements non déclarés, s'agissant de virements ponctuels qui ne constituaient pas une pension alimentaire ;

- les décisions des 12 mars 2021 et 25 juin 2021 sont entachées d'une erreur de fait au regard des articles R. 262-5 et L. 262-35 du code de l'action sociale et des familles de même qu'une erreur de droit concernant le motif de résidence permanente et régulière en France au cours des années 2019 et 2020.

Par un mémoire en défense, enregistré le 14 novembre 2022, le département des Bouches-du-Rhône conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les conclusions dirigées contre les décisions des 22 février 2021 et 12 mars 2021 sont irrecevables et que les moyens invoqués par la requérante ne sont pas fondés.

Par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 8 octobre 2021, Mme D a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.

II- Sous le n° 2107246, par une requête, enregistrée le 13 août 2021, Mme C D, représentée par Me Bensimon, demande au Tribunal :

1°) d'annuler la décision du 22 février 2021 par laquelle la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rhône lui a notifié la fin de ses droits au bénéfice du revenu de solidarité active, ainsi que la décision de la commission de recours administratif préalable obligatoire du 25 juin 2021 ;

2°) de mettre à la charge de la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rhône et du conseil départemental des Bouches-du-Rhône une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- les deux décisions en litige sont entachées d'incompétence ;

- la décision du 22 février 2021 est entachée d'une insuffisance de motivation ;

- la décision du 12 mars 2021 est entachée d'erreur de droit en ce qui concerne le motif des virements non déclarés, s'agissant de virements ponctuels qui ne constituaient pas une pension alimentaire ;

- les décisions des 12 mars 2021 et 25 juin 2021 sont entachées d'une erreur de fait au regard des articles R. 262-5 et L. 262-35 du code de l'action sociale et des familles de même qu'une erreur de droit concernant le motif de résidence permanente et régulière en France au cours des années 2019 et 2020.

Par un mémoire en défense, enregistré le 14 novembre 2022, le département des Bouches-du-Rhône conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les conclusions dirigées contre les décisions des 22 février 2021 et 12 mars 2021 sont irrecevables et que les moyens invoqués par la requérante ne sont pas fondés.

Par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 8 octobre 2021, Mme D a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

La présidente du Tribunal a désigné Mme Markarian, vice-présidente, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Le rapporteur public a été dispensé, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme F,

- les observations de Mme A pour le département des Bouches-du-Rhône.

La clôture de l'instruction a été prononcée en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Les requêtes susvisées n°s 2107245 et 2107246 présentent à juger des questions connexes. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.

2. Mme C D était bénéficiaire du revenu de solidarité active, du 1er août 2019 au 31 janvier 2021, en qualité de personne isolée, célibataire avec un enfant à charge, et depuis janvier 2020, comme travailleur indépendant. Par courrier du 22 février 2021, la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rhône l'a informée qu'elle ne remplissait plus les conditions pour percevoir l'allocation de revenu de solidarité active. A la suite de cette radiation, Mme D s'est vu notifier, par décision du 12 mars 2021, un indu de revenu de solidarité active d'un montant de 8 628,06 euros pour la période du 1er août 2019 au 31 janvier 2021. Mme D a, le 12 avril 2021, introduit un recours administratif préalable obligatoire. Par une décision du 7 juillet 2021, prise sur avis émis le 25 juin précédent par la commission de recours administratif préalable obligatoire, la présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône a confirmé la radiation des droits de Mme D au revenu de solidarité active à compter du 1er août 2019 et l'indu d'un montant de 8 628,06 euros qui lui a été réclamé pour la période d'août 2019 à janvier 2021. Dans le cadre de ces deux instances, Mme D demande l'annulation de ces décisions.

Sur les conclusions dirigées contre les décisions des 22 février 2021 et 12 mars 2021 :

3. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles : " Toute réclamation dirigée contre une décision relative au revenu de solidarité active fait l'objet, préalablement à l'exercice d'un recours contentieux, d'un recours administratif auprès du président du conseil départemental () ". Aux termes du premier alinéa de l'article R. 262-88 du même code : " Le recours administratif préalable mentionné à l'article L. 262-47 est adressé par le bénéficiaire au président du conseil départemental dans un délai de deux mois à compter de la notification de la décision contestée () ".

4. L'institution par ces dispositions d'un recours administratif, préalable obligatoire à la saisine du juge, a pour effet de laisser à l'autorité compétente pour en connaître le soin d'arrêter définitivement la position de l'administration. Il s'ensuit que la décision prise à la suite du recours se substitue en principe à la décision initiale et est seule susceptible d'être déférée au juge.

5. Il résulte de ce qui précède que la décision du 7 juillet 2021, par laquelle la présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône a rejeté le recours préalable de Mme D dirigé contre les décisions des 22 février 2021 et 12 mars 2021 notifiant à la requérante la radiation de ses droits au dispositif du revenu de solidarité active à compter du 1er août 2019 ainsi que l'indu d'un montant de 8 628,06 euros, s'est substituée à ces décisions et est seule susceptible d'être déférée au juge. En conséquence, les vices propres des décisions des 22 février 2021 et 12 mars 2021 ont nécessairement disparu avec elles et sont, dès lors, inopérants au soutien des conclusions aux fins d'annulation de la décision du 7 juillet 2021.

Sur les conclusions dirigées contre la décision du 7 juillet 2021 :

6. Lorsque le recours dont il est saisi est dirigé contre une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d'un indu de revenu de solidarité active ou d'aide exceptionnelle de fin d'année, il entre dans l'office du juge d'apprécier, au regard de l'argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d'ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d'indu. Il lui appartient, s'il y a lieu, d'annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qui lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l'exercice de son office, de régler le litige.

7. En premier lieu, la décision du 7 juillet 2021 prise à la suite du recours préalable a été signée par M. E B, adjoint au chef du service de la gestion de l'allocation revenu de solidarité active, qui disposait à ce titre d'une délégation accordée par un arrêté de la présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône en date du 12 mai 2020.

8. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles : " Toute personne résidant en France de manière stable et effective, dont le foyer dispose de ressources inférieures à un revenu garanti, a droit au revenu de solidarité active dans les conditions définies au présent chapitre. () ".

9. L'article R. 262-5 du même code précise : " Pour l'application de l'article L. 262-2, est considérée comme résidant en France la personne qui y réside de façon permanente ou qui accomplit hors de France un ou plusieurs séjours dont la durée de date à date ou la durée totale par année civile n'excède pas trois mois. Les séjours hors de France qui résultent des contrats mentionnés aux articles L. 262-34 ou L. 262-35 ou du projet personnalisé d'accès à l'emploi mentionné à l'article L. 5411-6-1 du code du travail ne sont pas pris en compte dans le calcul de cette durée. /En cas de séjour hors de France de plus de trois mois, l'allocation n'est versée que pour les seuls mois civils complets de présence sur le territoire. ".

10. Aux termes de l'article L. 262-35 du même code : " Le bénéficiaire du revenu de solidarité active orienté vers un organisme participant au service public de l'emploi autre que l'institution mentionnée à l'article L. 5312-1 du code du travail conclut avec le département, représenté par le président du conseil départemental, sous un délai d'un mois après cette orientation, un contrat librement débattu énumérant leurs engagements réciproques en matière d'insertion professionnelle. () ".

11. Par sa décision du 7 juillet 2021, la présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône a confirmé la radiation de la requérante du bénéfice de l'allocation de revenu de solidarité active à compter du 1er août 2019 et l'indu d'un montant de 8 628,06 euros qui lui a en conséquence été réclamé au seul motif que le contrôle effectué le 2 novembre 2020 a établi qu'elle ne respectait pas les conditions de résidence sur le territoire français pour bénéficier du revenu de solidarité active.

12. D'une part, il résulte de l'instruction, notamment du rapport d'enquête, que Mme D, qui disposait d'un visa temporaire de cinq ans jusqu'en mai 2022, organisait en Afrique du Sud depuis 2017 le montage de voyages et de safaris pour le compte de clients européens. Au vu de l'étude de son passeport, le service de la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rhône a relevé des séjours à l'étranger, principalement en Afrique du Sud mais également au Vietnam et au Canada, du 9 janvier au 13 janvier 2019, du 17 mars au 3 mai 2019, du 16 mai au 24 septembre 2019, du 10 octobre 2019 au 31 octobre 2019, du 28 novembre au 17 décembre 2019 soit 227 jours sur l'année 2019. Si Mme D soutient, à l'appui de sa requête qu'elle n'a passé que 77 jours hors de France au cours de l'année 2019, elle ne produit aucune pièce dans le cadre de la présente instance, et notamment son passeport, de nature à démontrer que son séjour hors de France en 2019 n'a pas excédé trois mois.

13. Au titre de l'année 2020, le rapport d'enquête relève également, au vu du passeport de la requérante, une présence hors de France du 13 février 2020 au 28 septembre 2020, soit 229 jours. La requérante soutient qu'elle n'a pu rentrer en France en raison de l'épidémie de Covid 19 survenue en mars 2020 et qui constituerait selon elle un cas de force majeure. Toutefois, les courriels de la société Air France l'informant de l'annulation de vols de cette compagnie aérienne à destination de la France qu'elle produit n'établissent pas l'impossibilité de rentrer en France et la requérante n'a jamais fait état auprès de la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rhône de son absence prolongée du territoire français et des difficultés qu'elle aurait rencontrées pour regagner la France alors que tout séjour à l'étranger supérieur à trois mois doit être signalé. Par suite, elle ne démontre pas davantage que son séjour hors de France n'a pas excédé trois mois en 2020.

14. D'autre part, si Mme D invoque les dispositions précitées au point 10 de l'article L. 262-35 du code de l'action sociale et des familles et soutient que ses séjours hors de France l'ont été dans le cadre des contrats d'engagements réciproques qu'elle a souscrits avec le comité d'action sociale d'Arles, et qu'en application des dispositions de l'article R. 262-5 du code de l'action sociale et des familles, ces séjours ne peuvent être pris en compte pour apprécier la durée de séjour de trois mois hors de France, les contrats d'engagements réciproques qu'elle produit ne font pas mention d'un projet d'organisation de voyages à l'étranger.

15. Dans ces conditions, Mme D n'est pas fondé à soutenir que le département des Bouches-du-Rhône aurait fait une inexacte application des dispositions précitées des articles L. 262-2 et R. 262-5 du code de l'action sociale et des familles.

Sur les frais de l'instance :

16. D'une part, Mme D n'allègue pas avoir exposé de frais autres que ceux pris en charge par l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle totale qui lui a été allouée. D'autre part, l'avocate de Mme D n'a pas demandé que lui soit versée par l'Etat la somme correspondant aux frais exposés qu'elle aurait réclamée à sa cliente si cette dernière n'avait bénéficié d'une aide juridictionnelle totale. Dans ces conditions, les conclusions des requêtes tendant au bénéfice des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent, en tout état de cause, être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er: Les requêtes de Mme D sont rejetées.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C D et au département des Bouches-du-Rhône.

Copie en sera adressée à la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rhône.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 décembre 2022.

La magistrate désignée,

Signé

G. F

La greffière,

Signé

C. Croce

La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour la greffière en chef,

La greffière,

N°s 2107245 et 2107246

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions