mercredi 16 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2109780 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | GUENDOUZ |
Vu les procédures suivantes :
I.- Par une requête enregistrée sous le n° 2109780 le 10 novembre 2021 et des mémoires enregistrés les 19 mai et 22 juin 2023 et 19 avril 2024, M. E F, représenté par Me Guendouz, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 16 juin 2021 par laquelle le recteur de l'académie d'Aix-Marseille a refusé de reconnaître imputable au service l'accident survenu le 8 novembre 2018 ainsi que la décision portant rejet de son recours administratif ;
2°) d'enjoindre à l'administration de reconnaître sa maladie imputable au service ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision du 16 juin 2021 est entachée d'incompétence ;
- elle est entachée d'erreur d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 juin 2023, le recteur de l'académie d'Aix-Marseille conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens présentés par le requérant ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 mars 2024, la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens présentés par le requérant ne sont pas fondés.
Par un courrier du 18 septembre 2024, les parties ont été informées, sur le fondement de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le tribunal était susceptible de relever d'office le moyen tiré de la méconnaissance du champ d'application de la loi, en raison de l'application par la décision attaquée des dispositions de l'article 21 bis de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires à la situation de M. F, en lieu et place de celles de l'article 34 de la loi du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat.
Les observations en réponse enregistrées pour le requérant et pour l'académie d'Aix-Marseille le 20 septembre 2024 ont été communiquées.
II.- Par une requête enregistrée sous le n° 2304517 le 15 mai 2023 et un mémoire enregistré le 1er juillet 2024, M. E F, représenté par Me Guendouz, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 13 mars 2023 par laquelle le recteur de l'académie d'Aix-Marseille l'a placé en congé de longue maladie non imputable au service du 1er septembre 2022 au 31 mai 2023 ;
2°) d'enjoindre à l'administration de le placer en congé d'invalidité imputable au service à compter du 8 novembre 2018 ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est entachée d'erreur d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 26 juin 2024, le recteur de l'académie d'Aix-Marseille conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Arniaud,
- les conclusions de M. Peyrot, rapporteur public,
- les observations de Me Guendouz, représentant les requérants, et celles de M. G, représentant le recteur de l'académie d'Aix-Marseille.
Considérant ce qui suit :
1. M. F, professeur certifié de technologie contractuel titulaire au sein d'un collège de la commune de Gap, a sollicité la reconnaissance d'imputabilité au service d'un accident survenu le 8 novembre 2018. Par une décision du 16 juin 2021, le recteur de l'académie d'Aix-Marseille a refusé de faire droit à sa demande. M. F a présenté un recours hiérarchique le 12 juillet 2021. Par la requête enregistrée sous le n° 2109780, il demande au tribunal d'annuler les décisions portant rejet de sa demande de reconnaissance d'imputabilité au service de l'accident du 8 novembre 2018. Par la requête enregistrée sous le n° 2304517, M. F sollicite l'annulation de l'arrêté du 13 mars 2023 par lequel le recteur de l'académie d'Aix-Marseille l'a placé en congé maladie de longue durée non imputable au service, à compter du 1er septembre 2022.
2. Les requêtes visées ci-dessus concernent la situation d'un même agent et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un même jugement.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne la légalité de la décision du 16 juin 2021 portant refus de reconnaissance de l'accident de service :
3. En premier lieu, la décision du 16 juin 2021 a été signée par M. C H, adjoint au secrétaire général de l'académie d'Aix-Marseille, directeur des ressources et relations humaines, qui avait reçu délégation, par un arrêté du recteur de l'académie d'Aix-Marseille du 7 janvier 2021, régulièrement publié, à l'effet de signer les actes relevant des attributions du secrétaire général en cas d'absence de ce dernier. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté.
4. En second lieu, aux termes de l'article R. 914-2 du code de l'éducation : " Les maîtres contractuels ou agréés des établissements d'enseignement privés sous contrat auxquels un contrat ou un agrément définitif a été accordé sont soumis, pour la détermination de leurs conditions de service, aux dispositions applicables aux personnels de l'enseignement public ". Aux termes, d'une part, du IV de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, issu de l'ordonnance du 19 juillet 2017 portant diverses dispositions relatives au compte personnel d'activité, à la formation et à la santé et la sécurité au travail dans la fonction publique : " Est présumée imputable au service toute maladie désignée par les tableaux de maladies professionnelles mentionnés aux articles L. 461-1 et suivants du code de la sécurité sociale et contractée dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice par le fonctionnaire de ses fonctions dans les conditions mentionnées à ce tableau. / Si une ou plusieurs conditions tenant au délai de prise en charge, à la durée d'exposition ou à la liste limitative des travaux ne sont pas remplies, la maladie telle qu'elle est désignée par un tableau peut être reconnue imputable au service lorsque le fonctionnaire ou ses ayants droit établissent qu'elle est directement causée par l'exercice des fonctions. / Peut également être reconnue imputable au service une maladie non désignée dans les tableaux de maladies professionnelles mentionnés aux articles L. 461-1 et suivants du code de la sécurité sociale lorsque le fonctionnaire ou ses ayants droit établissent qu'elle est essentiellement et directement causée par l'exercice des fonctions et qu'elle entraîne une incapacité permanente à un taux déterminé et évalué dans les conditions prévues par décret en Conseil d'Etat. () ". Aux termes de l'article 34 de la loi du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat dans sa version applicable au litige : " Le fonctionnaire en activité a droit : / () 2° () A des congés de maladie dont la durée totale peut atteindre un an pendant une période de douze mois consécutifs en cas de maladie dûment constatée mettant l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions. Celui-ci conserve alors l'intégralité de son traitement pendant une durée de trois mois ; ce traitement est réduit de moitié pendant les neuf mois suivants. Le fonctionnaire conserve, en outre, ses droits à la totalité du supplément familial de traitement et de l'indemnité de résidence. Le bénéfice de ces dispositions est subordonné à la transmission par le fonctionnaire, à son administration, de l'avis d'arrêt de travail justifiant du bien-fondé du congé de maladie, dans un délai et selon les sanctions prévues en application de l'article 35. / Toutefois, si la maladie provient de l'une des causes exceptionnelles prévues à l'article L. 27 du code des pensions civiles et militaires de retraite, à l'exception des blessures ou des maladies contractées ou aggravées en service, le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service ou jusqu'à mise à la retraite. Il a droit, en outre, au remboursement des honoraires médicaux et des frais directement entraînés par la maladie ou l'accident ; () ".
5. Les droits des agents en matière d'accident de service et de maladie professionnelle sont réputés constitués à la date à laquelle l'accident est intervenu ou la maladie a été diagnostiquée. Par ailleurs, il résulte des dispositions ci-dessus qu'un accident survenu sur le lieu et dans le temps du service, dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice par un fonctionnaire de ses fonctions ou d'une activité qui en constitue le prolongement normal présente, en l'absence de faute personnelle ou de toute autre circonstance particulière détachant cet événement du service, dont il est résulté une lésion, le caractère d'un accident de service. Doit être regardé comme un accident, un événement précisément déterminé et daté, caractérisé par sa violence et sa soudaineté, à l'origine de lésions ou d'affections physiques ou psychologiques qui ne trouvent pas leur origine dans des phénomènes à action lente ou répétée auxquels on ne saurait assigner une origine et une date certaines. Il appartient, dans tous les cas, au juge administratif, saisi d'une décision de l'autorité administrative compétente refusant de reconnaître l'imputabilité au service d'un tel événement, de se prononcer au vu des circonstances de l'espèce.
6. Sauf à ce qu'il soit établi qu'il aurait donné lieu à un comportement ou à des propos excédant l'exercice normal du pouvoir hiérarchique, lequel peut conduire le supérieur hiérarchique à adresser aux agents des recommandations, remarques, reproches ou à prendre à leur encontre des mesures disciplinaires, un entretien entre un agent et son supérieur hiérarchique, ne saurait être regardé comme un événement soudain et violent susceptible d'être qualifié d'accident de service, quels que soient les effets qu'il a pu produire sur l'agent.
7. Au 8 novembre 2018, date de l'accident, et au mois de décembre 2018, date des certificats médicaux produits par M. F, l'application des dispositions de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, issues de l'ordonnance du 19 janvier 2017, était manifestement impossible en l'absence de texte réglementaire fixant, notamment, les conditions de procédure applicables à l'octroi du nouveau congé pour invalidité temporaire imputable au service. En conséquence, ces dispositions, en tant qu'elles s'appliquent à la fonction publique d'État, qui sont entrées en vigueur le lendemain de la date de publication, le 23 février 2019, du décret du 21 février 2019 relatif au congé pour invalidité temporaire imputable au service dans la fonction publique d'État, n'étaient pas encore applicables à la situation de M. F. Par suite, et ainsi qu'en ont été informées les parties, en se fondant pour prendre la décision en litige sur les dispositions de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983, le recteur de l'académie d'Aix-Marseille a commis une erreur de droit.
8. Toutefois, le pouvoir d'appréciation dont dispose l'autorité administrative en vertu des dispositions de l'article 34 de la loi du 11 janvier 1984, ici applicables, étant le même que celui dont l'investissent les dispositions de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983, il y a lieu de substituer, au fondement erroné de l'article 21 bis précité, les dispositions de l'article 34 de la loi du 11 janvier 1984, cette substitution de base légale n'ayant par ailleurs pas pour effet de priver le requérant des garanties qui lui sont reconnues par la loi.
9. Il ressort des pièces du dossier et des termes mêmes de la requête que M. F, professeur et, durant les années 2017, 2018 et 2019, représentant des professeurs au sein du comité d'hygiène de sécurité et des conditions de travail, a exprimé, par un courrier du 29 août 2018 adressé à sa hiérarchie, son désaccord quant à l'organisation de réunions parents-professeurs et indiqué ne pas vouloir y participer. Il a pris connaissance, le 8 novembre 2018 à 7 heures 30, d'un courrier daté du 1er octobre 2018 déposé dans son casier au collège où il exerçait, l'informant de ce que le recteur avait sollicité de la directrice régionale des finances publiques la régularisation de son traitement du mois de septembre 2018, au regard des absences des 6, 11 et 13 septembre 2018, jours correspondant à la tenue des réunions parents-professeurs en fin de journée. Le 12 octobre 2020, M. F a sollicité que soit reconnu imputable au service l'accident survenu le 8 novembre 2018, dont résultent selon lui des lésions psychologiques et une anxio-dépression. Toutefois, le courrier d'accompagnement de cette demande, s'il mentionne le choc lié à la lecture du courrier du 1er octobre 2018, fait également état d'autres évènements survenus en 2019 et 2020, notamment la réception de son emploi du temps le 25 août 2020, qu'il a perçu comme un " acharnement " dont s'en serait suivi un choc psychique. Ni le témoignage peu circonstancié d'une enseignante rédigé le 7 avril 2021, soit plus de deux ans après l'incident du 8 novembre 2018, ni les certificats médicaux établis à compter du 15 novembre 2018, qui ne mentionnent pas cet incident mais une altération de l'état général due à des pressions et un manque de soutien de la hiérarchie, ne sauraient suffire à établir un lien entre le syndrome dépressif de M. F et la lecture du courrier. A cet égard, selon l'expertise médicale du 14 décembre 2020, l'intéressé a évoqué l'existence de dix années de harcèlement, mentionnant notamment des conflits liés à l'achat d'un logiciel, un management oppressif, un harcèlement moral et précisant avoir été mis " dans le collimateur dès 2009 ". L'expert y conclut à un état de stress aigu dans un contexte de difficultés professionnelles, à une absence de lien direct et certain avec la lecture du courrier administratif reçu le 8 novembre 2018, et à un état antérieur. L'attestation du docteur B, psychiatre consulté par l'intéressé à partir du 7 août 2019, et les autres certificats de 2022 et 2023, attestent de l'anxio-dépression en lien avec le travail mais ne mentionnent pas l'évènement du 8 novembre 2018. Dans ces conditions, le lien entre l'état de santé de M. F, qui s'inscrit dans des phénomènes à action lente ou répétée, et l'incident du 8 novembre 2018 n'est pas établi. En outre, le courrier lu par M. F le 8 novembre 2018, en se bornant à mentionner un trop perçu compte tenu de trois jours d'absence, et quand bien même la retenue salariale serait infondée, ne comporte aucun propos violent ou excédant l'exercice normal du pouvoir hiérarchique.
10. Il ressort de l'ensemble de ces éléments que la lecture du courrier administratif le 8 novembre 2018 ne présente pas, en lui-même, un caractère soudain et violent alors que, par ailleurs, les lésions qu'impute M. F à cet évènement s'inscrivent dans un contexte global, antérieur et diffus de difficultés professionnelles. Par suite, à supposer même que la pathologie dont souffre l'intéressé soit en lien avec le service, l'évènement du 8 novembre 2018 ne constitue pas un accident de service.
En ce qui concerne la légalité de l'arrêté du 13 mars 2023 portant congé de longue maladie non imputable au service :
11. En premier lieu, par un arrêté du 18 octobre 2021 régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur du 28 octobre 2021, le recteur de l'académie d'Aix-Marseille a donné délégation à M. A D, chef de la division des établissements d'enseignement privés, en cas d'empêchement du secrétaire général d'académie et de ses adjoints, à l'effet de signer notamment les actes de gestion à caractère administratif et financier des personnels enseignements des premier et second degrés, à l'exception des licenciements. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'acte attaqué doit être écarté.
12. En second lieu, le rapport d'expertise médicale du 7 janvier 2023 produit par M. F conclut à une pathologie dépressive et à l'octroi d'un congé de longue maladie. Si le requérant soutient que son état anxiodépressif résulterait d'un accident de service, ainsi que le mentionnent les arrêts de travail qu'il a transmis à compter du 8 octobre 2020, il a été exposé au point 9 du jugement que l'évènement du 8 novembre 2018 ne peut être regardé comme constituant un accident de service. Par suite, le moyen tiré de l'erreur d'appréciation dont serait entachée la décision contestée doit être écarté.
13. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation présentées par M. F doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
14. Le présent jugement, qui rejette les conclusions aux fins d'annulation des décisions contestées, n'appelle aucune mesure d'exécution. Dès lors, les conclusions à fin d'injonction présentées par M. F ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
15. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".
16. Ces dispositions font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que M. F demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : Les requêtes présentées par M. F sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. E F et à la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse.
Copie en sera adressée au recteur de l'académie d'Aix-Marseille.
Délibéré après l'audience du 24 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Hogedez, présidente,
Mme Coppin, première conseillère,
Mme Arniaud, première conseillère,
Assistées de M. Brémond, greffier.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 octobre 2024.
La rapporteure,
signé
C. Arniaud
La présidente,
signé
I. Hogedez
Le greffier,
signé
A. Brémond
La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Le greffier.
Nos 2109780, 2304517
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026