vendredi 2 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2110659 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | FOUDIL |
Vu les procédures suivantes :
I. Sous le n° 2110659, par une requête, enregistrée le 8 décembre 2021, M. A B, représenté par Me Foudil, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge de la taxe d'habitation d'un montant de 1 310 euros à laquelle il a été assujetti au titre de l'année 2020 à raison de locaux situés 9 boulevard Neuf à Marseille ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- lui et Mme D, sa partenaire de PACS, ont déposé par erreur une déclaration commune pour leurs revenus de l'année 2019 alors qu'ils sont séparés depuis juillet 2019 ; ils remplissaient donc les conditions prévues au a. et au c. de l'article 6-4 du code général des impôts pour être imposés séparément en 2019 ;
- eu égard à son seul revenu, il est fondé à demander l'exonération totale de la taxe d'habitation au titre de sa résidence principale.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 février 2022, la directrice régionale des finances publiques de Provence-Alpes-Côte d'Azur et du département des Bouches-du-Rhône conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
II. Sous le n° 2105514, par une requête, enregistrée le 21 juin 2021 et un mémoire enregistré le 14 mars 2022, M. A B, représenté par Me Foudil, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge de la cotisation d'impôt sur le revenu d'un montant de 10 626 euros mise à sa charge au titre de l'année 2019 ;
2°) de prononcer la décharge de la taxe d'habitation d'un montant de 1 310 euros à laquelle il a été assujetti au titre de l'année 2020 à raison de locaux situés 9 boulevard Neuf, à Marseille ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- lui et Mme D, sa partenaire de PACS, ont déposé par erreur une déclaration commune de leurs revenus de l'année 2019 alors qu'ils sont séparés depuis juillet 2019 ; ils remplissaient les conditions prévues au c. de l'article 6-4 du code général des impôts pour être imposés séparément en 2019 ; en effet, lui et Mme D n'ont pas continué à gérer et accroître par des acquisitions immobilières leur patrimoine commun et les dispositions de l'article 6-4 c du code permettent une imposition séparée alors même que la dissolution du PACS n'est pas réalisée ;
- dès lors qu'ils sont séparés de biens, et résident séparément, ils remplissent les conditions prévues au a. de l'article 6-4 du code général des impôts pour être imposés séparément en 2019 ;
- vivant seul au 31 décembre 2019, et assumant la garde partagée de ses deux enfants, son quotient familial était de 2 parts ;
- eu égard à son seul revenu, il est fondé à demander l'exonération totale de la taxe d'habitation au titre de sa résidence principale.
Par un mémoire en défense enregistré le 8 février 2022, la directrice régionale des finances publiques de Provence-Alpes-Côte d'Azur et du département des Bouches-du-Rhône conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
III. Sous le n° 2110571, par une requête, enregistrée le 2 décembre 2021, Mme C D, représentée par Me Foudil, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge de la taxe d'habitation d'un montant de 1 310 euros à laquelle elle a été assujettie au titre de l'année 2020 à raison de locaux situés 9 boulevard Neuf, à Marseille ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient qu'à la date du 1er janvier 2020, elle ne résidait plus avec M. B, son partenaire de PACS, au 9 boulevard Neuf, à Marseille, mais était domiciliée au 145 chemin de la Mûre à Marseille, elle est donc fondée à demander l'exonération totale de la taxe d'habitation au titre du 9 boulevard Neuf, à Marseille.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 février 2022, la directrice régionale des finances publiques de Provence-Alpes-Côte d'Azur et du département des Bouches-du-Rhône conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
IV. Sous le n° 2105515, par une requête, enregistrée le 21 juin 2021 et un mémoire enregistré le 14 mars 2022, Mme C D, représentée par Me Foudil, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge de la cotisation d'impôt sur le revenu d'un montant de 10 626 euros mise à sa charge au titre de l'année 2019 ;
2°) de prononcer la décharge de la taxe d'habitation d'un montant de 1 310 euros à laquelle elle a été assujettie au titre de l'année 2020 à raison de locaux situés 9 boulevard Neuf, à Marseille ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle et M. B, son partenaire de PACS, ont déposé par erreur une déclaration commune de leurs revenus de l'année 2019 alors qu'ils sont séparés depuis juillet 2019 ; ils remplissaient les conditions prévues au c. de l'article 6-4 du code général des impôts pour être imposés séparément en 2019 ; en effet, ils n'ont pas continué à gérer et accroître par des acquisitions immobilières leur patrimoine commun et les dispositions de l'article 6-4 c du code permettent une imposition séparée alors même que la dissolution du PACS n'est pas réalisée ;
- dès lors qu'ils sont séparés de biens, et résident séparément, ils remplissent les conditions prévues au a. de l'article 6-4 du code général des impôts pour être imposés séparément en 2019 ;
- vivant seule au 31 décembre 2019, et assumant la garde partagée de ses deux enfants, son quotient familial était de 2 parts ;
- étant domiciliée au 145 chemin de la Mûre à Marseille au 1er janvier 2020, elle est fondée à demander l'exonération totale de la taxe d'habitation au titre du 9 boulevard Neuf, à Marseille.
Par un mémoire en défense enregistré le 7 février 2022, la directrice régionale des finances publiques de Provence-Alpes-Côte d'Azur et du département des Bouches-du-Rhône conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Charpy,
- les conclusions de M. Secchi, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B et Mme C D, partenaires de PACS et parents de deux enfants nés en 2012 et 2015, ont fait l'objet d'une imposition commune sur leurs revenus au titre de l'année 2019 d'un montant de 10 626 euros. Ils ont par ailleurs été solidairement assujettis, au titre de l'année 2020, à une taxe d'habitation d'un montant de 1 310 euros à raison de leur résidence située 9 boulevard Neuf, à Marseille. Les deux contribuables ont présenté des réclamations contentieuses le 22 mars 2021 qui ont été rejetées par des décisions explicites en date du 27 avril 2021 pour ce qui concerne l'impôt sur le revenu 2019, et par des décisions implicites s'agissant de la taxe d'habitation. Dans ses requêtes n°s 2110659 et 2105514, M. B demande au tribunal de prononcer la décharge, respectivement, de la taxe d'habitation à laquelle il a été assujetti au titre de l'année 2020 et, outre de ladite taxe d'habitation, de la cotisation d'impôt sur le revenu mise à sa charge au titre de l'année 2019. Dans ses requêtes n°s 2110571 et 2105515, Mme D demande au tribunal de prononcer la décharge, respectivement, de la taxe d'habitation à laquelle elle a été assujettie au titre de l'année 2020 et, outre de ladite taxe d'habitation, de la cotisation d'impôt sur le revenu mise à sa charge au titre de l'année 2019.
Sur la jonction :
2. Les requêtes n°s 2110659, 2105514, 2110571 et 2105515 présentent à juger des questions semblables et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur le bien-fondé des impositions :
En ce qui concerne la charge de la preuve :
3. Aux termes de l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales : " Lorsque, ayant donné son accord à la rectification ou s'étant abstenu de répondre dans le délai légal à la proposition de rectification, le contribuable présente cependant une réclamation faisant suite à une procédure contradictoire de rectification, il peut obtenir la décharge ou la réduction de l'imposition, en démontrant son caractère exagéré. Il en est de même lorsqu'une imposition a été établie d'après les bases indiquées dans la déclaration souscrite par un contribuable ou d'après le contenu d'un acte présenté par lui à la formalité de l'enregistrement ".
4. Il résulte de ces dispositions qu'il revient à Mme D et M. B, qui contestent les impositions qui ont été établies conformément à leur déclaration de 2019, d'en démontrer le caractère exagéré.
En ce qui concerne l'impôt sur le revenu 2019 :
5. D'une part, aux termes de l'article 6 du code général des impôts : " 1. () Sauf application des dispositions des 4 et 5, les personnes mariées sont soumises à une imposition commune pour les revenus perçus par chacune d'elles et ceux de leurs enfants et des personnes à charge mentionnés au premier alinéa ; () 4. Les époux font l'objet d'impositions distinctes : a. Lorsqu'ils sont séparés de biens et ne vivent pas sous le même toit ; b. Lorsqu'étant en instance de séparation de corps ou de divorce, ils ont été autorisés à avoir des résidences séparées ; c. Lorsqu'en cas d'abandon du domicile conjugal par l'un ou l'autre des époux, chacun dispose de revenus distincts () ".
6. D'autre part, aux termes de l'article 7 du même code : " Les règles d'imposition, d'assiette et de liquidation de l'impôt ainsi que celles concernant la souscription des déclarations, prévues par le présent code en matière d'impôt sur le revenu pour les contribuables mariés, sont applicables dans les mêmes conditions aux partenaires liés par un pacte civil de solidarité ". En application de ces dispositions, celles du a et du c de l'article 6-4 précitées, dès lors qu'elles sont transposables aux partenaires liés par un PACS, s'appliquent de la même façon à ces derniers.
7. Il résulte de la combinaison des dispositions précitées des articles 6-4 et 7 du code général des impôts que dans les deux cas visés au point 5, par les a et c du 4 de l'article 6 du code général des impôts, l'imposition distincte des partenaires de PACS est applicable de plein droit. À l'inverse, en dehors de ces cas, les revenus des deux partenaires doivent être obligatoirement cumulés dans le cadre de l'imposition par foyer, sans qu'il y ait possibilité, pour l'un des deux partenaires, de demander une imposition séparée.
8. Mme D et M. B soutiennent qu'ils ne peuvent faire l'objet d'une imposition commune au titre de l'année 2019 dès lors qu'ils remplissent les conditions posées par les dispositions du a et du c du 4 de l'article 6 du code général des impôts.
9. En premier lieu, pour démontrer que leur situation ressort du champ d'application des dispositions du a du 4 de l'article 6 du code général des impôts, les requérants font valoir qu'étant partenaires de PACS, ils sont nécessairement séparés de biens et que, depuis juillet 2019, ils ont cessé la communauté de toit. Ils produisent à l'appui de leurs requêtes un bail de la location par Mme D d'un logement situé au 145 chemin de la Mûre à Marseille à compter du 15 décembre 2019, ainsi qu'une quittance de loyer pour le mois de décembre 2019 et des quittances de loyer au nom de Mme D pour la location d'un logement situé au 367 chemin Saint Antoine, pour les mois de juillet à décembre 2019. Ces pièces sont toutefois insuffisantes pour démontrer, d'une part, que le régime conventionnel de leur PACS, dont la date n'est au demeurant pas précisée, équivaut à une séparation des biens et non à une indivision, d'autre part, qu'ils ont cessé toute communauté de toit. Les requérants ne rapportent pas, dès lors, la preuve qui leur incombe que leur situation ressort des dispositions du a du 4 de l'article 6 du code général des impôts.
10. En second lieu, les pièces produites à l'instance et visées au point précédent ne permettent pas davantage aux deux requérants, qui ont fait une déclaration commune de revenus et n'ont pas rompu leur PACS, d'établir que la communauté de vie entre eux, qui caractérise le PACS, fait effectivement défaut en raison de l'abandon du domicile commun par Mme D en juillet 2019. Par suite, et bien qu'ils affirment sans que cela ne soit contesté par l'administration que chacun dispose de revenus distincts, M. B et Mme D ne rapportent pas la preuve qui leur incombe de ce que leur situation ressort du champ d'application du c du 4 de l'article 6 du code général des impôts.
11. Il résulte de ce qui précède que Mme D et M. B ne sont pas fondés à soutenir qu'ils auraient dû, au titre de l'année 2019, se voir imposer séparément sur leurs revenus. Dès lors, le moyen tiré du quotient familial auquel ils auraient eu droit en cas d'imposition séparée, inopérant, ne peut qu'être écarté, et les conclusions aux fins de décharge de la cotisation d'impôt sur le revenu d'un montant de 10 626 euros mise à leur charge au titre de l'année 2019 doivent donc être rejetées.
En ce qui concerne la taxe d'habitation 2020 :
12. Aux termes de l'article 1400 du code général des impôts : " () toute propriété, bâtie ou non bâtie, doit être imposée au nom du propriétaire actuel ". Aux termes du I de l'article 1407 du code général des impôts dans sa rédaction applicable au litige : " La taxe d'habitation est due : / 1° Pour tous les locaux meublés affectés à l'habitation ; () ". Aux termes du I de l'article 1408 du même code : " La taxe est établie au nom des personnes qui ont, à quelque titre que ce soit, la disposition ou la jouissance des locaux imposables ". Le I de l'article 1411 de ce code dispose que : " La valeur locative afférente à l'habitation principale de chaque contribuable est diminuée d'un abattement obligatoire pour charges de famille. Elle peut également être diminuée d'abattements facultatifs à la base ". En vertu de l'article 1415 dudit code, cette taxe est établie pour l'année entière d'après les faits existants au 1er janvier de l'année d'imposition. Aux termes de l'article 1414 C du même code dans sa version applicable au litige : " I. - 1. Les contribuables autres que ceux mentionnés au I, au 1° du I bis et au IV de l'article 1414, dont le montant des revenus, au sens du IV de l'article 1417, n'excède pas la limite prévue au 2 du II bis du même article 1417, bénéficient d'un dégrèvement d'office de la taxe d'habitation afférente à leur habitation principale ".
13. Il résulte de ce qui a été dit précédemment que les requérants, qui ont procédé à une déclaration d'imposition commune sur leurs revenus de 2019, n'établissent pas qu'ils avaient cessé toute communauté de toit au 1er janvier 2020. Dans ces conditions, la circonstance que Mme D soit également co-locataire, depuis décembre 2019, d'un logement situé au 145 chemin de la Mûre à Marseille, ne suffit pas, à elle seule, pour justifier qu'elle n'entre pas dans le champ d'application des dispositions de l'article 1408 du code général des impôts et qu'elle n'est pas redevable, solidairement avec son partenaire de PACS, de la taxe d'habitation à raison de leur logement situé 9 boulevard Neuf, à Marseille. Par ailleurs et en tout état de cause, M. B ne rapporte pas la preuve que la prise en compte de son seul revenu sur l'année 2019 aurait conduit à l'exonérer du paiement de la taxe d'habitation au titre de l'année 2020. Par suite, M. B et Mme D ne sont pas fondés à demander la décharge de la cotisation à la taxe d'habitation à laquelle ils ont été assujettis au titre de l'année 2020.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins de décharge présentées par Mme D et M. B doivent être intégralement rejetées.
Sur les frais liés au litige :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas partie perdante, une quelconque somme au titre des frais exposés non compris dans les dépens exposés par Mme D et M. B dans les quatre présentes instances.
D E C I D E :
Article 1er : La requête n° 2110659 est rejetée.
Article 2 : La requête n° 2105514 est rejetée.
Article 3 : La requête n° 2110571 est rejetée.
Article 4 : La requête n° 2105515 est rejetée.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, Mme C D et à la directrice régionale des finances publiques de Provence-Alpes-Côte d'Azur et du département des Bouches-du-Rhône.
Délibéré après l'audience du 12 janvier 2024, à laquelle siégeaient :
M. Brossier, président,
Mme Charpy, conseillère,
Mme Pouliquen, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 février 2024.
La rapporteure,
Signé
C. Charpy
Le président,
Signé
J.B. Brossier
La greffière,
Signé
D. Dan
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière,
N°s 2110659, 2105514, 2110571, 2105515
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026