mardi 17 juin 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2200389 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 7ème chambre |
| Avocat requérant | JOURNAULT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 13 janvier 2022 M. E B, représenté par Me Journault, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 31 août 2021 par laquelle le directeur départemental adjoint de la sécurité publique des Bouches-du-Rhône a rejeté la demande de renouvellement de son détachement dans le corps des agents spécialisés de la police technique et scientifique ;
2°) d'enjoindre à l'État de procéder à sa réintégration dans le corps des agents spécialisés de police technique et scientifique à compter du 1er septembre 2021, dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision a été prise par une autorité incompétente ;
- la décision n'est pas motivée ;
- la décision est discriminatoire en ce qu'elle a été prise à raison de son seul état de santé.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 14 juin 2023 et le 30 avril 2025, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- à titre principal, l'action étant strictement personnelle au requérant, son décès constitue une cause de non-lieu à statuer ;
- à titre subsidiaire, la requête est irrecevable en ce que l'acte contesté n'est pas décisoire mais simplement informatif.
Par un mémoire enregistré le 20 juillet 2023, Mme D A, épouse B, et Mme C B déclarent reprendre l'instance engagée par M. B, décédé le 8 mai 2023.
Par un mémoire, enregistré le 20 mai 2025, les consorts B déclarent se désister purement et simplement de leur requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 27 mai 2025 :
- le rapport de Mme Diwo, rapporteure,
- et les conclusions de Mme Lourtet, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. E B était fonctionnaire d'État depuis 2011, titulaire du grade d'adjoint administratif principal deuxième classe, et affecté à la direction départementale de la sécurité publique des Bouches-du-Rhône. Par arrêté du 19 août 2020, il a été placé en position de détachement en tant qu'agent spécialisé de police technique et scientifique au CSP de Marseille pour une durée d'un an à compter du 1er septembre 2020. Il a demandé le renouvellement de son détachement le 3 mai 2021, qui lui a été refusé par décision du 31 août 2021 du directeur adjoint de la sécurité publique de Marseille. Il a exercé un recours gracieux le 20 septembre 2021, puis hiérarchique le 9 novembre 2021. Il demande au tribunal d'annuler la décision par laquelle le renouvellement de son détachement lui a été refusé, ensemble les rejets implicites de ses recours gracieux et hiérarchique. M. B étant décédé le 8 mai 2023, son épouse et sa fille ont déclaré reprendre l'instance engagée par le de cujus.
2. Par un mémoire enregistré le 20 mai 2025, les consorts B ont déclaré se désister purement et simplement de leur requête. Le désistement des consorts B est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il leur en soit donné acte.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête des consorts B.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme D A, épouse B, à Mme C B et au ministre de l'intérieur.
Délibéré après l'audience du 27 mai 2025, à laquelle siégeaient :
Mme Trottier, président,
Mme Hétier-Noël, première conseillère,
Mme Diwo, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 juin 2025.
Le rapporteur,
signé
C.DIWO
Le président,
signé
T. TROTTIER
La greffière,
signé
A. VIDAL
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière,
No 2200389
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026