mercredi 3 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2202072 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL CALLON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 9 mars 2022, Mme C A, représentée par Me Callon, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 7 décembre 2021 par laquelle le recteur de l'académie d'Aix-Marseille a rejeté sa demande de prolongation d'activité, ainsi que la décision du 11 janvier 2022 rejetant le recours gracieux formé contre cette décision ;
2°) de la renvoyer devant l'administration pour que soit réexaminée sa demande de prolongation ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sauf si l'administration produit une délégation régulièrement publiée habilitant la signataire de la décision attaquée, celle-ci est entachée d'incompétence ;
- elle est entachée d'un vice de procédure tenant à ce que l'administration ne lui a pas accusé réception de sa demande ;
- alors qu'elle ne dispose pas d'une durée de service lui permettant une retraite à taux plein, elle remplit les conditions pour obtenir une prolongation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 septembre 2023, le recteur de l'académie d'Aix-Marseille conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 21 septembre 2023, la clôture de l'instruction a été fixée en dernier lieu au 6 novembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;
- la loi n° 84-834 du 13 septembre 1984 ;
- le décret n° 2009-1744 du 30 décembre 2009 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Busidan, première conseillère,
- et les conclusions de M. Peyrot, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Par un courrier du 1er septembre 2021, Mme A, professeur des écoles, a sollicité une prolongation d'activité au-delà de l'âge limite de départ à la retraite. Elle demande au tribunal l'annulation de la décision du 7 décembre 2021 par laquelle cette demande a été rejetée, ainsi que de la décision du 11 janvier 2022 rejetant le recours gracieux formé contre ce refus.
2. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que, par un arrêté n° R93-2021-10-01-00006 régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial n° R93-2021-157 du 1er octobre 2021, M. B Bourdeaud'huy, signataire de la décision en litige, bénéficie, en sa qualité d'adjoint au secrétaire général de l'académie d'Aix-Marseille, directeur des ressources et relations humaines de l'académie d'Aix-Marseille d'une délégation, qui n'est pas trop générale, à l'effet de signer notamment la décision contestée. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence du signataire doit être écarté comme manquant en fait.
3. En deuxième lieu, l'emploi de professeur des écoles occupé par Mme A étant classé dans la catégorie des emplois sédentaires, la requérante relevait, à la date de la décision en litige, de l'article 1-1 de la loi susvisée du 13 septembre 1984 relative à la limite d'âge dans la fonction publique et le secteur public, depuis devenu l'article L. 556-5 du code général de la fonction publique, et non de l'article 1-3 de cette même loi, depuis devenu l'article L. 556-7 du même code. Par suite, elle n'est pas fondée à invoquer les dispositions du décret susvisé du 30 décembre 2009, qui a été pris pour l'application de l'article 1-3 de la loi du 13 septembre 1984, et le moyen tiré de ce que la décision attaquée serait illégale pour avoir été prise au-delà du délai de trois mois donné par ce décret à l'administration pour se prononcer sur une demande de prolongation d'activité au-delà de la limite d'âge est inopérant et doit être écarté pour ce motif.
4. En troisième lieu, aux termes de l'article 1-1 de la loi du 13 septembre 1984 : " () les fonctionnaires dont la durée des services liquidables est inférieure à celle définie à l'article L. 13 du code des pensions civiles et militaires de retraite peuvent, lorsqu'ils atteignent les limites d'âge applicables aux corps auxquels ils appartiennent, sur leur demande, sous réserve de l'intérêt du service et de leur aptitude physique, être maintenus en activité () ". Ces dernières dispositions confèrent à l'autorité compétente un large pouvoir d'appréciation de l'intérêt, pour le service, d'autoriser un fonctionnaire atteignant la limite d'âge à être maintenu en activité.
5. Il ressort des pièces du dossier que, pour refuser la demande de prolongation d'activité de Mme A, le recteur s'est fondé sur l'intérêt du service, en relevant notamment que deux visites d'inspection, effectuées en janvier 2019 et en octobre 2021, faisaient état de difficultés sérieuses éprouvées professionnellement par l'intéressée, lesquelles avaient conduit l'inspecteur de l'éducation nationale à émettre, dans un rapport daté du 8 novembre 2021, un avis défavorable sur son maintien en activité au-delà de la limite d'âge. Alors que la requérante ne conteste pas les difficultés relevées, la seule circonstance qu'elle a été maintenue en fonctions jusqu'à la fin de l'année scolaire au cours de laquelle elle atteignait la limite d'âge n'est pas, à elle seule, de nature à établir qu'en lui refusant la prolongation au-delà de cette limite d'âge, le recteur aurait entaché son appréciation de l'intérêt du service d'une erreur manifeste d'appréciation.
6. Il résulte de ce qui précède que les conclusions en annulation présentées par Mme A doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, celles à fin d'injonction et celles relatives aux frais d'instance.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A et au recteur de l'académie d'Aix-Marseille.
Délibéré après l'audience du 18 juin 2024, à laquelle siégeaient :
- Mme Hogedez, présidente,
- Mme Busidan, première conseillère,
- Mme Arniaud, première conseillère,
assistées de M. Brémond, greffier.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 juillet 2024.
La rapporteure,
signé
H. BusidanLa présidente,
signé
I. HogedezLe greffier,
signé
A. Brémond
La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026