jeudi 23 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2202369 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SELARL MARS AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 18 mars 2022 et 29 août 2023, M. B A, représenté par Me Cecere, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 17 septembre 2021 par laquelle la régie équestre du Deven a prononcé son licenciement ainsi que la décision implicite de rejet de son recours gracieux formé le 10 novembre 2021 ;
2°) d'annuler la décision implicite de rejet de sa demande indemnitaire préalable du 10 novembre 2021 ;
3°) de condamner la régie équestre du Deven à lui verser la somme de 19 000 euros en réparation des préjudices résultant de faits de harcèlement moral qu'il a subis, avec intérêts au taux légal et capitalisation à compter du 17 septembre 2021 ;
4°) de mettre à la charge de la régie équestre du Deven la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision de licenciement du 17 septembre 2021 est entachée d'un vice de procédure dès lors qu'il n'a pas été mis en mesure d'obtenir en amont communication de l'ensemble des pièces sur lesquelles la décision se fondait et n'a pas bénéficié d'un délai raisonnable ;
- elle est entachée d'erreur de fait dès lors que son insuffisance professionnelle n'est pas établie ;
- elle a été prise en méconnaissance de la règle " non bis in idem " ;
- elle est entachée de détournement de pouvoir dès lors qu'il s'agissait en réalité d'une sanction déguisée ;
- il a été victime de faits de harcèlement moral et de comportements vexatoires ;
- il en est résulté des préjudices financier et moral qui doivent être réparés.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 10 octobre 2022 et 7 septembre 2023, l'établissement public régie équestre du Deven, représenté par Me Siffre, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 5 000 euros soit mise à la charge de M. A sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 5 mars 2024, la clôture de l'instruction a été fixée en dernier lieu au 21 mars 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- le décret n° 88-145 du 15 février 1988 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Hétier-Noël, rapporteure,
- les conclusions de Mme Sarac-Deleigne, rapporteure publique,
- et les observations de Me Konate, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. A a été recruté le 16 août 2016 par la régie équestre du Deven, établissement public à caractère industriel et commercial de la commune d'Istres, par contrat à durée déterminée de trois ans en qualité de directeur. Son contrat, se référant par équivalence à la catégorie A de la fonction publique territoriale, a été renouvelé pour une durée identique par un avenant du 16 juin 2019. A la suite d'un entretien préalable au licenciement qui s'est tenu le 19 août 2021, M. A a été licencié de son poste de directeur pour insuffisance professionnelle par un courrier du 17 septembre 2021. Par un courrier du 10 novembre 2021 réceptionné le 19 novembre suivant, M. A a formé un recours gracieux contre la décision de licenciement et formulé une demande indemnitaire préalable, restés sans réponse. M. A demande au tribunal l'annulation de la décision de licenciement du 17 septembre 2021 et de la décision implicite de rejet de son recours gracieux formé le 10 novembre 2021, ainsi que l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande indemnitaire du 10 novembre 2021 et la condamnation de la régie équestre du Deven à lui verser la somme de 19 000 euros en réparation de préjudices subis à raison de faits de harcèlement moral dont il soutient avoir été victime.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision de licenciement du 17 septembre 2021 :
2. En premier lieu, aux termes du second alinéa de l'article 39-2 du décret du 15 février 1988 relatifs aux agents contractuels de la fonction publique territoriale alors applicable : " L'agent doit préalablement être mis à même de demander la communication de l'intégralité de toute pièce figurant dans son dossier individuel, dans un délai suffisant permettant à l'intéressé d'en prendre connaissance. Le droit à communication concerne également toute pièce sur laquelle l'autorité territoriale entend fonder sa décision, même si elle ne figure pas au dossier individuel ".
3. Il ressort des pièces du dossier que, par une lettre recommandée du 9 août 2021 réceptionnée le 11 août suivant, la régie équestre du Deven a convoqué M. A à un entretien préalable au licenciement en mentionnant expressément son droit à obtenir communication de son dossier individuel, du rapport relatif à son insuffisance professionnelle et tous les documents annexes et précisant le lieu, les horaires et les coordonnées du service les détenant. Le requérant a par ailleurs consulté puis sollicité la communication de ces pièces ainsi que cela résulte du certificat de remise de pièces signé par ses soins le 18 août 2021. Contrairement à ce que M. A soutient, le délai entre la réception du courrier et la date de l'entretien préalable, au demeurant supérieur à celui prévu par l'article 42 du décret du 15 février 1988 précité de cinq jours, était suffisant pour lui permettre d'en prendre connaissance et d'organiser sa défense. Par suite le moyen tiré de ce que la décision attaquée serait entachée d'un vice de procédure à cet égard doit être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes du premier alinéa de l'article 39-2 du décret du 15 février 1988 relatifs aux agents contractuels de la fonction publique territoriale alors applicable : " L'agent contractuel peut être licencié pour un motif d'insuffisance professionnelle ".
5. Le licenciement pour inaptitude professionnelle d'un agent public ne peut être fondé que sur des éléments révélant l'inaptitude de l'agent à exercer normalement les fonctions pour lesquelles il a été engagé ou correspondant à son grade et non sur une carence ponctuelle dans l'exercice de ces fonctions. Toutefois, une telle mesure ne saurait être subordonnée à ce que l'insuffisance professionnelle ait été constatée à plusieurs reprises au cours de la carrière de l'agent ni qu'elle ait persisté après qu'il ait été invité à remédier aux insuffisances constatées. Par suite, une évaluation portant sur la manière dont l'agent a exercé ses fonctions durant une période suffisante et révélant son inaptitude à un exercice normal de ses fonctions est de nature à justifier légalement son licenciement.
6. Il ressort de la décision attaquée du 17 septembre 2021 que le licenciement pour insuffisance professionnelle de M. A est fondé sur les onze motifs suivants : absence de contrôle des factures établies par des prestataires extérieurs, méthodes de management et gestion des ressources humaines inadaptées, absence de traitement du cas de M. C, attribution d'un véhicule de transport de personnes à mobilité réduite aux palefreniers, absence de prise en charge de fonctions dévolues au directeur, dysfonctionnement financiers importants au sein de la régie, autres dysfonctionnement divers, paiement par la régie de dépenses personnelles, comportement inapproprié lors des conseils d'administration, cumul d'activité sans autorisations préalables et parfois sans prise de congés et mauvaise gestion du parc animalier et comportements inappropriés avec les animaux.
7. La fiche de poste de M. A, directeur, indique qu'il avait pour mission d'exercer la direction de l'ensemble des services de la régie et notamment de recruter et licencier le personnel, de passer les actes, contrats, marchés nécessaires au bon fonctionnement du centre équestre, de prescrire, en tant qu'ordonnateur, l'exécution des recettes et des dépenses, de préparer le budget et d'en assurer le suivi, de développer les outils de gestion permettant le suivi et les prises de décision nécessaires au bon fonctionnement de la structure, de proposer la politique de développement et d'innovation, de s'assurer de la formation technique des stagiaires, de rendre compte des résultats de l'activité et de présenter le rapport d'activité au conseil d'administration et à son président.
8. S'agissant tout d'abord de l'absence de contrôle de factures de prestataires extérieurs, il ressort des pièces du dossier que M. A a signé plusieurs contrats sur proposition de la société Lod Connect'ik, en qualité d'intermédiaire, de location de matériels informatique, bureautique et de téléphonie avec les sociétés Axialease, Atlance et Locam pour l'exécution desquels, selon les termes des courriers d'octobre 2020 qu'il leur a lui-même adressés, des factures de location étaient réglées depuis janvier 2019 pour deux d'entre elles et juillet 2019 pour la troisième alors que le matériel soit n'avait jamais été fourni soit l'avait été partiellement. Si un " protocole transactionnel " a été signé entre la société intermédiaire et la régie équestre du Deven sur intervention de M. A il ne l'a été que le 26 novembre 2020 soit très tardivement, presque deux ans après le règlement des premières factures, cette société intermédiaire s'engageant de surcroît uniquement selon ce protocole à mettre fin aux contrats de leasing. La circonstance que M. A aurait été victime d'une escroquerie, qui n'est au demeurant nullement établie par les pièces du dossier, est en tout état de cause sans incidence sur le grief d'absence de contrôle des factures qui lui est reproché.
9. S'agissant des méthodes de management et de gestion des ressources humaines inadaptées, il ressort du compte-rendu du service " bien-être au travail " dépêché par la commune d'Istres à la régie qui, s'il n'est pas daté a été réalisé à la demande de six salariés rencontrés en septembre et octobre 2020 et a été évoqué par M. A dans un message électronique du 19 novembre 2020, que celui-ci avait un comportement autoritaire ne laissant aucune place à la discussion, parfois agressif, n'organisait plus de réunions de service, était injoignable et tenait des propos déplacés sur les personnes handicapées. Il n'a pas, par ailleurs, effectué les démarches nécessaires pour le recrutement d'un régisseur et d'un suppléant dans les délais requis, sa seule proposition pérenne ayant été de former sa secrétaire qui n'en avait pas les compétences.
10. Le comportement inapproprié de M. A lors de conseils d'administration de l'établissement public est également établi par les attestations produites et non utilement contredites émanant de deux adjoints au maire d'Istres participant aux conseils d'administration, attestant que M. A avait une attitude d'opposition et haussait régulièrement le ton.
11. Il est également reproché à M. A de ne pas être intervenu pour mettre fin au comportement de M. B C, moniteur s'étant rendu coupable de propos obscènes à l'encontre de cavalières y compris mineures. S'il ressort des pièces du dossier que M. A a mené une enquête administrative à l'égard de certains usagers et personnels du centre équestre, et s'il produit un avertissement daté du 30 novembre 2018 qui n'est revêtu d'aucune signature, il résulte des témoignages recueillis lors de l'enquête relative au bien-être au travail que les propos sexualisés et déplacés de ce moniteur ont perduré sans aucune intervention de M. A, le moniteur en cause ayant ultérieurement été interpellé par les services de police dans le centre équestre et ayant lui-même démissionné.
12. L'attribution d'un véhicule de transport de personnes à mobilité réduite de l'établissement, sans accord préalable du service auquel il était affecté, à un palefrenier qui l'a rendu endommagé mettant ce service en difficulté est établie par le témoignage des personnels concernés qui n'est pas utilement contredit.
13. S'agissant du reproche fait à M. A de ne pas avoir réalisé différentes tâches qui lui étaient dévolues, en particulier le développement d'outils de gestion, les propositions de politique de développement, la coordination et l'impulsion de la formation professionnelle, la formation technique des stagiaires, la création et la mise en place des outils permettant d'analyser les activités et de rendre compte des résultats, si celui-ci conteste ce grief, il ne produit toutefois aucune pièce ou élément circonstancié permettant d'établir qu'il aurait effectivement rempli les missions correspondantes.
14. Des dysfonctionnements financiers récurrents au sein de la régie ont été attestés par le service de contrôle de gestion de la commune dans son rapport du 11 mars 2021 qui souligne également l'absence d'utilisation du logiciel métier pour la facturation, un retard dans les déclarations de recettes en janvier et février 2021, une clôture tardive de la comptabilité de l'année 2020, des rapprochements bancaires non effectués, une mauvaise utilisation du quittancier, des chèques conservés durant dix mois, un règlement intérieur non mis à jour s'agissant des échéanciers de paiement, l'absence de formation au logiciel métier et en comptabilité du personnel administratif, et un nombre important de factures émises en 2020 n'ayant pas fait l'objet de traitement. A également été mis à jour par le même service le paiement par la régie de dépenses personnelles de M. A et notamment de sommes dues par ce dernier au titre de l'impôt sur le revenu et d'une mutuelle. Enfin, dans un message électronique du 11 mars 2021, le service de contrôle de gestion de la commune d'Istres relève que la confusion opérée par M. A entre la comptabilité de la régie équestre du Deven et des régies de recettes et d'avances a généré un dysfonctionnement de l'équipe administrative au sein de la structure et une confusion des taches de chacun. Le grief fait à l'intéressé sur ce point est dès lors suffisamment démontré.
15. Il est par ailleurs établi que le requérant a, durant trois jours, cumulé sans autorisation son activité de directeur de la régie avec celle de chef de piste à l'occasion d'un concours organisé au Touquet du 7 au 9 août 2020. La circonstance que cette situation n'est arrivée qu'à une seule reprise sur une durée de quatre ans est sans incidence sur l'existence d'un cumul illégal d'activité en l'absence d'autorisation préalable.
16. S'agissant enfin du grief tiré de la gestion défectueuse du parc animalier et de comportements inappropriés avec les animaux, il est reproché au requérant d'une part, une mauvaise tenue des registres, certains équidés ne faisant l'objet d'aucun acte de propriété ou de contrat tandis que d'autres théoriquement présents étaient absents du centre et, d'autre part, la commission d'un acte de violence à l'encontre d'un poney. Cette dernière circonstance résulte de manière suffisante des déclarations concordantes recueillies lors de l'enquête menée par la commune d'Istres. Par ailleurs, si M. A produit un registre des équidés établissant que seuls trois chevaux sur cent-vingt-sept faisaient l'objet d'informations partielles, il ne justifie pas des raisons pour lesquelles ces renseignements étaient incomplets alors que le centre équestre soutient sans être utilement contesté que cette mauvaise tenue des registres a engendré un coût pour l'établissement public de l'ordre de 5 000 euros.
17. Eu égard à l'ensemble de ces éléments, les griefs reprochés à M. A sont matériellement établis, caractérisent son insuffisance professionnelle pour exercer les fonctions de directeur pour lesquelles il avait été recruté, et sont de nature à justifier la mesure de licenciement prononcée à son encontre. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée serait entachée d'erreur de fait et d'erreur d'appréciation doit être écarté.
18. En troisième lieu, les griefs tirés des insuffisances reprochées au requérant étant établis, le licenciement pour insuffisance professionnelle de M. A ne peut être regardé comme une sanction disciplinaire déguisée. Par suite, les moyens tirés de ce que la décision en litige serait entachée de détournement de pouvoir ou qu'elle constituerait une double sanction en méconnaissance du principe " non bis in idem " ne peuvent qu'être écartés.
19. Il résulte de tout ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision de la régie équestre du Deven du 17 septembre 2021 prononçant son licenciement pour insuffisance professionnelle ni, par voie de conséquence, l'annulation de la décision implicite de rejet de son recours gracieux formé le 10 novembre 2021.
Sur les conclusions indemnitaires :
20. M. A, qui invoque l'article 6 quinquiès de la loi du 13 juillet 1983 alors applicable relatif au harcèlement moral, fait valoir qu'il a subi des agissements de harcèlement moral en particulier de la part de la nouvelle présidente de la régie qui aurait eu des comportements vexatoires à son endroit en ne lui donnant pas de directives claires, en mettant en péril l'activité de la régie, en ne réagissant pas alors qu'il se trouvait dans une situation difficile en l'absence de régisseur et en lui proposant un poste de directeur technique. Toutefois, ni l'examen des pièces produites, ni l'analyse des éléments de fait décrits par le requérant ne permettent de faire présumer l'existence d'agissements constitutifs de harcèlement moral ou de plusieurs comportements vexatoires et dégradants à son égard comme il le soutient, alors qu'il lui appartenait notamment de procéder au recrutement du personnel dont il avait besoin, qu'il ne justifie pas que des propositions d'embauche de personnes qualifiées qu'il aurait faites auraient été refusées, et alors que, pour les raisons précédemment rappelées, des insuffisances professionnelles matériellement établies ont conduit à son licenciement. Dans ces conditions, M. A n'établit pas l'existence de fautes commises par la régie équestre du Deven de nature à engager à son égard la responsabilité de l'établissement public.
21. En l'absence de faute, les conclusions indemnitaires ainsi que celles tendant au versement d'intérêts et de leur capitalisation présentées par M. A doivent être rejetées, ainsi qu'en tout état de cause ses conclusions à fin d'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande indemnitaire préalable du 10 novembre 2021.
Sur les frais liés au litige :
22. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de la régie équestre du Deven, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, le versement d'une somme au titre des frais exposés par M. A et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de M. A une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par la régie équestre du Deven et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : M. A versera à la régie équestre du Deven une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à l'établissement public industriel et commercial régie équestre du Deven.
Copie en sera adressée à la commune d'Istres.
Délibéré après l'audience du 6 mai 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Hameline, présidente,
Mme Fabre, première conseillère,
Mme Hétier-Noël, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 mai 2024.
La rapporteure,
signé
C. Hétier-Noël
La présidente,
signé
M-L. Hameline
La greffière,
signé
B. Marquet
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
No 2202369
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026