jeudi 2 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2208587 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | COLAS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 14 octobre 2022, et des pièces complémentaires enregistrées le 7 février 2023, Mme E F A, représentée par Me Colas, demande
au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 15 février 2022 par lequel la préfète des
Alpes-de-Haute-Provence a refusé de lui délivrer un titre de séjour mention " vie privée et familiale " sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre à la préfète des Alpes-de-Haute-Provence de lui délivrer un titre de séjour mention " vie privée et familiale " dans un délai de 15 jours à compter de la décision à intervenir, à titre subsidiaire, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans un délai de huit jours et de procéder au réexamen de sa situation dans un délai d'un mois à compter de la décision à intervenir sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous condition que Me Colas renonce à l'indemnité prévue par l'Etat.
Elle soutient que :
Sur les moyens communs à la décision de refus de titre de séjour et la décision portant obligation de quitter le territoire :
- sa requête est recevable ;
- les décisions sont insuffisamment motivées ;
- elles sont entachées d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle ;
- elles méconnaissent les articles 3-1 et 16 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- elles s'appuient sur un avis médical du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration illégal au regard des articles R. 313-22 et R. 313-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et sur la non transmission du rapport médical sur lequel s'appuie cet avis ;
- elles méconnaissent les articles 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elles sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle et de son état de santé.
Sur les moyens propres à la décision fixant le délai de départ volontaire :
- elle est entachée d'une erreur de droit ;
- elle est insuffisamment motivée.
La préfète des Alpes-de-Haute-Provence a communiqué des pièces qui ont été enregistrées le 13 janvier 2023.
Mme F A, représentée par Me Colas, a présenté des pièces enregistrées le
7 février 2023, qui n'ont pas été communiquées, en application du dernier alinéa de l'article
R. 611-1 du code de justice administrative.
Mme F A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 6 mai 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ;
- la convention internationale des droits de l'enfant du 20 novembre 1989 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme C.
Considérant ce qui suit :
1. Mme F A, ressortissante camerounaise de 34 ans, déclare être entrée en France le 28 septembre 2018 et s'y maintenir continuellement depuis. Le 16 novembre 2021 elle a sollicité un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 15 février 2022 la préfète a rejeté sa demande de délivrance d'un titre de séjour, l'a enjoint de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent ".
3. Il ressort des termes mêmes de l'arrêté attaqué que les décisions refusant la délivrance du titre de séjour et portant obligation de quitter le territoire français qu'il contient sont suffisamment motivées, qu'elles comprennent les circonstances de fait et de droit qui en constituent le fondement. En l'espèce, l'arrêté en litige vise en effet les textes dont il fait application, notamment, l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, l'article L. 425-9 code de l'entrée et du séjour des étrangers, et celui des relations entre le public et l'administration. Il expose également les circonstances de l'entrée et du séjour de la requérante, sa situation personnelle et celle relative à son état de santé. Par suite, et dès lors que la préfète n'était pas tenue de mentionner l'ensemble des éléments de fait caractérisant la situation de Mme F A, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision attaquée doit être écarté comme manquant en fait.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 313-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour l'application du 11° de l'article L. 313-11, le préfet délivre la carte de séjour au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. / Les orientations générales mentionnées à la quatrième phrase du 11° de l'article L. 313-11 sont fixées par arrêté du ministre chargé de la santé. ". Aux termes de l'article R. 313-23 du même code : " Le rapport médical visé à l'article R. 313-22 est établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à partir d'un certificat médical établi par le médecin qui le suit habituellement ou par un médecin praticien hospitalier inscrits au tableau de l'ordre, dans les conditions prévues par l'arrêté mentionné au deuxième alinéa de l'article R. 313-22. () Il transmet son rapport médical au collège de médecins. / Sous couvert du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration le service médical de l'office informe le préfet qu'il a transmis au collège de médecins le rapport médical. () / Le collège à compétence nationale, composé de trois médecins, émet un avis dans les conditions de l'arrêté mentionné au premier alinéa du présent article. La composition du collège et, le cas échéant, de ses formations est fixée par décision du directeur général de l'office. Le médecin ayant établi le rapport médical ne siège pas au sein du collège. / () / L'avis est rendu par le collège dans un délai de trois mois à compter de la transmission par le demandeur des éléments médicaux conformément à la première phrase du premier alinéa. () / L'avis est transmis au préfet territorialement compétent, sous couvert du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. ". Aux termes de l'article 5 de l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le collège de médecins à compétence nationale de l'office comprend trois médecins instructeurs des demandes des étrangers malades, à l'exclusion de celui qui a établi le rapport. ".
5. Si les actes administratifs doivent être pris selon les formes et conformément aux procédures prévues par les lois et règlements, un vice affectant le déroulement d'une procédure administrative préalable, suivie à titre obligatoire ou facultatif, n'est de nature à entacher d'illégalité la décision prise que s'il ressort des pièces du dossier qu'il a été susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de la décision prise ou qu'il a privé les intéressés d'une garantie.
6. D'une part, aucune disposition législative ou réglementaire n'impose la communication de l'avis du collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à l'étranger qui demande son admission au séjour. Dès lors, le moyen tiré de ce que la décision attaquée serait entachée d'un vice de procédure en raison de l'absence de transmission de l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration doit être écarté.
7. D'autre part, s'il ressort de l'avis du collège des médecins que la rubrique liée à l'offre de soins dans le système de santé du pays d'origine de Mme F A n'a pas été remplie, cette circonstance n'a pas pour effet de changer le sens de la décision ni de l'entacher d'illégalité. En outre, il mentionne expressément le nom des trois médecins à l'origine de l'avis, et désignés par le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, ainsi que celui du médecin ayant établi le rapport médical le 18 janvier 2022. Dans ces conditions, la requérante n'est pas fondée à soutenir que l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration serait entaché d'un vice de procédure.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; () ".
9. Si Mme F A se prévaut de la présence en France de son concubin et de leur fils, D B, né le 7 décembre 2021, il ressort toutefois des pièces du dossier que la relation qu'elle présente comme une relation de concubinage est, selon l'attestation fournie par l'APPASE, " encore fragile " et traduite par des aller-retours sans vie commune. Si la requérante et le père de l'enfant, en situation irrégulière, déclarent vouloir s'installer ensemble, il n'y a aucun début d'exécution à ce projet, Mme F A demeurant à Digne-les-Bains pour son suivi médical et le père de l'enfant résidant en région parisienne. En tout état de cause, le droit à une vie privée et familiale ne saurait s'interpréter comme comportant pour un Etat contractant l'obligation générale de respecter le choix par des couples, mariés ou non, de fixer leur domicile commun sur son territoire. Egalement, Mme F A ne conteste pas sérieusement l'avis défavorable de l'Office français de l'immigration et de l'intégration en se bornant à déclarer que sa situation de santé est inchangée. Sa maitrise de la langue française, son activité associative et une promesse d'embauche délivrée postérieurement à l'arrêté contesté ne suffisant pas à caractériser une intégration sur le territoire, Mme F A qui ne démontre pas ni même n'allègue, ne plus disposer d'attaches dans son pays d'origine, dans lequel elle a vécu jusqu'à l'âge de 30 ans, n'est pas fondée à soutenir que la préfète aurait méconnu les dispositions de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ni plus de l'article L. 423-23 invoqué ou qu'elle aurait entaché sa décision d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle.
10. En quatrième lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
11. S'il ressort des pièces du dossier que le fils de G F A, né le
7 décembre 2021 à Dignes-les-Bains, réside avec elle sur le territoire, Il n'est pas établi que le retour dans son pays d'origine de Mme F A et de son enfant porterait une atteinte excessive à l'intérêt supérieur de cet enfant dès lors que celui-ci, âgé d'un an et non scolarisé, a vocation à partir avec sa mère, et qu'il ne vit pas avec son père, dont il n'est pas établi qu'il exercerait l'autorité parentale.
12. Conformément à ce qui a été dit au point précédent, la préfète n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation dans la situation personnelle de la requérante, et par ailleurs, n'a pas non plus commis d'erreur manifeste d'appréciation de sa situation, au regard de son état de santé.
Sur la décision fixant le délai de départ volontaire :
13. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. Elle peut prolonger le délai accordé pour une durée appropriée s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. L'étranger est informé par écrit de cette prolongation ".
14. D'une part, et contrairement à ce qui est soutenu, l'arrêté contesté comporte les précisions tenant aux modalités de départ en rappelant expressément le délai de départ laissé à la requérante ainsi que le pays de destination.
15. D'autre part, dès lors que le délai de trente jours accordé à un étranger pour exécuter une obligation de quitter le territoire français constitue le délai de départ volontaire de droit commun prévu par les dispositions de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'absence de prolongation de ce délai n'a pas à faire l'objet d'une motivation spécifique, distincte de celle du principe même de ladite obligation, à moins que l'étranger ait expressément demandé le bénéfice d'une telle prolongation ou ait justifié d'éléments suffisamment précis sur sa situation personnelle susceptibles de rendre nécessaire une telle prolongation.
16. Il ne ressort pas des pièces du dossier que Mme F A ait formulé une demande qui établirait que sa situation personnelle ou médicale nécessiterait que lui soit accordé un délai supplémentaire, ni qu'elle ait justifié de circonstances particulières. Dans ces conditions, la requérante n'est pas fondée à soutenir que la préfète des Alpes-de-Haute-Provence a insuffisamment motivé sa décision ou l'a entachée d'une erreur de droit, ni qu'elle aurait méconnu l'étendue de sa compétence.
17. En dernier lieu, et conformément à ce qui a été dit au point précédent, la préfète n'a pas non plus commis une erreur manifeste d'appréciation de la situation personnelle, familiale et médicale de la requérante en refusant de lui octroyer un délai de départ plus long.
18. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que les conclusions de la requête de
Mme F A, aux fins d'annulation et d'injonction, doivent être rejetées, de même, par voie de conséquence, que les conclusions qu'elle présente au titre des frais de justice.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de Mme F A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme E F A et au préfet des Alpes-de-Haute-Provence.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur.
Délibéré après l'audience du 10 février 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Hogedez, présidente,
Mme Busidan, première conseillère,
M. Peyrot, premier conseiller,
Assistés de M Alloun, greffier.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 mars 2023.
L'assesseure la plus ancienne,
signé
H. Busidan
La présidente-rapporteure,
signé
I. C
Le greffier,
signé
S. Alloun
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-de-Haute-Provence en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Le Greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026