mardi 10 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2210900 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SELARL DRAI ET ASSOCIÉS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 26 décembre 2022, M. et Mme A, représentés par Me Vicquenault demandent au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative:
1°) d'ordonner à la commune de la Ciotat de leur communiquer dans un délai de 48 heures suivant la date de notification de l'ordonnance à intervenir, l'arrêté de permis de construire modificatif du 8 novembre 2022 ainsi que l'entier dossier de ce permis délivré à M. C, sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard passé ce délai ;
2°) de mettre à la charge de la commune de La Ciotat une somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- ils demandent, en vain, depuis le 11 novembre 2018 la communication des documents demandés, demande renouvelée les 15 et 18 novembre 2022 ;
- la mesure sollicitée ne se heurte à aucune contestation sérieuse ;
- l'urgence est caractérisée, car les pièces demandées sont nécessaires pour introduire un recours pour excès de pouvoir contre l'arrêté accordant le permis de construire modificatif en cause ;
- la mesure est utile car ils n'ont pas d'autres moyens de droit pour contraindre la commune à leur communiquer les documents et elle ne fait obstacle à aucune décision administrative ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 2 janvier 2023, la commune de la Ciotat conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. et Mme A une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice.
Elle soutient qu'elle n'a opposé aucune inertie fautive à la demande des requérants et que les documents demandés leur ont été communiqués le 30 décembre 2022.
Par un mémoire, enregistré le 4 janvier 2023, M. et Mme A déclarent qu'il n'y a plus lieu à statuer sur leur demande aux fins d'injonction et d'astreinte mais maintiennent les conclusions tendant au bénéfice des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme B pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. "
2. Il résulte de l'instruction que la commune de La Ciotat a communiqué l'arrêté de permis de construire modificatif délivré le 8 novembre 2022 à M. C ainsi que l'entier dossier de la demande de permis modificatif. Par leur mémoire enregistré le 4 janvier 2023, M. et Mme A, qui déclarent qu'il n'y a plus lieu à statuer sur leur demande aux fins d'injonction et d'astreinte, doivent être regardés comme se désistant de ces conclusions. Ce désistement est pur et simple, et rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu, de laisser à chacune des parties, la charge des frais d'instance.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte de la requête de M. et Mme A.
Article 2 : Les conclusions de M. et Mme A et de la commune de La Ciotat présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. et Mme A et à la commune de La Ciotat.
Fait à Marseille, le 10 janvier 2023.
La 1ere Vice-Présidente,
Juge des référés,
Signé
M. B
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône, en ce qui le concerne et à tous les commissaires à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026