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AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2300683

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2300683

mercredi 17 mai 2023

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2300683
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation6ème Chambre
Avocat requérantBENISTY

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 20 janvier 2023, et un mémoire enregistré le 1er avril 2023, M. D A, représenté par Me Benisty, demande au Tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 12 décembre 2022, portant refus d'admission au séjour, obligation de quitter le territoire français dans le délai de 30 jours à compter de la notification de l'arrêté et fixant le pays de destination ;

2°) à titre principal, d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer une carte de séjour temporaire dans le délai de quinze jours suivant la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 30 euros par jour de retard ;

3°) à titre subsidiaire, d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de procéder au réexamen de sa situation administrative dans le délai de quinze jours suivant la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 30 euros par jour de retard, et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

Sur la décision portant refus de séjour :

- elle est entachée du vice d'incompétence de son auteur ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- il justifie être entré régulièrement sur le territoire ;

- il justifie d'une insertion professionnelle significative en France dès lors qu'il y démontre travailler depuis trois ans ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que le préfet s'est fondé à tort sur la circonstance qu'il ne justifiait d'aucun visa de long séjour ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors qu'il justifie de nombreux liens familiaux en France.

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire :

- elle est entachée du vice d'incompétence de son auteur ;

- elle est insuffisamment motivée dès lors qu'elle ne mentionne pas le pays de destination ;

- elle est illégale par exception d'illégalité de la décision de refus de séjour ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences sur sa situation personnelle.

Par un mémoire en défense, enregistré le 14 mars 2023, le préfet des Bouches-du-Rhône conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme E a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. D A, de nationalité marocaine, né le 5 septembre 1993, déclare être entré en France le 29 mars 2019 sous couvert d'une carte de séjour pluriannuelle portant la mention " travailleur saisonnier ", valable du 6 juin 2019 au 3 juin 2022. Il a sollicité, le 3 juin 2022, son admission exceptionnelle au séjour. Par un arrêté en date du 12 décembre 2022, le préfet des Bouches-du-Rhône a rejeté sa demande, a assorti ce refus de séjour d'une obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours suivant la notification de cet arrêté et a fixé le pays de renvoi. M. A demande l'annulation de cet arrêté.

Sur le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte :

2. L'arrêté en litige est signé par M. C B, chef du bureau de l'éloignement, du contentieux et de l'asile à la direction des migrations, de l'intégration et de la nationalité de la préfecture des Bouches-du-Rhône, qui bénéficiait, en vertu d'un arrêté produit en défense n° 13-2021-08-31-00005 du 31 août 2021, régulièrement publié le 1er septembre 2021 au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture, d'une délégation à l'effet de signer les décisions relevant des attributions de son bureau au nombre desquelles figurent notamment les décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français. Le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit par suite être écarté.

Sur la décision portant refus de séjour :

3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / - restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".

4. La décision en litige du 12 décembre 2022 portant refus de séjour comporte les considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement. La décision vise notamment les stipulations de l'accord franco-marocain applicables à la situation du requérant ainsi que celles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par ailleurs, les éléments principaux de sa situation qui ont fondé son refus d'admission au séjour sont mentionnés dès lors que l'arrêté indique notamment que le requérant ne justifie, ni d'un visa de long séjour, ni d'un contrat de travail visé par les autorités compétences, et qu'il n'établit en outre pas l'ancienneté et la stabilité de ses liens personnels et familiaux, ni qu'il serait dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine dès lors qu'il y conserve notamment son épouse. Dans ces conditions, la décision en litige est suffisamment motivée au regard des exigences des dispositions précitées. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision litigieuse au regard des dispositions susmentionnées doit être écarté.

5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / () ".

6. Aux termes de l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 : " Les ressortissants marocains désireux d'exercer une activité professionnelle salariée en France, pour une durée d'un an au minimum, et qui ne relèvent pas des dispositions de l'article 1er du présent accord, reçoivent après contrôle médical et sur présentation d'un contrat de travail visé par les autorités compétentes, un titre de séjour valable un an renouvelable et portant la mention " salarié " () ". Aux termes de l'article 9 de cet accord : " Les dispositions du présent accord ne font pas obstacle à l'application de la législation des deux Etats sur le séjour des étrangers sur tous les points non traités par l'accord. / () ". Aux termes de l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicable à la date de l'arrêté attaqué : " Sous réserve des engagements internationaux de la France et des exceptions prévues aux articles L. 412-2 et L. 412-3, la première délivrance d'une carte de séjour temporaire ou d'une carte de séjour pluriannuelle est subordonnée à la production par l'étranger du visa de long séjour mentionné aux 1° ou 2° de l'article L. 411-1 ".

7. En présence d'une demande de régularisation présentée, sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 435-1, par un étranger qui ne serait pas en situation de polygamie et dont la présence en France ne présenterait pas une menace pour l'ordre public, il appartient à l'autorité administrative de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale " répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels, et à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ". Dans cette dernière hypothèse, un demandeur qui justifierait d'une promesse d'embauche ou d'un contrat de travail, ne saurait être regardé comme attestant, par là même, des " motifs exceptionnels " exigés par la loi. Il appartient, en effet, à l'autorité administrative, sous le contrôle du juge, d'examiner, notamment, si la qualification, l'expérience et les diplômes de l'étranger ainsi que les caractéristiques de l'emploi auquel il postule, de même que tout élément de sa situation personnelle dont l'étranger ferait état à l'appui de sa demande, tel que l'ancienneté de son séjour en France, peuvent constituer, en l'espèce, des motifs exceptionnels d'admission au séjour.

8. Portant sur la délivrance des catégories de cartes de séjour temporaires prévues par les dispositions auxquelles il renvoie, l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'institue pas une catégorie de titres de séjour distincte, mais est relatif aux conditions dans lesquelles les étrangers peuvent être admis à séjourner en France, soit au titre de la vie privée et familiale, soit au titre d'une activité salariée. Dès lors que l'article 3 de l'accord franco-marocain prévoit la délivrance de titres de séjour au titre d'une activité salariée, un ressortissant marocain souhaitant obtenir un titre de séjour au titre d'une telle activité ne peut utilement invoquer les dispositions de l'article L. 435-1 à l'appui d'une demande d'admission au séjour sur le territoire national, s'agissant d'un point déjà traité par l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987, au sens de l'article 9 de cet accord. Toutefois, les stipulations de cet accord n'interdisent pas au préfet, dans l'exercice du pouvoir discrétionnaire dont il dispose sur ce point, d'apprécier, en fonction de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité d'une mesure de régularisation à un ressortissant marocain qui ne remplirait pas les conditions auxquelles est subordonnée la délivrance de plein droit d'un titre de séjour en qualité de salarié.

9. D'une part, si M. A soutient que l'arrêté en litige méconnaît les dispositions de l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile au motif que la décision en litige mentionne qu'il n'est pas titulaire d'un visa de long séjour alors qu'il a sollicité son admission exceptionnelle au séjour, l'arrêté en litige ne fait cependant que rappeler les exigences prévues par l'article 3 de l'accord franco-marocain pour l'obtention d'un titre de séjour en qualité de salarié, que le requérant ne remplit pas, avant d'examiner la possibilité d'une régularisation. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que le préfet des Bouches-du-Rhône aurait exigé la présentation d'un visa de long de séjour à l'appui de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour doit être écarté.

10. D'autre part, il résulte d'une lecture combinée des dispositions susmentionnées que la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " salarié " à un ressortissant marocain est subordonnée, d'une part, à la présentation d'un contrat de travail visé par l'autorité administrative et, d'autre part, à la production d'un visa pour un séjour d'une durée supérieure à trois mois. En l'espèce, M. A ne produit à l'appui de sa requête aucun visa de long séjour et aucun contrat de travail visé par l'autorité compétente ainsi que le soutient le préfet des Bouches-du-Rhône en défense.

11. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ". Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance () ".

12. Il ressort des pièces du dossier que M. A est entré en France le 29 mars 2019 muni d'une carte de séjour pluriannuelle portant la mention " travailleur saisonnier ", valable du 6 juin 2019 au 3 juin 2022. Si le requérant, qui a été employé comme ouvrier agricole au mois d'avril 2019, fait valoir qu'il exerce une activité professionnelle en intérim sous la forme de contrat de mission temporaire pour la société " Feel Intérim " depuis le mois de septembre 2019 et ce jusqu'en décembre 2022, et qu'il dispose d'une promesse d'embauche pour un poste de manœuvre au sein de la société " ITF confort SASU " datée du 20 janvier 2023, postérieure à la date de la décision attaquée, ces circonstances ne sont toutefois pas de nature à établir une intégration socioprofessionnelle significative sur le territoire tel qu'il le soutient. Par ailleurs, M. A qui est entré et a résidé sur le territoire national en qualité de travailleur saisonnier, ses contrats de travail en cette qualité ne l'autorisaient à séjourner en France que pour six mois maximum par an, la délivrance d'une carte de séjour en qualité de saisonnier étant subordonnée au maintien d'une résidence habituelle hors du territoire français. En outre, s'il justifie de la présence régulière en France de ses parents, titulaires de carte de résident de 10 ans, ainsi que d'une sœur dans la même situation administrative, il ne conteste pas que son épouse réside au Maroc, ainsi qu'une autre sœur, et il n'établit pas que les deux autres membres de sa fratrie résideraient en France régulièrement. Si le requérant se prévaut de la présence en France de plusieurs cousins et cousines ainsi que d'oncles et de tantes, cette seule circonstance n'est pas de nature à démontrer que M. A aurait pour autant fixé en France le centre de ses intérêts privés et familiaux, alors même qu'il ne justifie pas de logement en son nom propre, étant hébergé, ni d'une intégration particulière au sein de la société, ainsi qu'il a été précédemment dit. Par suite, M. A n'est pas fondé, eu égard à ses conditions de séjour en France, à soutenir que le préfet aurait entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions précitées du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni qu'il aurait porté au droit au respect de la vie privée et familiale de M. A, une atteinte disproportionnée par rapport aux buts poursuivis par la décision en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire :

13. En premier lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. / Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. () ".

14. D'autre part, il ressort des termes même de l'article 3 du dispositif de l'arrêté en litige que, contrairement à ce que soutient le requérant, le préfet des Bouches-du-Rhône a bien désigné le pays de destination consécutif à la mesure d'éloignement, puisque l'exécution de la mesure d'éloignement est prévue " à destination du pays dont il a la nationalité ou qui lui a délivré un titre de voyage en cours de validité ou encore à destination de tout autre pays dans lequel il établit qu'il est légalement admissible ", en application des dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation de la décision portant obligation de quitter le territoire, notamment en ce qu'elle ne fixe pas le pays de destination consécutif à la mesure d'éloignement doit être écarté.

15. En deuxième lieu, les moyens invoqués à l'encontre du refus de titre de séjour n'étant pas fondés, le moyen tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de la décision portant refus de séjour, invoqué à l'encontre de la mesure d'éloignement, doit être écarté.

16. En troisième et dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux repris au point 12 du présent jugement, le requérant ne justifiant pas de ce qu'il aurait fixé en France le centre de ses intérêts privés et familiaux, M. A n'est pas fondé à soutenir que le préfet des Bouches-du-Rhône aurait entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences d'une exceptionnelle gravité engendrées sur sa situation personnelle, ni qu'il aurait méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

17. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 12 décembre 2022. Ses conclusions aux fins d'injonction et celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent par suite qu'être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête présentée par M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D A et au préfet des Bouches-du-Rhône.

Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Délibéré après l'audience du 28 avril 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Markarian, présidente,

M. Secchi, premier conseiller,

Mme Charpy, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 mai 2023.

L'assesseur le plus ancien,

Signé

L. SecchiLa présidente,

Signé

G. E

La greffière,

Signé

C. Croce

La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour la greffière en chef,

La greffière,

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