jeudi 9 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2301113 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | DECAUX |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 4 février 2023, M. A C demande au tribunal
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du préfet du Var en date du 3 février 2023 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de un an assortie d'un signalement dans le système d'information Schengen ;
3°) de mettre à la charge du préfet du Var sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, la somme de 1 000 euros à verser au Conseil du requérant, qui s'engage, dans ce cas, à renoncer à percevoir la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle ;
Il soutient :
Sur les moyens communs aux décisions litigieuses
-l'arrêté est entaché de l'incompétence de son auteur pour en connaître ;
-l'arrêté est entaché d'un défaut de motivation révélant un défaut d'examen particulier de sa situation ;
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français
-la décision méconnait les stipulations de l'article 3 de la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des risques encourus en cas de retour dans son pays d'origine ;
-la décision est entachée d'une erreur de droit, faute d'avoir procéder à une nouvelle appréciation des éléments qu'il a porté à la connaissance du préfet du Var au regard de ces craintes en cas de retour dans son pays d'origine ;
Sur la décision portant refus de délai de départ de volontaire
-la décision méconnait les dispositions de l'article L.612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers ;
Sur la décision portant fixation du pays de destination
-la décision méconnait les stipulations de l'article 3 de la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
-la décision est entachée d'une erreur de droit, faute d'avoir procéder à une nouvelle appréciation des éléments qu'il a porté à la connaissance du préfet du Var au regard de ces craintes en cas de retour dans son pays d'origine ;
Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français de un an assortie d'une inscription au système d'information Schengen
-la décision méconnait les dispositions de l'article L.612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers ;
Par une production de pièces et un mémoire en défense enregistrés le 8 et le 9 février 2023, le préfet du Var conclut au rejet de la requête ;
Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés ;
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. D pour statuer sur les litiges relatifs aux décisions portant mesure d'éloignement des ressortissants étrangers en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique, à l'issue de laquelle l'instruction a été close :
- le rapport de M. D ;
- les observations de Me Decaux, pour M. C, présent, assisté de M. B, interprète en langue arabe ;
- le préfet du Var n'étant ni présent ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. M. A C, ressortissant algérien né le 4 août 1991 à Collo (Algérie), est entré irrégulièrement en France il y a deux ans selon ses déclarations en provenance d'Algérie via l'Italie. M. C a été interpellé le 2 février 2023 à 18 h 30 déambulant en état d'ivresse sur la voie publique armé d'un harpon sur le territoire de la commune de Cogolin. Par arrêté du 3 février 2023, le préfet du Var lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de 1 an. M. C actuellement retenu au centre de rétention du Canet demande l'annulation de cet arrêté.
Sur la demande d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :
2. En vertu des articles 12 et 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, l'admission à l'aide juridictionnelle est prononcée par un bureau d'aide juridictionnelle ou, en cas d'urgence et à titre provisoire, par le président de ce bureau, par la juridiction compétente ou par son président.
3. Il y a lieu, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de M. C, de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions en annulation :
En ce qui concerne les moyens communs aux décisions litigieuses
4. Par un arrêté n° 2022/65/MCI du 26 décembre 2022 régulièrement publié au recueil n° 239 du 27 décembre 2022 des actes administratifs de la préfecture du Var, le préfet a donné délégation à M. Lucien Giudicelli, secrétaire général de la préfecture du Var et sous-préfet de l'arrondissement de Toulon, à l'effet de signer, " tous actes, décisions recours juridictionnels, saisines juridictionnelles notamment en matière de police des étrangers " à l'exclusion de certains actes parmi lesquels ne figurent pas les décisions attaquées. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté litigieux manque en fait et doit être écarté.
5. Il ressort de l'examen de l'arrêté litigieux que les quatre décisions attaquées comportent les considérations de droit et de faits qui en constituent le fondement et ne révèle aucun défaut d'examen particulier de la situation de M. C. Par suite, le moyen tiré d'un défaut de motivation de l'arrêté manque en fait.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français
6. Aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : 1° L'étranger mineur de dix-huit ans ; 2° L'étranger qui justifie par tous moyens résider habituellement en France depuis qu'il a atteint au plus l'âge de treize ans ; 3° L'étranger qui réside régulièrement en France depuis plus de dix ans, sauf s'il a été, pendant toute cette période, titulaire d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle portant la mention " étudiant " ; 4° L'étranger qui réside régulièrement en France depuis plus de vingt ans ; 5° L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France, à condition qu'il établisse contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans ; 6° L'étranger marié depuis au moins trois ans avec un conjoint de nationalité française, à condition que la communauté de vie n'ait pas cessé depuis le mariage et que le conjoint ait conservé la nationalité française ; 7° L'étranger qui réside régulièrement en France depuis plus de dix ans et qui est marié depuis au moins trois ans avec un ressortissant étranger relevant du 2°, à condition que la communauté de vie n'ait pas cessée depuis le mariage ; 8° L'étranger titulaire d'une rente d'accident du travail ou de maladie professionnelle servie par un organisme français et dont le taux d'incapacité permanente est égal ou supérieur à 20 % ; 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. Par dérogation au présent article, l'étranger mentionné aux 2° à 8° peut faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français en application de l'article L. 611-1 s'il vit en France en état de polygamie ". Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique
7. Il ressort des pièces du dossier, et notamment du procès-verbal d'audition de l'intéressé, que si M. C, célibataire âgé de 32 ans, allègue être présent en France depuis deux ans, il ne l'établit pas, celui-ci déclarant notamment qu'il n'a aucune attache en France, ses parents et fratrie se trouvant en Algérie, où il n'est venu que pour travailler. Il ressort en effet de ses propres réponses au cours de son audition qu'il a quitté l'Algérie pour un simple motif économique, celui-ci indiquant qu'il n'avait pas d'argent là-bas et qu'il ne souhaitait d'ailleurs pas regagner son pays en expliquant que " la vie n'est pas la même là-bas ". En outre, M. C déclare se livrer à des travaux de jardinage pour des employeurs ponctuels qui lui procure quelques modestes revenus et résider dans un cabanon situé à Cogolin dont il ne connait pas le propriétaire. Il ressort également du dossier que s'il a répondu prendre un traitement contre l'épilepsie, lorsqu'il a été interrogé sur son éventuel souhait de faire état d'un problème de santé à l'administration, il s'est borné à répondre : " non, ça va ". Enfin, il ressort de l'examen du procès-verbal d'audition précité qu'il a déclaré à trois reprises ne pas vouloir rentrer en Algérie et rester en France mais sans faire état d'une quelconque menace ou danger, le dossier révélant que seule une motivation économique présidait à sa volonté de se maintenir en France. Au regard de ces éléments, il ne ressort d'aucune des déclarations de l'intéressé portées à la connaissance du préfet qu'elles révèleraient que celui-ci relève d'une catégorie d'étranger visée à l'article L.611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers cité, ni au surplus qu'elles exprimeraient une quelconque crainte en cas de retour dans son pays d'origine. En outre, il ressort du dossier et des éléments précités que M. C ne soutient, ni même n'allègue, de l'existence ou de l'intensité de ses liens privés, familiaux ou socio-professionnel sur le sol français au sens des stipulations de l'article 8 de la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par suite, le moyen tiré d'une erreur de droit doit être écarté.
8. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales est inopérant à l'encontre de l'obligation de quitter le territoire français, qui n'a pas pour effet de fixer le pays de destination.
Sur la décision portant refus de délai de départ de volontaire
9. Aux termes de l'article L.612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. " Aux termes de l'article L.612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5 ".
10. Il est constant que M. C est entré irrégulièrement sur le territoire français sur lequel il se maintient depuis deux ans selon ses allégations sans avoir engagé une quelconque démarche de régularisation de sa situation administrative, celui-ci n'ayant présenté aucune demande de titre de séjour. Il ressort des pièces du dossier que M. C ne dispose d'aucun document d'identité ou titre de voyage en cours de validité, ni d'une résidence effective et permanente, celui-ci expliquant avoir vécu dans une voiture avant de s'installer dans un cabanon situé à Cogolin dont il ne connait ni l'adresse, ni le propriétaire. Dans ces conditions, le moyen tiré d'une méconnaissance des dispositions citées doit être écarté.
11. Il résulte de ce qui précède que les conclusions tendant à l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français sans délai doivent être rejetées.
Sur la décision portant fixation du pays de destination
12. Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. "
13. Si le requérant soutient que la décision est entachée d'une erreur de droit, faute d'avoir procéder à une nouvelle appréciation des éléments qu'il a porté à la connaissance du préfet du Var au regard de ces craintes en cas de retour dans son pays d'origine, il ne produit à l'appui de sa requête aucun élément concret de nature à établir la nature, l'origine et le caractère réel et actuel des risques invoqués. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
14. Il résulte de ce qui précède que les conclusions tendant à l'annulation de la décision portant fixation du pays de destination doivent être rejetées.
Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français de un an assortie d'une inscription au système d'information Schengen
15. Aux termes de l'article L.612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. " Aux termes de l'article L.612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11 ".
16. Il ressort des pièces du dossier que M. C est entré irrégulièrement sur le territoire français il y a deux ans selon ses propres déclarations. Il est constant qu'il n'a engagé aucune démarche de régularisation de sa situation administrative. Ainsi qu'il l'a été dit au point 7, il ne peut se prévaloir d'aucune intégration socio-professionnelle, ni d'aucune attache personnelle ou familiale en France, celui-ci étant célibataire et sans enfant, ses parents et sa fratrie résidant en Algérie comme il l'a lui-même indiqué au cours de son audition. Il ressort du dossier que le préfet du Var qui n'a pas retenu le caractère de menace à l'ordre public s'est livré à un examen complet et approfondi de la situation personnelle de M. C qui l'a conduit à retenir une durée d'interdiction de retour sur le territoire d'une année qui n'est pas de nature à porter une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressé qui conserve dans son pays d'origine l'ensemble de ses liens familiaux. Au regard de ces éléments, la décision litigieuse s'avérant d'ailleurs parfaitement motivée, le moyen tiré d'une méconnaissance des dispositions citées de l'article L.612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers doit être écarté.
17. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an doivent être rejetées.
En ce qui concerne l'inscription dans le fichier SIS :
18. Lorsqu'elle prend, à l'égard d'un étranger, une décision d'interdiction de retour sur le territoire français, l'autorité administrative se borne à informer l'intéressé de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen. Une telle information ne constitue pas une décision distincte de la décision d'interdiction de retour sur le territoire français et n'est, dès lors, pas susceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. Il suit de là que les conclusions de M. C tendant à l'annulation de cette mesure, qui sont irrecevables, doivent être rejetées.
19. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées.
Sur les conclusions accessoires
20. Les conclusions aux fins d'annulation présentées par M. C étant rejetées, il doit en être de même, par voie de conséquence, de ses conclusions aux fins d'injonction et de celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : M. C est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. C est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au préfet du Var.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 février 2023.
Le magistrat désigné,
Signé
J-M. D
La greffière,
Signé
D. Sibille
La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026