jeudi 22 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2304139 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | DECAUX |
Vu la procédure suivante :
Vu l'ordonnance du 28 avril 2023 par laquelle le président du tribunal administratif de Nîmes a transmis le dossier de la requête de M. B au tribunal administratif de Marseille.
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 28 avril et 29 mai 2023, M. C B, représenté par Me Decaux, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 25 avril 2023 par lequel la préfète de Vaucluse l'a obligé à quitter sans délai le territoire français, lui a interdit d'y retourner pour une durée d'un an et a fixé le pays de destination ;
3°) d'enjoindre à la préfète de Vaucluse de réexaminer sa situation administrative et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente du réexamen de sa demande ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu'il renonce à percevoir l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
- l'arrêté est entaché d'incompétence ;
- il est insuffisamment motivé ;
- l'arrêté est entaché d'erreur de droit ;
- la décision lui refusant un délai de départ volontaire méconnait l'article L. 612-2 3° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'arrêté méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme ;
- il méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme.
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est entachée d'erreur manifeste d'appréciation et méconnaît son droit à une vie privée et familiale.
Par un mémoire en défense enregistré le 28 mai 2023, la préfète de Vaucluse conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens invoqués par M. B ne sont pas fondés.
Vu :
- la convention de Genève du 28 juillet 1951 et le protocole signé à New York le 31 janvier 1967 ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le traité sur l'Union européenne ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Felmy pour statuer sur les litiges relatifs aux décisions portant mesure d'éloignement des ressortissants étrangers en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 30 mai 2023 :
- le rapport de Mme Felmy,
- les observations de Me Decaux, pour M. B, qui indique que ce dernier est en France depuis le 30 août 2018 comme en atteste son passeport, après avoir atterri au Danemark le 22 août 2018, qu'il a bénéficié d'un premier contrat de travail le 15 novembre 2021 puis d'un nouveau contrat le 14 février 2022 et qui conteste le risque de fuite opposé par le préfet dès lors qu'il n'a jamais fait l'objet d'une mesure d'éloignement et a déposé une demande d'asile,
- et les observations de M. B, assisté de M. A, interprète en langue anglaise.
La préfète de Vaucluse n'était ni présente, ni représentée.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, de nationalité nigériane, qui déclare être entré en France en août 2018, a fait l'objet d'un arrêté en date du 25 avril 2023 par lequel la préfète de Vaucluse l'a obligé à quitter sans délai le territoire français, lui a interdit d'y retourner pour une durée d'un an et a fixé le pays de destination. Il demande au tribunal d'annuler cette décision.
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. En vertu de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () par la juridiction compétente () ". Il y a lieu, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de M. B, de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs aux décisions en litige :
3. En premier lieu, l'arrêté en litige a été signé par M. Guyard, secrétaire général de la préfecture, qui disposait, en vertu d'un arrêté du 9 décembre 2022, régulièrement publié au recueil n° 84-2022-127 des actes administratifs du 14 décembre 2022, d'une délégation de la préfète de Vaucluse pour signer tous arrêtés, requêtes et mémoires présentés dans le cadre de recours contentieux, décisions, circulaires relevant des attributions de l'Etat dans le département de Vaucluse, au nombre desquelles, contrairement à ce que le requérant soutient, figure la police des étrangers incluant les mesures d'éloignement avec ou sans délai, et interdiction de retour sur le territoire français, à l'exception de certaines catégories d'actes au nombre desquelles ne figure pas l'arrêté en litige. Ainsi, le moyen tiré de l'incompétence dont serait entachée l'arrêté attaqué manque en fait et doit être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / () 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; / () 4° La reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger ou il ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2, à moins qu'il ne soit titulaire de l'un des documents mentionnés au 3° ; / () 6° L'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois a méconnu les dispositions de l'article L. 5221-5 du code du travail. Lorsque, dans le cas prévu à l'article L. 431-2, un refus de séjour a été opposé à l'étranger, la décision portant obligation de quitter le territoire français peut être prise sur le fondement du seul 4° () ". En vertu du premier alinéa de l'article L. 613-1 de ce code : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée ".
5. L'arrêté en litige vise le 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mentionne que la demande d'asile de M. B a été rejetée et reprend les principaux éléments de sa situation personnelle et familiale. Il ressort en particulier des termes de la décision attaquée que la préfète a indiqué que le requérant était célibataire et sans charge de famille, et qu'il avait vécu jusqu'en 2018 dans son pays d'origine. Par suite, et alors que M. B ne présente aucun élément au soutien de l'insertion dont il fait état, la décision portant obligation de quitter le territoire français, qui mentionne sa base légale et les faits justifiant son édiction, est suffisamment motivée.
6. En outre, la décision contestée fixant le pays de destination vise les articles L. 721-3 à L. 721-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mentionne la nationalité du requérant et l'absence de risque de traitements contraires à l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour de M. B dans son pays d'origine. Elle est dès lors également suffisamment motivée.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
7. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1- Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance () ". Si M. B soutient que la préfète n'a pas pris en compte l'ancienneté de sa présence en France et son insertion professionnelle, il n'apporte aucun élément probant de nature à établir la vie privée et familiale en France dont il se prévaut, alors que la préfète a retenu sans être contredite que le requérant était célibataire et sans charge de famille, et avait lui-même indiqué que les membres de sa famille nucléaire ne résidaient pas sur le territoire national. En outre, il ne démontre pas ne plus avoir d'attaches privées et familiales dans son pays d'origine dans lequel il a vécu jusqu'en 2018 selon ses déclarations. Son insertion professionnelle présente par ailleurs un caractère ponctuel, ainsi qu'il ressort des contrats de travail à durée déterminée qu'il a conclus d'abord en novembre 2021, pour lesquels il produit deux bulletins de salaire de novembre et décembre 2021, puis en février 2022, pour lesquels il produit ses bulletins de janvier à août 2022, et enfin le 4 mai 2023. Dans ces conditions, alors que le requérant ne conteste pas avoir été démuni de tout document d'identité en cours de validité et de tout document lui permettant de circuler, de séjourner ou travailler sur le territoire français, et n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour en France, les moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation et de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doivent être écartés.
8. Compte tenu des conditions de séjour en France de M. B telles que rappelées au point précédent, il n'est pas à établi que la mesure d'éloignement dont il fait l'objet aurait des conséquences graves sur sa situation personnelle. Par suite, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :
9. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; / 2° L'étranger s'est vu refuser la délivrance ou le renouvellement de son titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de son autorisation provisoire de séjour au motif que sa demande était manifestement infondée ou frauduleuse ; / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Et aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ;/ 2° L'étranger s'est maintenu sur le territoire français au-delà de la durée de validité de son visa ou, s'il n'est pas soumis à l'obligation du visa, à l'expiration d'un délai de trois mois à compter de son entrée en France, sans avoir sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; (.) / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, () ".
10. S'il est constant que M. B a produit à l'instance un passeport en cours de validité, il ressort des termes de la décision attaquée que la préfète de Vaucluse a également retenu qu'il était irrégulièrement entré sur le territoire français, qu'il n'avait pas déposé de demande de titre de séjour en vue de régulariser sa situation, qu'il ne disposait pas d'une résidence effective ou permanente sur le territoire et qu'il avait déclaré qu'il ne souhaitait pas regagner son pays d'origine, ces éléments n'étant pas utilement contestés par le requérant qui se borne à soutenir qu'il a déposé une demande d'asile en 2018 et qu'il n'a jamais fait l'objet d'une mesure d'éloignement. Par conséquent, sans préjudice de l'absence de placement en centre de rétention administrative qui ne saurait constituer une mesure automatique liée à l'application de la décision d'obligation de quitter le territoire sans délai, la préfète de Vaucluse a pu considérer, sans erreur manifeste d'appréciation ni erreur de droit, que M. B ne présentait pas de garanties suffisantes de représentation, et retenir l'existence d'un risque qu'il se soustraie à l'obligation de quitter le territoire français. Par suite, elle n'a pas méconnu les dispositions des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précités en refusant à M. B tout délai de départ volontaire.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
11. Aux termes du dernier alinéa de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ". Aux termes de l'article 3 de cette convention : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
12. Si M. B soutient qu'il craint pour sa sécurité en cas de retour au Nigéria, il ne l'établit pas par ses seules déclarations. Sa demande d'asile a par ailleurs été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides le 15 avril 2019, et par la Cour nationale du droit d'asile le 14 septembre 2020, et il n'apporte aucun nouvel élément de nature à établir la réalité des risques auxquels il serait personnellement exposé en cas de retour. Dès lors, les moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation et de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doivent être écartés.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
13. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Selon l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ". Selon l'article L. 613-5 de ce code : " L'étranger auquel est notifiée une interdiction de retour sur le territoire français est informé qu'il fait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen, conformément à l'article 24 du règlement (UE) n° 2018/1861 du Parlement européen et du Conseil du 28 novembre 2018 sur l'établissement, le fonctionnement et l'utilisation du système d'information Schengen (SIS) dans le domaine des vérifications aux frontières, modifiant la convention d'application de l'accord de Schengen et modifiant et abrogeant le règlement (CE) n° 1987/2006. "
14. Si le requérant soutient qu'il réside sur le territoire français depuis 2018, et produit ses contrats de travail et ses fiches de salaire, l'insertion socio-professionnelle dont il se prévaut n'est que ponctuellement démontrée ainsi qu'il a été dit au point 7, et il ne conteste pas les motifs de la décision l'interdisant de retourner sur le territoire français pour un an selon lesquels il ne justifie pas d'une entrée régulière ni de la présence de membres de sa famille nucléaire sur le territoire, et a lui-même déclaré ne pas vouloir regagner son pays d'origine. Par suite, le préfet n'a pas méconnu les dispositions rappelées au point précédent.
15. Pour les mêmes motifs que ceux rappelés au point 7, M. B n'est pas fondé à soutenir que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an porterait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale.
16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de la requête de M. B à fin d'annulation de l'arrêté attaqué doivent être rejetées. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et d'application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 doivent également être rejetées.
DECIDE :
Article 1er : M. B est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : La requête de M. B est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et à la préfète de Vaucluse.
Rendue publique par mise à disposition au greffe, le 22 juin 2023.
La magistrate désignée,
Signé
E. FelmyLa greffière,
Signé
S. Boislard
La République mande et ordonne à la préfète de Vaucluse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière
N°2304139
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026