mardi 26 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2307878 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SCP BOREL & DEL PRETE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 24 août 2023, M. B A, représenté par Me Brière, demande au tribunal :
1°) d'annuler " les décisions du 28 juin 2023 du centre de gestion [de la fonction publique territoriale des Bouches-du-Rhône] révélant la délibération du jury d'admissibilité de sa non-inscription à la liste d'aptitude à concourir aux épreuves d'admission du concours de gardien-brigadier de police municipale ", " du 12 juillet 2023 du centre de gestion fixant la liste des candidats admissibles au concours [précité] et l'en excluant " et " du 28 juillet 2023 portant rejet de son recours gracieux tendant à la réévaluation de sa situation en vue de son inscription à ladite liste " ;
2°) d'enjoindre au centre de gestion de la fonction publique territoriale des Bouches-du-Rhône de procéder à son inscription sur la liste d'aptitude à concourir aux épreuves d'admission du concours de gardien-brigadier de police municipale dans le délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir ou, à tout le moins, de réexaminer sa situation selon les mêmes modalités d'exécution ;
3°) de mettre à la charge du centre de gestion de la fonction publique territoriale des Bouches-du-Rhône une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que sa notation est entachée d'erreurs matérielles relatives tant à la présentation qu'au contenu de sa copie.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".
2. Il ressort des pièces du dossier qu'à l'issue de la réunion du jury d'admissibilité du 27 juin 2023 de la session 2023 du concours externe sur titres avec épreuves de gardien-brigadier de police municipale, M. A a obtenu la note de 6/20 à l'épreuve de " rédaction d'un rapport " et de 15,75/20 à l'épreuve de " réponse à des questions ", soit, compte tenu des coefficients respectifs de 3 et de 2 affectant ces épreuves écrites, une moyenne générale de 9,90/20 alors que le seuil d'admissibilité a été fixé par le jury à 12/20. Par un courrier du 28 juin 2023 du centre de gestion de la fonction publique territoriale des Bouches-du-Rhône, M. A a été informé de ce que les notes obtenues ne permettaient pas son inscription sur la liste d'admissibilité. Les listes des candidats admissibles aux concours externe et interne d'accès au grade de gardien-brigadier de police municipale ont été fixées par un arrêté CONC_2023859 du 12 juillet 2023 du président du centre de gestion de la fonction publique territoriale des Bouches-du-Rhône. En réponse à un courrier du 10 juillet 2023 de M. A tendant à la révision de la note qui lui a été attribuée à l'épreuve de " rédaction d'un rapport ", la directrice du centre de gestion de la fonction publique territoriale des Bouches-du-Rhône a " confirm[é] la décision du jury " par un courrier daté du 28 juillet 2023.
3. Par la présente requête, M. A demande au tribunal d'annuler " les décisions du 28 juin 2023 du centre de gestion [de la fonction publique territoriale des Bouches-du-Rhône] révélant la délibération du jury d'admissibilité de sa non-inscription à la liste d'aptitude à concourir aux épreuves d'admission du concours de gardien-brigadier de police municipale ", " du 12 juillet 2023 du centre de gestion fixant la liste des candidats admissibles au concours [précité] et l'en excluant " et " du 28 juillet 2023 portant rejet de son recours gracieux tendant à la réévaluation de sa situation en vue de son inscription à ladite liste ". Toutefois, tant les notes décernées aux candidats qui constituent de simples mesures préparatoires de la délibération du jury décidant de l'admission des candidats que la délibération fixant la liste des candidats admissibles ne sont détachables de la décision finale du jury du concours, prise au vu de l'ensemble des résultats des diverses épreuves d'admissibilité et d'admission, qui seule peut être contestée. En tout état de cause, si le requérant conteste l'attribution de la note de 6/20 à l'épreuve de " rédaction d'un rapport ", en se bornant au demeurant à faire état des " erreurs matérielles " entachant, selon lui, les mentions des correcteurs dans les fiches individuelles de correction, cette évaluation relève de l'appréciation souveraine du jury et n'est donc pas susceptible d'être discutée devant le juge administratif. Dès lors, la requête de M. A est manifestement irrecevable et doit, par suite, être rejetée comme telle en application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au centre de gestion de la fonction publique territoriale des Bouches-du-Rhône.
Fait à Marseille, le 26 septembre 2023.
La présidente de la 8ème chambre,
Signé
K. Jorda-Lecroq
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026