jeudi 29 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2310796 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 7ème chambre |
| Avocat requérant | DECAUX |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 6 novembre 2023, M. Prince A B, représenté par Me Decaux, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 31 juillet 2023 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation et dans l'attente de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour de six mois ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros à verser à son conseil en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve de sa renonciation au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
- il n'est pas justifié de la compétence de la signataire de l'arrêté attaqué ;
S'agissant de la décision portant refus de séjour :
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;
- elle a été prise en violation de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnaît l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle a été prise en violation de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision de refus de séjour ;
- elle a été prise en violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle a été prise en violation de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- en raison du droit au séjour en France dont il bénéficie, elle devra être annulée.
La requête a été régulièrement communiquée au préfet des Bouches-du-Rhône qui n'a pas produit de mémoire en défense.
M. A B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 6 octobre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant signée à New York le 26 janvier 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Simon, présidente rapporteure,
- et les observations de Me Decaux, représentant M. A B, présent.
Une note en délibéré présentée pour M. A B a été enregistrée le 25 janvier 2024.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, ressortissant congolais né le 5 février 1982, a sollicité le 24 avril 2023 son admission au séjour. Par un arrêté du 31 juillet 2023, le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination. M. A B demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté attaqué :
2. Par un arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 16 mai 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture sous le n° 13-2023-114, et accessible tant au juge qu'aux parties sur le site internet de celle-ci, Mme C, signataire de l'arrêté en litige, bénéficiait, en sa qualité de cheffe du bureau de l'éloignement, du contentieux et de l'asile de la préfecture des Bouches-du-Rhône, d'une délégation à l'effet de signer notamment les refus de séjour, les obligations de quitter le territoire, les décisions relatives au délai de départ volontaire et les décisions fixant le pays de destination. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté comme manquant en fait.
Sur les autres moyens soulevés à l'encontre de la décision portant refus de séjour :
3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : () constituent une mesure de police () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
4. L'arrêté attaqué, qui vise notamment les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, expose avec suffisamment de précision les éléments relatifs à la situation personnelle, familiale et professionnelle de M. A B. Cet arrêté comporte ainsi de façon circonstanciée l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision de refus de séjour en litige doit être écarté.
5. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier, notamment de la motivation de l'arrêté attaqué, que le préfet des Bouches-du-Rhône, qui n'était pas tenu de faire figurer l'ensemble des éléments de la situation de M. A B, a procédé à un examen particulier de celle-ci. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen particulier de la situation du requérant doit être écarté.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ". Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
7. M. A B, qui justifie d'une entrée en Espagne le 2 janvier 2022 sous couvert d'un passeport d'une validité de cinq ans jusqu'au 2 juillet 2024 revêtu d'un visa C de trente jours délivré par les autorités consulaires espagnoles à Alger, déclare être arrivé en France le 3 janvier 2022, alors âgé de 39 ans, et s'y être maintenu continûment depuis lors, soit depuis seulement un an et demi à la date de l'arrêté attaqué.
8. Il ressort des pièces du dossier que le requérant a épousé en République démocratique du Congo le 21 mars 2014 une compatriote, dont il se déclare séparé depuis la fin de l'année 2016. Celle-ci, qui s'est vu reconnaître le statut de réfugiée, est titulaire d'une carte de résident d'une validité de dix ans jusqu'au 6 janvier 2029 délivrée par la préfecture de la Somme et vit à Abbeville avec les deux enfants issus de cette union, nés le 18 mai 2014 à Kinshasa (République démocratique du Congo) et le 10 juin 2016 à Sétif (Algérie). Si le requérant, qui a vécu en Algérie, à compter de 2018 selon ses déclarations, où il a poursuivi sa double carrière professionnelle en qualité de médecin et de joueur professionnel de basket, se prévaut de la procédure engagée devant le juge aux affaires familiales du tribunal judiciaire d'Amiens par courrier du 27 juin 2023, reçu le 3 juillet suivant, en vue notamment de fixer un droit de visite et d'hébergement durant les vacances scolaires, il ne vit pas avec ses enfants depuis plusieurs années et il n'établit pas entretenir avec ceux-ci de liens d'une particulière intensité par la seule production, d'une part, de quelques photographies et d'un témoignage d'une amie attestant de retrouvailles au cours de trois brèves rencontres en février, avril et décembre 2022, et, d'autre part, d'une dizaine de virements d'espèces d'un montant de 80 euros pour les trois premiers et de 100 euros pour les suivants, effectués au bénéfice de la mère des enfants entre mai 2022 et août 2023, les deux plus récents étant au demeurant postérieurs à l'arrêté attaqué. En outre, alors qu'il ne conteste pas la mention de l'arrêté attaqué selon laquelle il est également père d'un troisième enfant mineur qui réside dans son pays d'origine, il n'établit ni même n'allègue y être dépourvu d'attaches familiales.
9. Si M. A B se prévaut de son diplôme de médecin, obtenu en 2010 en République démocratique du Congo, dont il envisagerait de solliciter l'équivalence en France, et d'une potentielle embauche en cette qualité au sein de l'hôpital de Salon-de-Provence qui n'aurait pu se concrétiser faute de titre de séjour, il ne peut utilement invoquer le projet de loi " pour contrôler l'immigration et améliorer l'intégration ", en cours de préparation à la date d'introduction de sa requête, en tant qu'il prévoyait la création d'une carte de séjour pluriannuelle " talents-professions médicales et de la pharmacie ". Par ailleurs, si le requérant se prévaut d'une demande d'autorisation de travail, datée du 17 novembre 2022 et déposée le 16 décembre 2022, formulée par l'EHPAD Les Sinoplies Résidence " Le Grand Pré ", situé à Sénas, appartenant au groupe ACPPA, pour un emploi d'auxiliaire de vie sous contrat de travail à temps plein à durée déterminée de six mois à titre de remplacement d'un salarié absent pour un salaire mensuel brut hors avantages en nature de 1 971,51 euros et d'une promesse d'embauche consentie par cet employeur à effet au 1er janvier 2023 sous réserve de la détention d'un titre de séjour avec autorisation de travail. A cet égard, s'il produit une autorisation de travail du 1er février 2023 de la plateforme de la main-d'œuvre étrangère pour cet emploi, ce document mentionne qu'il a été délivré sur le fondement d'une déclaration de résidence hors de France, alors que l'intéressé est déjà présent sur le territoire national. Il se prévaut également de l'emploi d'animateur non diplômé qu'il occupe depuis le 21 février 2022 au sein des services de la commune de Sénas sous le statut d'agent non titulaire de la fonction publique territoriale selon des contrats d'engagement successifs en qualité de vacataire, du fait qu'il dispose d'un logement personnel selon contrat de bail mobilité en location meublé consenti du 31 août 2022 au 30 juin 2023 par l'association " Sénas Basket Ball ", renouvelé le 30 septembre 2023 jusqu'au 30 août 2024, et de son investissement en qualité de joueur et d'entraîneur des jeunes au sein du club de basket de Sénas. Toutefois, alors que l'activité professionnelle exercée ne lui procure que des revenus limités à environ 800 euros nets mensuels, ces seuls éléments sont insuffisants pour caractériser une insertion socioprofessionnelle particulièrement notable en France.
10. Dès lors, eu égard notamment à la durée et aux conditions du séjour en France de M. A B, la décision de refus de séjour litigieuse n'a pas porté au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise et n'a donc pas méconnu les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, cette décision n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de la situation du requérant.
11. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 () ".
12. Pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 7 à 10, c'est sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation que le préfet des Bouches-du-Rhône a estimé que le requérant ne justifie ni de considérations humanitaires ni de motifs exceptionnels pour pouvoir prétendre à une mesure de régularisation sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit être écarté.
13. En cinquième lieu, aux termes du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
14. La décision de refus de séjour litigieuse n'a ni pour objet, ni pour effet de séparer les enfants de M. A B de celui-ci. En outre, ainsi qu'il a été dit au point 8, le requérant, qui ne conteste pas être père de trois enfants mineurs dont un réside dans son pays d'origine, ne vit pas aux côtés de ses deux enfants présents sur le territoire national, domiciliés chez leur mère à Abbeville, et ne justifie pas entretenir de liens d'une particulière intensité avec ceux-ci. Par suite, le moyen tiré de la violation des stipulations précitées de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit être écarté.
Sur les autres moyens soulevés à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
15. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points 2 à 14 qu'aucun des moyens invoqués à l'encontre de la décision portant refus de séjour n'est fondé. Dès lors, le moyen tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de cette décision, soulevé à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français, doit être écarté.
16. En deuxième lieu, pour les mêmes motifs que ceux qui ont été exposés aux points 7 à 10, le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
17. En troisième lieu, dès lors que le requérant, qui ne conteste pas être père de trois enfants mineurs dont un réside dans son pays d'origine, ne vit pas aux côtés de ses deux enfants présents sur le territoire national, domiciliés chez leur mère à Abbeville, et ne justifie pas entretenir de liens d'une particulière intensité avec ceux-ci, le moyen tiré de la violation des stipulations précitées de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant doit être écarté.
Sur l'autre moyen soulevé à l'encontre de la décision fixant le pays de destination :
18. Pour demander l'annulation de la décision litigieuse, M. A B se borne à soutenir qu'il dispose d'un droit au séjour en France et doit, ce faisant, être regardé comme invoquant par voie d'exception l'illégalité de la décision de refus de séjour. Or, il résulte de ce qui a été dit aux points précédents qu'aucun des moyens invoqués à l'encontre de la décision portant refus de séjour n'est fondé. Dès lors, le moyen tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de cette décision, soulevé à l'encontre de la décision fixant le pays de destination, doit être écarté.
19. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A B doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. Prince A B et au préfet des Bouches-du-Rhône.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer et à Me Decaux.
Délibéré après l'audience du 16 janvier 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Simon, présidente rapporteure,
M. Derollepot, premier conseiller,
Mme Journoud, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 février 2024.
L'assesseur le plus ancien,
signé
A. DEROLLEPOTLa présidente rapporteure,
signé
F. SIMON
La greffière,
signé
A. VIDAL
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en cheffe,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026