mercredi 20 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2311490 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | YOUCHENKO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 5 décembre 2023 et le 23 juillet 2024, Mme C, représentée par Me Youchenko, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 21 novembre 2023 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration lui a refusé le bénéfice des conditions matérielles d'accueil ;
2°) d'annuler la décision par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration a rejeté son recours administratif préalable du 30 novembre 2023 ;
3°) d'enjoindre à l'Office français de l'immigration et de l'intégration de lui proposer sans délai un hébergement et un accompagnement administratif et social au titre des conditions matérielles d'accueil, à compter de la notification du jugement et sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
4°) d'enjoindre à l'Office français de l'immigration et de l'intégration de lui proposer une orientation vers un hébergement pour demandeur d'asile adaptée à la poursuite de sa scolarité, dans un délai de quarante-huit heures à compter de la notification du jugement, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
5°) à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation et de la convoquer à en entretien de vulnérabilité, sans délai à compter de la notification du jugement, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
6°) de mettre à la charge de l'Office français de l'immigration et de l'intégration le versement de la somme de 1 500 euros à Me Youchenko au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- la décision du 21 novembre 2023 a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est entachée d'un vice de procédure en l'absence d'entretien individuel permettant d'évaluer sa vulnérabilité ;
- elle est dépourvue de base légale ;
- elle méconnait les dispositions des articles L. 551-15, L. 552-8 et L. 552-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'elle est uniquement fondée sur la circonstance qu'elle est mineure ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit fondamental à bénéficier de conditions matérielles d'accueil en qualité de demandeur d'asile ;
- elle porte atteinte à son intérêt supérieur, méconnaissant les stipulations de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation de sa vulnérabilité.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 août 2024, l'Office français de l'immigration et de l'intégration conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 9 février 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique le rapport de Mme Delzangles et les conclusions de Mme Giocanti, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, ressortissante camerounaise se déclarant mineure lors de son entrée sur le territoire français en février 2023, a sollicité par l'intermédiaire de son administrateur ad hoc, par un courriel du 15 novembre 2023, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil partiel pour un hébergement au sein du dispositif spécifique au demandeur d'asile. Cette demande a été refusée par un courriel de l'Office français de l'immigration et de l'intégration du 21 novembre 2023 au motif que l'intéressée n'était pas éligible aux conditions matérielles d'accueil en qualité de mineure non accompagnée. Le recours administratif préalable obligatoire à l'encontre de cette décision a été reçu par l'Office français de l'immigration et de l'intégration le 30 novembre 2023. Mme B demande au tribunal d'annuler la décision du 21 novembre 2023 et la décision implicite de rejet de son recours préalable.
2. Une décision intervenue pour l'exécution de l'ordonnance par laquelle le juge des référés d'un tribunal administratif a suspendu l'exécution d'un acte administratif revêt, par sa nature même, un caractère provisoire jusqu'à ce qu'il soit statué sur le recours en annulation présenté parallèlement à la demande en référé. Il en est notamment ainsi lorsque l'administration décide, à l'issue du réexamen faisant suite à la décision de suspension d'un refus prise par le juge des référés, de faire droit à la demande. Eu égard à son caractère provisoire, une telle décision peut être remise en cause par l'autorité administrative.
3. Il résulte de ce qui précède que la prise en charge depuis le mois de mars 2024 de la requérante et la décision du 13 août 2024 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration a accordé le bénéfice des conditions matérielles d'accueil à Mme B, qui les a acceptées le même jour, intervenues en exécution de l'ordonnance n° 2311492 du 20 décembre 2023 par laquelle le juge des référés a enjoint à l'Office français de l'immigration et de l'intégration d'octroyer le bénéfice des conditions matérielles d'accueil à la requérante, revêtent un caractère provisoire et pourrait être remises en cause par l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Par suite, il y a lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les conditions matérielles d'accueil sont refusées, totalement ou partiellement, au demandeur, dans le respect de l'article 20 de la directive 2013/33/ UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la protection internationale, dans les cas suivants : / 1° Il refuse la région d'orientation déterminée en application de l'article L. 551-3 ; / 2° Il refuse la proposition d'hébergement qui lui est faite en application de l'article L. 552-8 ; / 3° Il présente une demande de réexamen de sa demande d'asile ; /4° Il n'a pas sollicité l'asile, sans motif légitime, dans le délai prévu au 3° de l'article L. 531-27. / La décision de refus des conditions matérielles d'accueil prise en application du présent article est écrite et motivée. / Elle prend en compte la vulnérabilité du demandeur ". Aux termes de l'article D. 551-17 du même code : " La décision de refus des conditions matérielles d'accueil prise en application de l'article L. 551-15 est écrite, motivée et prend en compte la vulnérabilité du demandeur. Elle prend effet à compter de sa signature. / Dans un délai de deux mois à compter de la notification de cette décision, le bénéficiaire peut introduire un recours devant le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, à peine d'irrecevabilité du recours contentieux. La décision comporte la mention des voies et délais dans lesquels ce recours peut être formé. / Le directeur général de l'office dispose d'un délai de deux mois pour statuer. A défaut, le recours est réputé rejeté. Toute décision de rejet doit être motivée ".
5. L'institution, par les dispositions précitées, d'un recours administratif préalable obligatoire, a pour effet de laisser à l'autorité compétente pour en connaître le soin d'arrêter définitivement la position de l'administration. Il s'ensuit que la décision prise à la suite du recours se substitue nécessairement à la décision initiale et est seule susceptible d'être déférée au juge de la légalité. Il en résulte que les vices propres de la décision initiale ne sauraient être utilement invoqués à l'appui d'un recours contestant la décision rejetant ce recours. Cette substitution ne fait toutefois pas obstacle à ce que soient invoqués à son encontre des moyens tirés de la méconnaissance de règles de procédure applicables à la décision initiale qui, ne constituant pas uniquement des vices propres à cette décision, sont susceptibles d'affecter la régularité de la décision soumise au juge. Par ailleurs, lorsque la décision prise à la suite d'un recours administratif préalable obligatoire est implicite et que le requérant n'en a pas sollicité la communication des motifs en application de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, elle doit être regardée comme fondée sur les mêmes motifs que la décision initiale.
6. Il ressort des pièces du dossier que, par un courrier reçu le 30 novembre 2023, Mme B a saisi le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration du recours préalable obligatoire dirigé contre la décision du 21 novembre 2023 lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Dès lors, la décision implicite rejetant ce recours, née le 30 janvier 2024, s'est substituée à la décision initiale. Par suite, les conclusions de la requête doivent être regardées comme étant dirigées uniquement contre cette décision.
7. En deuxième lieu, d'une part aux termes de l'article 375 du code civil : " Si la santé, la sécurité ou la moralité d'un mineur non émancipé sont en danger, ou si les conditions de son éducation ou de son développement physique, affectif, intellectuel et social sont gravement compromises, des mesures d'assistance éducative peuvent être ordonnées par justice à la requête des père et mère conjointement, ou de l'un d'eux, de la personne ou du service à qui l'enfant a été confié ou du tuteur, du mineur lui-même ou du ministère public () ". L'article 375-3 de ce code prévoit que : " Si la protection de l'enfant l'exige, le juge des enfants peut décider de le confier : / () 3° A un service départemental de l'aide sociale à l'enfance () ". L'article L. 221-1 du code de l'action sociale et des familles dispose que : " Le service de l'aide sociale à l'enfance est un service non personnalisé du département chargé des missions suivantes : / () 4° Pourvoir à l'ensemble des besoins des mineurs confiés au service et veiller à leur orientation () ". Aux termes de l'article L. 222-5 du même code : " Sont pris en charge par le service de l'aide sociale à l'enfance sur décision du président du conseil départemental : () / 3° Les mineurs confiés au service en application du 3° de l'article 375-3 du code civil () ". Il résulte de ces dispositions qu'il incombe au service de l'aide sociale à l'enfance des départements de prendre en charge l'hébergement et de pourvoir aux besoins des mineurs étrangers qui sollicitent l'asile et sont privés de la protection de leur famille.
8. D'autre part, aux termes de l'article L. 521-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque la demande d'asile est présentée par un mineur non accompagné, le procureur de la République, avisé immédiatement par l'autorité administrative, lui désigne sans délai un administrateur ad hoc. Celui-ci assiste le mineur et assure sa représentation dans le cadre des procédures administratives et juridictionnelles relatives à la demande d'asile ". Aux termes de l'article L. 551-9 du même code : " Les conditions matérielles d'accueil du demandeur d'asile sont proposées à chaque demandeur d'asile par l'Office français de l'immigration et de l'intégration après l'enregistrement de sa demande par l'autorité administrative compétente ". Aux termes de l'article L. 522-1 du même code : " A la suite de la présentation d'une demande d'asile, l'Office français de l'immigration et de l'intégration est chargé de procéder, dans un délai raisonnable et après un entretien personnel avec le demandeur d'asile, à une évaluation de la vulnérabilité de ce dernier afin de déterminer, le cas échéant, ses besoins particuliers en matière d'accueil () ". Selon l'article L. 522-3 de ce code : " L'évaluation de la vulnérabilité vise, en particulier, à identifier les mineurs, les mineurs non accompagnés () ". Selon l'article L. 553-1 du même code : " Le demandeur d'asile qui a accepté les conditions matérielles d'accueil proposées en application de l'article L. 551-9 bénéficie d'une allocation pour demandeur d'asile s'il satisfait à des conditions d'âge et de ressources. Le versement de cette allocation est ordonné par l'Office français de l'immigration et de l'intégration ". Aux termes de l'article D. 553-3 du même code : " Pour bénéficier de l'allocation pour demandeur d'asile prévue à l'article L. 553-1, le demandeur d'asile doit être âgé de dix-huit ans révolus et justifier de ressources mensuelles inférieures au montant du revenu de solidarité active () ".
9. Il ressort des pièces du dossier que Mme B, qui a déclaré être née le 3 août 2006 lors de son arrivée en France au mois de février 2023, a été placée provisoirement auprès de l'aide sociale à l'enfance à compter du 30 mai 2023. La requérante, qui a formé par l'intermédiaire de son administrateur ad hoc, une demande d'asile, dispose depuis le 8 septembre 2023 d'une attestation de demande d'asile valable jusqu'au 7 juillet 2024. Par un jugement du 6 novembre 2023, le juge des enfants du tribunal judiciaire de Marseille a prononcé un non-lieu à assistance éducative au motif que les éléments dont il disposait ne lui permettaient pas d'établir sa minorité. Mme B est alors sortie du dispositif de prise en charge des mineurs non accompagnés le 16 novembre 2023.
10. Il ressort également des pièces du dossier que, lorsqu'elle a sollicité auprès de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, le 15 novembre 2023, par l'intermédiaire de son administrateur ad hoc, un hébergement au sein du dispositif spécifique au demandeur d'asile au titre des conditions matérielles d'accueil, Mme B a accompagné sa demande du jugement précité prononçant un non-lieu à assistance éducative. L'Office français de l'immigration et de l'intégration n'ignorait donc pas que la minorité de la requérante n'était pas établie et qu'elle ne relevait plus du dispositif de prise en charge des mineurs non accompagnés incombant au service social à l'enfance du département. Or, l'Office, qui, en vertu des dispositions précitées au point 8, était tenu de procéder à une évaluation de la vulnérabilité de la requérante et, le cas échéant, de ses besoins particuliers en matière d'accueil, ne démontre pas en défense avoir réalisé, préalablement à la décision attaquée, un entretien personnel avec l'intéressée depuis la demande d'asile de la requérante déposée le 8 septembre 2023. Par suite, la décision attaquée est entachée d'un vice de procédure.
11. En tout état de cause, quand bien même l'Office français de l'immigration et de l'intégration aurait estimé que la requérante était mineure, il résulte de l'article D. 553-3 précité du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que seul le versement de l'allocation pour demandeur d'asile prévue à l'article L. 553-1 est soumise à la condition de majorité. Par suite, l'Office français de l'immigration et de l'intégration a entaché sa décision d'une erreur de droit.
12. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que Mme B est fondée à demander l'annulation de la décision du 30 janvier 2024 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration lui a refusé le bénéfice des conditions matérielles d'accueil.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
13. Eu égard au motif d'annulation, il y a lieu, en application des dispositions de l'article L. 911-1 du code de justice administrative, d'enjoindre à l'Office français de l'immigration et de l'intégration d'octroyer à Mme B le bénéfice des conditions matérielles d'accueil.
Sur les frais liés au litige :
14. Mme B a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle. Par suite, son avocate peut se prévaloir des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Youchenko, avocate de Mme B, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, de mettre à la charge de l'Office français de l'immigration et de l'intégration le versement d'une somme de 800 euros à Me Youchenko.
D É C I D E :
Article 1er : La décision du 30 janvier 2024 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration a refusé d'accorder les conditions matérielles d'accueil à Mme B est annulée.
Article 2 : Il est enjoint à l'Office français de l'immigration et de l'intégration de proposer à Mme B le bénéfice des conditions matérielles d'accueil.
Article 3 : Sous réserve que Me Youchenko renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, l'Office français de l'immigration et de l'intégration versera une somme de 800 euros à Me Marlène Youchenko, avocate de Mme B, en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme C, à Me Marlène Youchenko et au directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration.
Délibéré après l'audience du 24 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Gonneau, président,
Mme Devictor, première conseillère,
Mme Delzangles, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 novembre 2024.
La rapporteure,
Signé
B. Delzangles
Le président,
Signé
P-Y. Gonneau
La greffière,
Signé
A. Martinez
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2311490
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026