lundi 18 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2402059 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | BLANCHARD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 29 février 2024, M. G I, Mme I, M. J F, Mme E L, M. D H, la SCI VCL, M. C B, Mme B et Mme K A, représentés par Me Gambin, demandent au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de l'arrêté n° DP 013 069 23 E0096 en date du 29 décembre 2023 par lequel le maire de la commune de Pélissane ne s'est pas opposé à la déclaration préalable déposée par la société Phoenix France Infrastructure relative à l'installation de relais de radiotéléphonie sur un terrain nu cadastré 69 AY 02 situé Les Aspres Sud à Pélissanne ;
2°) mettre à la charge de la commune de Pélissanne la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
En ce qui concerne l'urgence :
- la condition d'urgence est remplie dès lors que les travaux en cause seront irréversibles, notamment en ce qu'ils prévoient l'abattage d'arbres dans un espace naturel ; la construction envisagée aura pour effet une atteinte à la co-visibilité ;
En ce qui concerne le doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
- la décision attaquée méconnait les articles L. 421-1, R. 421-1 et R. 421-9 du code de l'urbanisme, dès lors que le projet, qui a une hauteur de plus de 20 mètres est situé aux abords d'un monument historique, aurait du fait l'objet d'un permis de construire ;
- elle méconnait l'article N2 du règlement du plan local d'urbanisme ;
- elle méconnait les dispositions 3.2 de l'article N3 du règlement du plan local d'urbanisme ;
- elle méconnait l'article N10 du règlement du plan local d'urbanisme.
Par un mémoire en défense enregistré le 15 mars 2024, la commune de Pelissanne, représentée par Me Blanchard, conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- l'urgence n'est pas constituée ;
- aucun des moyens n'est fondé.
Par un mémoire enregistré le 15 mars 2024, les requérants représentés par Me Gambin, déclarent de désister.
Vu :
- la requête, enregistrée sous le n° 2402058 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Fédi, vice-président, pour statuer sur les demandes de référés.
Considérant ce qui suit :
1. La société Phoenix France Infrastructure a déposé le 8 juin 2023 une déclaration préalable relative à l'installation de relais de radiotéléphonie sur un terrain nu. Par arrêté du 29 décembre 2023, dont les requérants demandent la suspension, le maire de la commune de Pélissanne ne s'est pas opposé à la déclaration préalable.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. [] ".
3. Lorsque le juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative a estimé, au vu de la requête dont il est saisi, qu'il y avait lieu, non de la rejeter en l'état pour l'un des motifs mentionnés à l'article L. 522-3 du même code, mais d'engager la procédure prévue à l'article L. 522-1 de ce code, il lui incombe de poursuivre cette procédure et, notamment, de tenir une audience publique. Il en va différemment lorsque, après que cette procédure a été engagée, intervient un désistement ou un évènement rendant sans objet la requête. Dans ce cas, le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte du désistement ou constater un non-lieu sans tenir d'audience.
4. Par un acte enregistré le 15 mars 2024, les requérants déclarent se désister de leur requête. Ce désistement est pur et simple, et rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de M. G I, de Mme I, M. J F, de Mme E L, de M. D H, de la SCI VCL, de M. C B et Mme B et de Mme K A.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. G I, premier requérant nommé, à la commune de Pélissanne et à la société Phoenix France Infrastructure.
Fait à Marseille, le 18 mars 2024.
Le juge des référés,
signé
Gilles Fédi
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
P/Le greffier en chef,
Le greffier.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026