LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2402862

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2402862

jeudi 18 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2402862
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantVICQUENAULT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 22 mars 2024, la SARL Damien Gaillard, représentée par Me Hachem, demande au juge des référés de mettre fin aux mesures de suspension prononcées par la décision du Conseil d'Etat n° 471859 en date du 10 octobre 2023, en application de l'article L. 521-4 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- le juge des référés de première instance est compétent pour se prononcer sur sa demande alors même que la suspension a été prononcée par le Conseil d'Etat dans le cadre de l'évocation, en application de l'article L. 821-2 du code de justice administrative ;

- la demande de levée de suspension est fondée au regard du permis d'aménager modificatif délivré le 17 juillet 2023, qui a levé les vices entachant le permis initial, tant en ce qui concerne l'article UP 12 du règlement du PLUi et l'OAP s'agissant de la largeur de la voie d'accès que de l'article 4.4 des dispositions générales du règlement du PLUi concernant les logements sociaux.

Par un mémoire en défense enregistré le 8 avril 2024, la commune de La Ciotat, représentée par Me Del Prete, demande au juge des référés de mettre fin aux mesures de suspension prononcées par la décision du Conseil d'Etat n° 471859 en date du 10 octobre 2023, en application de l'article L. 521-4 du code de justice administrative.

Elle soutient que le permis d'aménager modificatif délivré le 17 juillet 2023 régularise les deux vices relevés par le juge des référés.

Vu :

- la décision n° 471859 du Conseil d'Etat en date du 10 octobre 2023 ;

- les autres pièces du dossier ;

- la requête en annulation enregistrée sous le n° 2208836.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Hogedez, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référés.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 11 avril 2024 à 14 heures 00, en présence de M. Brémond, greffier d'audience :

- le rapport de Mme Hogedez, juge des référés ;

- les observations de Me Guasch, représentant la SARL Damien Gaillard ;

- et celles de Me Del Prete, représentant la commune de La Ciotat ;

- M. D et Mme B n'étant ni présents ni représentés.

La clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-4 du code de justice administrative :

1. Aux termes de l'article L. 521-4 du code de justice administrative : " Saisi par toute personne intéressée, le juge des référés peut, à tout moment, au vu d'un élément nouveau, modifier les mesures qu'il avait ordonnées ou y mettre fin ".

2. D'une part, lorsque l'exécution d'une décision relevant de la compétence du tribunal administratif a été suspendue en application des dispositions de l'article L. 521-1 de ce code, et qu'il est demandé au juge des référés de faire usage des pouvoirs qu'il tient des dispositions de l'article L. 521-4, il n'appartient qu'au juge des référés de la juridiction saisie au fond des conclusions à fin d'annulation de décider si les éléments nouveaux, que l'instruction de l'affaire qui se poursuit par ailleurs devant cette juridiction a pu faire apparaître, justifient qu'il soit mis fin à cette mesure provisoire.

3. D'autre part, lorsque le juge des référés a ordonné la suspension de l'exécution d'un permis de construire ou d'aménager sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative en relevant l'existence d'un ou plusieurs vices propres à créer un doute sérieux quant à sa légalité et qu'il est ensuite saisi d'une demande tendant à ce qu'il soit mis fin aux effets de cette suspension dans le cadre de la procédure régie par l'article L. 521-4 du même code, au motif qu'un permis modificatif ou une mesure de régularisation, produit dans le cadre de cette nouvelle instance, régularise le ou les vices précédemment relevés, il appartient à ce juge, pour apprécier s'il est possible de lever la suspension du permis ainsi modifié, après avoir mis en cause le requérant ayant initialement saisi le juge du référé suspension, de tenir compte, d'une part, de la portée du permis modificatif ou de la mesure de régularisation sur les vices précédemment relevés et, d'autre part, des vices allégués ou d'ordre public dont le permis modificatif ou la mesure de régularisation serait entaché et qui seraient de nature à y faire obstacle.

4. Par une ordonnance n° 2211000 du 15 février 2023, le juge des référés du tribunal administratif de Marseille, bien que rejetant in fine la requête en suspension présentée par M. D et Mme B, voisins immédiats de la parcelle support du projet de lotissement, a relevé que l'arrêté du 25 avril 2022 accordant un permis d'aménager à la SARL Damien Gaillard était possiblement affecté d'un vice tenant à la largeur de la voie d'accès au projet, en méconnaissance de l'article UP 12 du règlement du PLUi du territoire Marseille Provence et de l'OAP Qualité des formes architecturales et urbaines. Par une décision n° 471859, en date du 10 octobre 2023, le Conseil d'Etat, après avoir annulé cette ordonnance, a suspendu l'exécution des effets de ce même arrêté, pour le motif qu'il était affecté d'un vice tiré de la méconnaissance de l'article 4.4 des dispositions générales du règlement du même PLUi, concernant les logements sociaux. Par la présente requête, fondée sur l'article L. 521-4 précité du code de justice administrative, la SARL Damien Gaillard demande qu'il soit mis fin à la mesure de suspension en se prévalant de la délivrance d'un permis d'aménager modificatif en date du 17 juillet 2023.

5. Il résulte de l'instruction, et il n'est d'ailleurs pas contesté par M. D et Mme B, qui n'ont pas produit de mémoire en défense ni n'étaient présents ou représentés lors de l'audience publique, que ce permis modificatif régularise les deux vices en cause. En l'absence de toute contestation, notamment de moyens dirigés tant à l'encontre du permis d'aménager initial que du permis d'aménager modificatif, il y a lieu de mettre fin à la mesure de suspension ordonnée par la décision n° 471859 du Conseil d'Etat en date du 10 octobre 2023.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est mis fin aux effets de l'ordonnance n° 471859 du Conseil d'Etat, en date du 10 octobre 2023.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la SARL Damien Gaillard, à la commune de La Ciotat et à M. C D et Mme A B.

Fait à Marseille, le 18 avril 2024

La vice-présidente désignée,

juge des référés,

signé

I. Hogedez

La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne et à tous commissaires à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme

Pour la greffière en chef

Le greffier.

5

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions