mardi 15 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2405094 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 7ème chambre |
| Avocat requérant | BAKAYOKO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 19 mai et 4 septembre 2024, M. C D, représenté par Me Bakayoko, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 8 mars 2024 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé de lui délivrer un titre de séjour, a assorti cette décision d'une obligation de quitter le territoire français mentionnant le pays de destination, a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de deux ans et l'a informé qu'il fera l'objet d'un signalement aux fins de non admission dans le système d'information Schengen pour la durée de l'interdiction de retour ;
2°) d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône, de lui délivrer un certificat de résidence portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement, de lui délivrer, dans cette attente, une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours suivant la notification du présent jugement et de mettre en œuvre, sans délai, la procédure d'effacement de son signalement aux fins de non admission dans le système d'information Schengen, sous peine d'astreinte de 200 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 800 euros en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
Concernant l'ensemble de l'arrêté :
- son signataire n'était pas compétent pour ce faire ;
Concernant la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour :
- elle méconnait les stipulations de l'article 6 alinéa 1-7 de l'accord franco-algérien ;
- elle méconnait également les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de sa situation personnelle ;
Concernant la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour ;
Concernant la décision fixant le pays de renvoi :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour sur le territoire français ;
Concernant la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est entachée d'une erreur de droit en méconnaissance de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et d'une erreur manifeste d'appréciation.
L'Office français de l'immigration et de l'intégration a présenté des observations, enregistrées les 10 et 25 juin 2024.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 juillet 2024, le préfet des Bouches-du-Rhône conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
M. C D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 19 avril 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étranger et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Simon, présidente rapporteure, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 8 mars 2024, le préfet des Bouches-du-Rhône a rejeté la demande de délivrance d'un certificat de résidence que lui avait présentée M. D, de nationalité algérienne, sur le fondement de l'article 6 alinéa 1-7 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours en fixant le pays de destination de cette mesure, a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans et l'a informé de son signalement aux fins de non admission dans le système d'information Schengen.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne l'ensemble des décisions du 8 mars 2024 :
2. Par un arrêté du 6 octobre 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture du même jour, le préfet des Bouches-du-Rhône a donné délégation à M. B E, adjoint au chef du bureau de l'éloignement, du contentieux et de l'asile à la direction des migrations, de l'intégration et de la nationalité de la préfecture à l'effet de signer notamment les refus de séjour, les décisions portant obligation de quitter le territoire français avec fixation du pays de destination et les interdictions du territoire. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté en litige doit être écarté.
En ce qui concerne le refus de délivrance d'un certificat de résidence d'un an :
3. En premier lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : () 7. Au ressortissant algérien, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse pas effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays () ".
4. Sous réserve des cas où la loi attribue la charge de la preuve à l'une des parties, il appartient au juge administratif, au vu des pièces du dossier, et compte tenu, le cas échéant, de l'abstention d'une des parties à produire les éléments qu'elle est seule en mesure d'apporter et qui ne sauraient être réclamés qu'à elle-même, d'apprécier si l'état de santé d'un étranger nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve de l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi, sauf circonstance humanitaire exceptionnelle. La partie qui justifie d'un avis du collège de médecins du service médical de l'OFII qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tout élément permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires.
5. En l'espèce, le préfet des Bouches-du-Rhône a estimé, pour prendre le refus attaqué, que si l'état de santé de M. D nécessitait une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, toutefois, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé en Algérie, il pourrait y bénéficier effectivement d'un traitement approprié et qu'en outre son état de santé lui permet de voyager sans risque vers son pays d'origine.
6. Il ressort des pièces du dossier que M. D souffre de multiples pathologies, associant une épilepsie réfractaire aux traitements, à un retard cognitif, à une hémiparésie droite et à une malformation du bras droit avec atrophie et bénéficie à ce titre en France d'un traitement complexe, associant chirurgie de la main, traitement médicamenteux et rééducation de l'hémicorps droit, dont l'arrêt l'exposerait à des complications pouvant engager son pronostic vital. Toutefois, si l'intéressé produit un certificat médical établi le 3 juin 2024 par le cabinet médical de neurologie du Dr A situé à Hadjout en Algérie et deux certificats médicaux établis le 2 juillet 2024 par les pharmacies Belal El Houcine et Nadour Abel, situées à Bourkika également en Algérie, qui attestent que ce pays ne dispose pas de l'intégralité de son traitement médicamenteux qu'il doit prendre à vie, composé notamment du Vimpat, de la Depakine et de l'Urbanyle, ces pièces ne contredisent pas par elles-mêmes utilement l'avis du 9 janvier 2024 du collège des trois médecins qui disposent de données actualisées sur l'offre de soins en Algérie et qui évaluent individuellement, au cas par cas, les possibilités de prise en charge des pathologies des intéressés dans le pays d'origine. Il suit de là que le moyen tiré de la violation des stipulations précitées de l'accord franco-algérien doit être écarté.
7. En second lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Par ailleurs, il appartient au préfet, saisi d'une demande de titre de séjour par un étranger en vue de régulariser sa situation, de vérifier que la décision de refus qu'il envisage de prendre ne comporte pas de conséquences d'une gravité exceptionnelle sur la situation personnelle de l'intéressé et n'est pas ainsi entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
8. En l'espèce, M. D, célibataire et sans enfant, est entré sur le sol national en 2019 alors qu'il était déjà âgé de 19 ans. Par ailleurs, si sa mère, en situation régulière en France, lui apporte une aide nécessaire dans la vie quotidienne, il n'établit pas, ni même n'allègue, que l'un ou l'autre de ses nombreux frères et sœurs résidant en Algérie ne serait pas en mesure de faire de même. Dans ces conditions, et alors même que le requérant est bénéficiaire de l'aide médicale d'Etat et qu'il a fourni des efforts d'intégration en suivant des cours de langue française depuis 2021, le préfet des Bouches-du-Rhône, en prenant la décision de refus en litige n'a pas, eu égard à la durée et aux conditions de son séjour en France, porté une atteinte au respect de sa vie privée et familiale disproportionnée aux buts en vue desquels il a été pris, et n'a, par suite, pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, le préfet n'a pas entaché son refus d'une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation personnelle.
9. Il résulte de ce qui précède que M. D n'est pas fondé à demander l'annulation du refus qui lui a été opposé le 8 mars 2024.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
10. Il résulte de ce qui a été dit aux points précédents qu'aucun des moyens soulevés par M. D à l'encontre de la décision du préfet des Bouches-du-Rhône rejetant sa demande de délivrance d'un titre de séjour n'est fondé. Le moyen tiré de l'exception d'illégalité de cette décision, soulevé à l'encontre de l'obligation de quitter le territoire français, doit dès lors être écarté.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
11. Aux termes de l'article L. 612-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français mentionne le pays, fixé en application de l'article L. 721-3, à destination duquel l'étranger est renvoyé en cas d'exécution d'office ". L'article L. 721-3 de ce code dispose que : " L'autorité administrative, fixe, par une décision distincte de la décision d'éloignement, le pays à destination duquel l'étranger peut être renvoyé en cas d'exécution d'office d'une décision portant obligation de quitter le territoire français () ". En vertu de l'article L. 721-4 du même code : " L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi :/ 1° Le pays dont l'étranger a la nationalité () / 2° Un autre pays pour lequel un document de voyage en cours de validité a été délivré en application d'un accord ou arrangement de réadmission européen ou bilatéral ; / 3° Ou, avec l'accord de l'étranger, tout autre pays dans lequel il est légalement admissible. / () ".
12. La décision fixant le pays de destination constitue, en vertu des dispositions précitées des articles L. 612-12 et L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, une décision distincte de l'obligation de quitter le territoire français. La décision fixant le pays de destination, qui est ainsi sans incidence sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, doit faire l'objet d'une motivation spécifique.
13. Si l'arrêté en litige vise l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il ne comporte toutefois aucun de motif de fait tenant, notamment, à ce que l'intéressé n'aurait pas apporté la preuve de son admissibilité dans un autre pays que celui dont il a la nationalité ou à ce qu'il n'établirait pas être exposé à des peines ou traitements inhumains ou dégradants en cas de retour dans ce pays. Par suite, la décision fixant le pays de la mesure d'éloignement est insuffisamment motivée et doit, pour ce motif et sans qu'il soit nécessaire de se prononcer sur le second moyen dirigé à son encontre, être annulée.
En ce qui concerne l'interdiction de retour :
14. Aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". L'article L. 612-10 du même code prévoit que : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français.
Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11 ".
15. En l'espèce, eu égard aux conditions de séjour du requérant telles qu'exposées précédemment et compte tenu en outre des mesures d'éloignement déjà prononcées à son encontre le 19 novembre 2019 et le 30 septembre 2021 qu'il n'a pas exécutées, c'est sans commettre d'erreur d'appréciation ni d'erreur de droit que le préfet des Bouches-du-Rhône a décidé d'interdire à M. D de retourner sur le territoire français pendant une durée de deux ans.
En ce qui concerne l'information faite au requérant de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen :
16. Aux termes de l'article L. 613-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile " L'étranger auquel est notifiée une interdiction de retour sur le territoire français est informé qu'il fait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen () ".
17. Lorsqu'elle prend, à l'égard d'un étranger, une décision d'interdiction de retour sur le territoire français, l'autorité administrative se borne à informer l'intéressé de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen. Une telle information ne constitue pas une décision susceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. Par suite, les conclusions tendant à l'annulation de ce signalement sont irrecevables et doivent être rejetées.
18. Il résulte de tout ce qui précède que M. D est fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 8 mars 2024 uniquement en tant qu'il fixe le pays à destination duquel il est susceptible d'être renvoyé, en cas d'exécution d'office de la mesure d'éloignement édictée à son encontre
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
19. L'annulation de la seule décision fixant le pays de destination n'implique aucune mesure d'exécution. Il y a lieu par suite de rejeter les conclusions susvisées.
Sur les frais liés au litige :
20. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 800 euros à verser au conseil de M. D sur le fondement des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que ce dernier renonce à percevoir la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 8 mars 2024, en tant qu'il fixe le pays à destination duquel M. D est susceptible d'être renvoyé en cas d'exécution d'office de la mesure d'éloignement, est annulé.
Article 2 : L'Etat versera à Me Bakayoko une somme de 800 euros sur le fondement des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que cette dernière renonce à percevoir la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. D est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. C D, au préfet des Bouches-du-Rhône et à Me Bakayoko.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur, à l'Office français de l'immigration et de l'intégration et au procureur de la République près le tribunal judiciaire de Marseille.
Délibéré après l'audience du 24 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Simon, présidente,
Mme Hétier-Noël, première conseillère,
Mme Diwo, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 octobre 2024.
L'assesseure la plus ancienne,
signé
C. Hétier-Noël
La présidente,
signé
F. SimonLa greffière,
signé
A. Vidal
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière.
N° 2402534
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026